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La nouvelle raison du monde. Essai sur la société néolibérale
Dardot Pierre ; Laval Christian
LA DECOUVERTE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782707165022
Après la crise financière de 2007-2008, il est devenu banal de dénoncer l'absurdité d'un marchéomniscient, omnipotent et autorégulateur. Cet ouvrage montre cependant que, loin de relever d'unepure « folie », ce chaos procède d'une rationalité dont l'action est souterraine, diffuse et globale. Cette rationalité, qui est la raison du capitalisme contemporain, est le néolibéralisme lui-même. Explorant sa genèse doctrinale et les circonstances politiques et économiques de son déploiement, les auteurs lèvent les nombreux malentendus qui l'entourent: le néolibéralisme n'est ni un retour au libéralisme classique ni la restauration d'un capitalisme « pur » qui refermerait la longue parenthèse keynésienne. Commettre ce contresens, c'est ne pas comprendre ce qu'il y a précisément de nouveau dans le néolibéralisme. Son originalité tient plutôt d'un retournement que d'un retour: « Loin de voir dans le marché une donnée naturelle qui limiterait l'action de l'État, il se fixe pour objectif de construire le marché et de faire de l'entreprise le modèle du gouvernement des sujets ». Par des voies multiples, le néolibéralisme s'est imposé comme la nouvelle raison du monde, qui fait de la concurrence la norme universelle des conduites et ne laisse intacte aucune sphère de l'existence humaine, individuelle ou collective. Cette logique normative érode jusqu'à la conception classique de la démocratie. Elle introduit des formes inédites d'assujettissement qui constituent, pour ceux qui la contestent, un défi politique et intellectuel inédit. Seule l'intelligence de cette rationalité permettra de lui opposer une véritable résistance et d'ouvrir un autre avenir.
Que faire de Marx? Et pourquoi faudrait-il en faire quelque chose? Après tout, on peut continuer à ne rien en faire, à l'ignorer, à l'éliminer de l'enseignement et de la recherche. Mais on peut aussi éprouver la nécessité d'apprendre quelque chose de lui - non point parce qu'il fournirait la doctrine et la croyance dont nous manquerions, mais parce que nous ne pouvons vraiment poser la question que soulève notre situation historique et sociale présente que dans la mise au clair de notre rapport à Marx, à ses questions comme à ses réponses. Tous les textes de Marx cherchent à articuler deux perspectives très différentes. La première est la logique du capital comme système achevé: il s'agit de dégager à la fois le mouvement inéluctable par lequel le capital se développe "en une totalité" qui "se subordonne tous les éléments de la société", et le "jeu des lois immanentes de la production capitaliste" qui conduit le capitalisme à accoucher nécessairement d'un nouveau mode de production. La seconde est la logique stratégique de l'affrontement, c'est-à-dire celle de la guerre des classes, laquelle transforme les conditions de la lutte et les subjectivités des acteurs de la lutte. Le mode de penser de Marx met en évidence tantôt le jeu de l'action révolutionnaire dans l'histoire, tout en s'efforçant de le rattacher encore aux lois du mouvement de la société, tantôt le mouvement implacable d'un grand automate qui absorbe et se soumet toute la société en "brisant toute résistance", tout en s'efforçant de présenter ce mouvement comme procédant encore de l'activité pratique des individus. Mais au lieu de garantir la cohérence et l'harmonie de la doctrine, ce même mode de penser a tendance à l'écarteler, selon que Marx s'attache à l'activité pratique des hommes ou le développement du capital. Comment ces deux perspectives trouvent-elles à se rejoindre? Le "communisme", sur lequel Marx a bien peu de choses originales à dire, et même peu de choses tout court, est la formule qui permet la résolution imaginaire de cette tension. Il est ce qui fait tenir ensemble le disparate des éléments de son oeuvre.
