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Macbeth
Shakespeare William ; Loayza Daniel ; Braunschweig
SOLITAIRES INT
13,00 €
Épuisé
EAN :9782846815390
Je porte en moi soixante-dix ans de souvenirs, et j'en ai vu, pendant tout ce temps, des heures affreuses, d'étranges choses - mais cette nuit atroce réduit à rien tout ce que j'ai vécu. Macbeth se situe tout entier sur les bords de l'humanité. On y rencontre des sorcières dont le "savoir dépasse celui des mortels", des phénomènes et des actes "contre nature", et des personnages qui se demandent si "être homme", c'est chercher à se dépasser ou se tenir dans les limites de l'humanité. Comment faut-il considérer les époux Macbeth ? Comme des monstres, des humains sortis de leur nature, ou plutôt, ce que semble suggérer Shakespeare, des humains qui se débattent comme tout un chacun avec leur part d'inhumanité et leurs fantasmes ? L'ambition qui les guide vers le meurtre, l'amour qui les lie dans leur projet, la peur qui les tétanise ou les pousse à s'enfoncer dans le crime, faut-il les mettre au compte de leur humanité ou de leur inhumanité? S. B.
Résumé : Films, livres, ballets, comédies musicales, le mythe de Roméo et Juliette demeure l'un des plus fertiles en termes d'adaptations et de réécritures. Le signe que les amants de Vérone sont notre miroir. Ils nous disent que l'amour et la haine peuvent conduire à la mort, que l'innocence face à l'intrigue perd souvent le combat, posant la question du destin avec une acuité inégalée. Dans cette aventure universelle, le génie de Shakespeare est celui d'un orfèvre ciselant un chant tragique bouleversant.
Depuis de longues années, Yves Bonnefoy s'est persuadé que quelque chose de décisif a été expérimenté par Shakespeare dans l'assez brève période où l'auteur de Hamlet a écrit ses Sonnets. "Il a fait de ceux-ci, précise Yves Bonnefoy, une réflexion sur la poésie, de laquelle a résulté qu'il a choisi de cesser d'écrire des poèmes ; lesquels l'avaient rendu aussi notoire que son premier théâtre, pour se consacrer entièrement à la scène : choix qui, en profondeur, était en fait celui de la poésie en un sens plus moderne que celui que son époque plaçait dans les poèmes et leur prosodie régulière. C'est un choix qui est d'ailleurs reflété, médité et même explicité dans les pièces de très exactement ou juste après le moment où furent écrits les sonnets, notamment Roméo et As you like it. Je crois qu'il y a là une approche susceptible d'éclairer tout le théâtre de Shakespeare".
Roi controversé de la fin du XIV? siècle, figure mystérieuse et tragique, Richard II voit son autorité contestée par son cousin, Henry Bolingbroke, qu'il avait fait exiler. Complots, traîtrises, rébellions et félonies s'entremêlent dans la lumière crépusculaire d'une fin de règne. Trahi et abandonné des siens, le souverain s'interroge sur le rapport de l'homme au pouvoir : peut-on gouverner sans être corrompu par sa propre autorité ? Écrite en 1595, cette tragédie plus philosophique que violente a une valeur initiatique : en destituant le dernier roi légitime, l'Angleterre entre dans une période de conflits sanglants qui ne trouvera sa résolution qu'à la fin de Richard III.Notes Biographiques : Né en 1564 à Stratford-on-Avon, William Shakespeare fait des débuts de comédien et de poète dramatique. Ayant quitté sa ville natale pour Londres, il acquiert dès 1588 une réputation importante. Parvenu au faîte de la gloire, il se retire à Stratford où il meurt en 1616.
Nous présentons, dans la série de nos Shakespeare "poétiques", une nouvelle oeuvre d'Yves Bonnefoy, qui a traduit et préfacé la plus célèbre, sans doute, des tragédies de Shakespeare. Elle est d'abord un drame de la différence, celui du général maure au service de Venise, et qui a épousé, malgré le sénateur vénitien Brabantio, Desdémone, la fille de ce dernier. C'est ensuite un drame de l'amour fou car, si Desdémone aime profondément Othello, celui-ci ne l'aime pas moins : mais, comme chez Proust, cette passion ne vit, dans la pièce de Shakespeare, que par la jalousie. Enfin, c'est le drame du maître et de l'esclave : Iago, jaloux d'Othello (qu'on a accusé d'être l'amant de son épouse Emilie), instille la jalousie goutte à goutte dans l'âme du Maure. Sous couleur de le servir, il le manipule et en fait sa marionnette. La marche implacable de cette machine infernale mène à la mort bouleversante de Desdémone, étranglée par son époux, et au suicide d'Othello, lorsqu'on lui a prouvé qu'il avait été trompé. Bien des passages poétiques ornent ce chemin cruel (le duo d'amour d'Othello et de Desdémone, la chanson du saule).
Antigonon, une brigade héroïque : Cette pièce est un patchwork-cabaret qui pose un regard satirique, ironique et poétique sur les mythes et les héros de l'histoire de Cuba, de son indépendance à nos jours. La pièce se clôt sur une scène autour de laquelle les personnages s'appliquent à déconstruire un texte de José Martí : Abdala (1869), poème dramatique mettant en scène un jeune héros qui, contre l'avis de sa mère, décide de partir combattre pour défendre sa patrie face à une invasion étrangère. Réflexion sur l'histoire nationale mais aussi sur la façon dont elle est enseignée à Cuba. Ces affaires ne sont pas mes affaires : Cette pièce nous plonge au coeur de la " période spéciale " : la crise économique dans laquelle Cuba plongea à la suite de l'effondrement de l'Union soviétique. Les conséquences furent immédiatement visibles : magasin d'Etat vidés, pénuries d'essence, coupures d'électricité massives et à répétition. Une partie de la population cubaine choisit l'exil. Sur l'île, on cherche des solutions : pour parer au manque d'électricité, la population est sommée d'échanger ses vieux appareils électrodomestiques par d'autres, plus économiques. Les ampoules à incandescence, trop gourmandes en énergie, deviennent des pièces de musée. Tiens tes enfants à l'écart de l'alcool : Ce monologue a pour point de départ la mort du père, première étape d'une plongée dans un monde en putréfaction. De la merde, du sang, de la sueur, du sperme et des larmes, des descriptions glaçantes, une rage que rien n'apaise, cela serait vite irrespirable si ce n'était, aussi, formidablement drôle, grotesque, incongru comme ce poème en forme de chanson satirique sur les dangers d'une fellation en voiture... Ce jeu de massacre, où le fils fouille dans les entrailles du père agonisant pour en arracher la merde, a bien sûr valeur métaphorique : entre naufrage de la révolution et survie sordide.
Résumé : C'est ce jour-là, Devant ce nuage noir Que j'ai compris que tout était perdu C'en était fini de nous La démocratie était vaincue Tout Tous nos efforts Tout ce sang versé Toute cette fougue Cette jeunesse Nos espoirs Tout nous était volé. Dans une géographie éclatée entre l'Europe et l'Iran, Les Forteresses déroule le récit de trois destins hors du commun, à la fois conjoints et séparés, exemplaires et universels, où l'intime et le politique sont inextricablement mêlés. Des histoires de femmes, des portraits sous forme de miniatures persanes, qui font la grande histoire de l'humanité.
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?