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Wilting Point
Daniels William
IMOGENE
45,00 €
Épuisé
EAN :9782900840047
En botanique, le wilting point (ou "point de flétrissement" en français) est l'expression utilisée pour décrire le seuil en deçà duquel la teneur en eau du sol ne permet plus à la plante de prélever l'eau dont elle a besoin pour survivre. La plante flétrit alors, puis finit par mourir si ces conditions extrêmes sont maintenues. Dans notre monde, il existe bien d'autres points de rupture, d'autres entre-deux ténus qui maintiennent un lien fébrile entre vie et mort. William Daniels, photographe documentaire soucieux des questions sociales et humaines, a travaillé sur des territoires en conflit, dans des zones sensibles et reculées, dans des pays "au bord du gouffre" . Il connaît les visages du paludisme autour du globe, des différentes révolutions du Kirghizistan, ceux de la bataille de Tripoli, des camps de réfugiés Rohingyas ou des luttes communautaires en République Centrafricaine. Son outil de langage, l'appareil photographique, lui a permis d'être un témoin international de ces circonstances sinistres souvent peu relayées, au sein desquelles se joue pourtant la réalité des mondes contemporains. Le photographe invoque une tension permanente, intimement liée à une beauté furtive : un regard qui cherche, la fugacité d'une posture, une main qui s'accroche au vide... Dans cette représentation figée de l'action, tout n'est qu'attente. Attente dans l'espoir ou attente dans le désespoir. Ce moment-pivot, ce déséquilibre latent, cette frustration, n'entraînent évidemment pas de réponse, seulement des questions. Et la certitude que chaque chose vivante est périssable et éphémère.
Shakespeare William ; Loayza Daniel ; Goy-Blanquet
Résumé : Les gens heureux n'ont pas d'histoire. Léonte, roi de Sicile, ne devrait donc pas en avoir. Hermione, sa femme bien-aimée, attend leur deuxième enfant, et son ami le plus cher, le roi de Bohême Polixène, accepte de prolonger une visite qui dure depuis déjà neuf moi : légèreté d'un trio qu'unissent l'amour et l'amitié. Et pourtant, il suffira d'un rien, d'une fêlure catastrophique, pour tout dévaster? Voici un conte qui commence par où les autres se terminent : première surprise d'une longue série, dans cette pièce qui est le seul de ses chefs-d'oeuvre où Shakespeare cache quelque chose à son public. Fort d'une inspiration renouvelée, le poète embarque les spectateurs dans un voyage fantastique à travers le temps et l'espace, jusqu'à une apothéose magistrale où sa fantaisie, sa puissance et son humanité font littéralement merveille.
C?est à l?occasion de sa quatrième mise en scène de Hamlet que Daniel Mesguich s?est décidé à en proposer sa propre traduction. « Je reviens toujours à Hamlet, dit-il, je le mets en scène tous les dix ans. Ou bien c?est que toujours Hamlet me revient; que du moins il m?en revient toujours quelque chose, puisqu?à chaque lecture, en effet, je lui prête, j?investis: il me revient, donc, et cela à peine dit, déjà le voici, revenant, spectre, oui, sur mes propres remparts?. « Être ou ne pas être » est laphrase d?Hamlet, mais elle est, aussi bien, celle de n?importe quel spectre, et c?est celle du théâtre aussi (au théâtre, tel acteur est et n?est pas le personnage qu?il joue; il porte et ne porte pas le nom qu?il porte). « Être ou ne pas être » est la phrase du « spectacle »?. »Rarement homme de théâtre se sera plongé et replongé dans cette oeuvre majeure avec autant d?audace, de passion, de gravité et de finesse. Daniel Mesguich invente littéralement une langue spécifique, à la fois élisabéthaine et moderne, proche de nos tragédies classiques et de notre théâtre contemporain.
William Daniels a sillonné la Centrafrique pendant trois ans, au plus fort du conflit opposant les Sélékas aux Anti-balakas. Ses photographies racontent cette " histoire d'une survie permanente " de populations retranchées, oppressées ou exploitées. Précises et esthétiques, les images de William Daniels allient à la force du reportage de guerre la douceur d'un regard simplement humain, dans un lieu oublié de l'humanité. William Daniels est sans aucun doute l'un des photoreporteurs les plus talentueux de sa génération. Il a d'ailleurs remporté plusieurs prix internationaux comme le Word Press et a été finaliste du prix de l'Académie des Beaux-Arts en 2011. Ce livre est réalisé également avec le soutien de Médecins sans frontières et Amnesty International.
Shakespeare William ; Loayza Daniel ; Braunschweig
Résumé : Je porte en moi soixante-dix ans de souvenirs, et j'en ai vu, pendant tout ce temps, des heures affreuses, d'étranges choses - mais cette nuit atroce réduit à rien tout ce que j'ai vécu. Macbeth se situe tout entier sur les bords de l'humanité. On y rencontre des sorcières dont le "savoir dépasse celui des mortels", des phénomènes et des actes "contre nature", et des personnages qui se demandent si "être homme", c'est chercher à se dépasser ou se tenir dans les limites de l'humanité. Comment faut-il considérer les époux Macbeth ? Comme des monstres, des humains sortis de leur nature, ou plutôt, ce que semble suggérer Shakespeare, des humains qui se débattent comme tout un chacun avec leur part d'inhumanité et leurs fantasmes ? L'ambition qui les guide vers le meurtre, l'amour qui les lie dans leur projet, la peur qui les tétanise ou les pousse à s'enfoncer dans le crime, faut-il les mettre au compte de leur humanité ou de leur inhumanité? S. B.