Résumé : La didactique des sciences est un champ de recherches à la croissance rapide qui vise à améliorer les conditions d'apprentissage des élèves et à renouveler les méthodologies de l'enseignement scientifique. Parallèlement à son développement sur le plan de la recherche, elle se présente aussi comme une composante grandissante de la formation initiale et continue des enseignants et il importe de préciser ce que le point de vue didactique apporte de neuf en ce domaine. L'ouvrage présente, sous forme alphabétique, les principaux concepts sur lesquels s'appuie aujourd'hui la didactique des sciences. Les uns sont classiques même s'ils connaissent des enrichissements nouveaux (aide didactique, concept, épistémologie, erreur...), quand d'autres sont des produits originaux des recherches actuelles (conceptions d'élèves, contrat didactique, objectif-obstacle, transposition didactique...). Chaque concept est présenté par un texte de synthèse qui inclut de nombreuses citations et par une bibliographie de référence. Ces Mots-clés de la didactique des sciences devraient rendre de grands services aux formateurs et aux enseignants, qui y trouveront sous une forme raisonnée des repères théoriques, actuellement disséminés et éclatés dans les ouvrages et revues de recherche. L'ouvrage est accompagné d'un autre volume rédigé pour être utilisé conjointement : Pratiques de formation en didactique des sciences, véritable outil pour les formateurs et les enseignants.
Dans la continuité de leur ouvrage Commun, Pierre Dardot et Christian Laval interrogent la pensée critique contemporaine sur la relation ambiguë qu'elle entretient à l'Etat et à la nation. Et appellent à renouer avec toutes les pensées et tous les courants hérétiques qui ne se sont jamais accommodés de la souveraineté du Léviathan, pour inventer une nouvelle politique mondiale. Ce nouvel ouvrage de Pierre Dardot et Christian Laval engage un vaste questionnement sur l'Etat et la nation qui trouvera à se compléter dans un prochain ouvrage sur la nécessité d'une cosmopolitique des communs. Les deux auteurs poursuivent ainsi leur réflexion sur ce que doit faire la gauche révolutionnaire au XXIe siècle afin de sortir de l'impasse stratégique dans laquelle elle se trouve enfermée. Dans ce livre, ils se concentrent sur le dépassement à la fois possible et nécessaire du cadre stato-national dans lequel, pour des raisons historiques très profondes, la gauche est enlisée. Il s'agit pour eux de répondre de façon créatrice aux défis de la mondialisation capitaliste et du changement climatique. La conviction des auteurs est que cette réponse ne peut être à la hauteur des enjeux globaux sans remettre en cause les limites imposées par la structure étatique et interétatique mondiale à l'action politique, ou, en d'autres termes, sans se demander comment aller au-delà de la souveraineté, afin de construire la cosmopolitique dont l'humanité a besoin. C'est dire que la souveraineté n'est pas la solution, mais le problème. L'invocation de la souveraineté nationale est l'alibi de l'inaction climatique et de la perpétration des écocides. C'est à affronter lucidement ce problème que les auteurs s'emploient. Il est courant de déplorer le déclin de la souveraineté de l'Etat national, qui semble devoir être aujourd'hui supplantée par la puissance du capital mondial. Le souverainisme étatique serait ainsi la seule voie qui resterait ouverte pour contester le globalisme néolibéral. C'est contre cette illusion, trop répandue à gauche, que Pierre Dardot et Christian Laval ont entamé ce long parcours dans l'histoire complexe et singulière de l'Etat occidental moderne, qui trouve sa source non pas dans la Grèce antique, comme on le croit trop souvent, mais dans la révolution papale, à la fin du XIe siècle, qui a fait de l'Eglise le modèle des Etats séculiers.
Résumé : Partout dans le monde, des mouvements contestent l'appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s'impose aujourd'hui comme le terme central de l'alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l'écologie politique par la revendication des " communs " contre les nouvelles formes d'appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.Mais, selon les auteurs, le commun ne relève ni de l'essence des hommes ni de la nature des choses, mais de l'activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est " commun ", réserver certaines choses à l'usage commun, produire les règles capables d'obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolution.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.