Résumé : Les effondrements de régimes marquent notre mémoire collective. Les images de dictateurs finalement vaincus, totalement vulnérables, ont imprimé de manière indélébile nos rétines. Benito Mussolini pendu par les pieds, Mouammar Kadhafi à genoux, Saddam Hussein hagard... Dans cette même optique d'annihiler la puissance monstrueuse de ces tyrans, l'artiste égyptien Aalam a choisi de détourner des photographies de ces hommes provenant de collections (publiques ou privées) ou des médias. Les sujets ont en commun qu'ils semblent s'oublier un moment, rompant avec les canons de leur propagande officielle ? : Idi Amin Dada dans une piscine, Adolf Hitler prostré, fixant le plafond, Kim Jong-un, le regard noyé dans son assiette. De là, la manipulation de l'artiste ? : une association incongrue avec d'autres clichés pour créer des instants fictifs surprenants, divertissants voire ridicules, d'autant qu'ils sont complétés par une légende et un copyright réécrits par Aalam. Le titre de la série "Privaatt" signifie "Privé" dans la langue d'un Etat totalitaire imaginaire et cet ouvrage rassemble cette collection d'illusions.
Juillet 1986, j'ai deux ans. Sur les rives de la Dordogne, Thierry et Marie-Martine vivent leur dernier été ensemble. Pour des raisons qui resteront mystérieuses, l'amour est fini, et Marie-Martine souhaite la garde exclusive de leur fils. Afin d'oublier, Thierry partira refaire sa vie au loin, à Riyad, en Arabie Saoudite. Juin 2017, Marie-Martine se laisse emporter par les eaux de la Dordogne. Après de nombreuses années sans échange avec mon père, il me semble important de reprendre contact. Ne serait-ce que pour lui annoncer cette triste nouvelle. Un mois plus tard, je reçois plusieurs séries de photographies scannées. Dans le lot des photos d'époque envoyées, Maël découvre un dossier "1986. Erreurs superposées" . Les images proviennent d'une pellicule qui a été malencontreusement doublement exposée : une première fois à l'été 1986 en Dordogne, une seconde fois, à Ryad pendant l'hiver 1987. "1986. Erreurs superposées" est une série photographique extrêmement troublante et sensible. A la lecture du texte éclairant de Matthieu Millou, les images déroulées prennent une dimension tout autre et racontent le drame qui se joue en 1986 pour Maël Lagadec, encore très jeune enfant, et pour le couple que forment encore ses parents. L' "accident photographique" résonne, se déchiffre et révèle les fêlures de ces trois êtres. Cela peut ressembler à une triste et ordinaire histoire de séparation excepté que dans ce cas précis la "magie" s'en est mêlée, et le traumatisme de l'enfant, inéluctable dans ces tragédies, y trouve quelques éléments de réponse, voire un apaisement. Avec pudeur, Maël Lagadec l'exprime simplement : "Durant les heures méditatives à nettoyer les poussières accumulées sur les nouveaux scans, je trouve enfin du sens à cette partie de moi en perpétuel exil". Comme le souligne Clément Chéroux dans son livre Fautographie. Petite histoire de l'erreur photographique (Yellow Now, 2003), "c'est dans ses ombres : ses ratés, ses accidents et ses lapsus, que la photographie se livre le plus et s'analyse le mieux".
Parce que les livres nous permettent de voir, de comprendre les oeuvres d'artistes contemporains, parfois difficiles à aborder ; parce qu'ils nous invitent à tisser des liens entre les époques, pour faire émerger des problématiques qui traversent les âges. La collection "TOMBEAU" veut s'inscrire durablement dans ce mouvement de rencontre entre les livres et les oeuvres d'artistes de notre temps. Un incessant aller-retour entre les textes d'hier et d'aujourd'hui (et leur extraordinaire puissance à créer des images) et les oeuvres d'artistes de notre temps (et leur capacité à créer de la pensée, des sensations). Il faut, aujourd'hui, plus que jamais, se rendre dans les bibliothèques, ouvrir les livres, en extraire des phrases, des mots, car c'est précisément dans cet écart, parfois cet anachronisme, que nous serons les plus aptes à percevoir et à saisir notre temps. Composition poétique, oeuvre instrumentale écrite à la mémoire d'un grand artiste". Trésor de la langue Française. De cette forme littéraire et musicale (tombeau d'Edgar Allan Poe par Stéphane Mallarmé ou le tombeau de Couperin par Maurice Ravel), nous repartirons pour honorer des artistes de notre temps. Mais ces livres seront, avant toutes choses, l'histoire d'une rencontre, d'une amitié. La rencontre avec des artistes, avec leurs créations, leurs oeuvres, avec des textes qui nous accompagnent et nous construisent. Les 2 premiers tomes de la collection Tombeau ont été écrits et conçus par Benoît Viguier et édités par la maison d'Edition Analogues.
Résumé : "En grande majorité privée, la forêt française est l'une des plus vastes d'Europe. Mal valorisée, elle sert essentiellement à la coupe et à l'exportation de bois non transformé ainsi qu'à la chasse. Pourtant, ces dernières années, les arbres nous ont été révélés sous un jour nouveau. Raison pour laquelle, après avoir travaillé sur l'Amazonie, je voulais passer un an dans une forêt familière, proche. Ainsi est née l'idée de ces quatre saisons au Bois Landry. une forêt privée de 250 hectares située aux confins du Perche et de la Beauce. En un an, j'ai appris qu'une forêt peut être jardinée, qu'on peut certes en extraire du bois et y chasser, mais aussi y dormir, aimer, lire, manger, s'y soigner, produire du miel, pratiquer la menuiserie, étudier les chevreuils, écouter un concert, admirer une exposition, déguster des plantes sylvestres, observer les animaux. Bref, qu'il existe bien des façons de relier l'humain à la forêt." Patrick Bard