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France-Chine. Les échanges culturels et linguistiques. Histoire, enjeux, perspectives
Daniel Yvan ; Grangé Philippe ; Han Zhuxiang ; Mar
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753536265
Publié à l?occasion du Cinquantième anniversaire du rétablissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine (1964-2014), cet ouvrage est consacré à l?histoire des relations culturelles et linguistiques franco-chinoises, il se penche aussi sur les enjeux les plus actuels de ces échanges et sur les nombreuses perspectives ouvertes dans ce premier XXIe siècle. Les contributions présentées, dues aux meilleurs spécialistes ? français et chinois, mais pas seulement ?, s?enrichissent par ailleurs de témoignages des acteurs de ces échanges ? diplomate ou artiste aujourd?hui en activité. Tous les domaines fondamentaux de la relation culturelle franco-chinoise, au sens large, sont envisagés : l?action de la diplomatie culturelle, les médiations interculturelles, les manifestations culturelles communes ou croisées, mais aussi la question de l?apprentissage des langues, les sociabilités et les interactions académiques et littéraires, l?histoire des traductions et de leur diffusion ? aussi bien dans la création littéraire que dans la documentation scientifique et technologique ?, les coopérations universitaires ou artistiques?
Résumé : Judith Gautier (1845-1917) est la fille de Théophile Gautier et de la cantatrice italienne Ernesta Grisi. Elle vécut sa jeunesse au coeur du Paris artistique et littéraire du XIXe siècle, fréquentant toutes les figures marquantes de l'entourage de son père : Baudelaire, Flaubert, Delacroix, Leconte de Lisle... et se fit connaître très jeune en publiant Le Livre de Jade, première anthologie littéraire de poèmes chinois classiques traduits en français. Après ce premier coup d'éclat très remarqué, elle parvint à vivre de sa plume en publiant tout au long de sa vie une oeuvre abondante, touchant à tous les genres. Loin de n'être "que" la fille de Théophile Gautier, elle parvint, tout en honorant la mémoire paternelle, non seulement à assumer une fonction de médiatrice artistique et culturelle, mais aussi à se façonner une identité littéraire propre : au-delà d'une extraordinaire biographie sur laquelle revient cet ouvrage, c'est à l'originalité d'une créatrice authentique, poétesse, traductrice, critique et romancière, que ce volume, le premier du genre, prétend rendre un hommage informé, nourri par l'expertise de spécialistes venus d'horizons disciplinaires et culturels divers.
Lubraneski Yvan ; Lacroix Fanny ; Cueff Daniel ; P
Résumé : Dans les récits qui vous sont proposés ici, aux Molières, à Châtel-en-Trièves, à Langouët, à Ayen, à Longpont-sur-Orge, de nouvelles pratiques politiques voient le jour et s'inventent à tâtons, mais il se construit sûrement un nouveau monde, s'appuyant sur les réalités quotidiennes et proches, tout en restant connecté aux enjeux planétaires qui interrogent notre avenir commun. Il réhabilite le citoyen dans la cité. Ce qui est donc nouveau, c'est la capacité de faire correspondre notre besoin de repères et de perspectives de progrès avec la communauté humaine capable de s'organiser pour les mettre en oeuvre. "Faire société" est une alchimie qui peut être la vôtre, nécessitant travail mais seule à vous garantir, en touchant de vos propres mains les réussites et les progrès réalisés, de purs bonheurs qui vous appartiennent vraiment. La commune est à vous ! Les élections municipales en 2020 peuvent amplifier ce que certains ont commencé. Engagez-vous !
C'était le temps de Taotaïs, des mandarins à plume de paon et à boutons de toutes couleurs, des pelisses de zibeline, des examens qui chaque années, à l'époque du choléra, mettaient en mouvement un peuple de pinceaux". L'auteur de ses lignes, Paul Claudel, avait vingt-sept ans lorsqu'il fut nommé Consul de France en Chine : le jeune diplomate français débarqua à Shanghai en juillet 1895 et découvrit alors l'empire de la fin de la dynastie des Qin. Ses différentes affectations lui permirent de parcourir aussi bien le sud que le nord du pays, à Hong-Kong, Hankou et surtout Fuzhou, à Pékin et Tianjin. Paul Claudel ne rentra en Europe qu'en 1909, après quatorze années de séjour dans l'empire du Milieu. Profondément marqué par cette expérience dont il se souviendra comme du "stage du magicien au pays des génies", l'écrivain compose pendant sa mission quelques-unes de ses oeuvres les plus importantes : le poète donne les proses poétiques de Connaissance de l'Est, élabore L'Art poétique comme les Cinq Grandes Odes, le dramaturge imagine l'étonnant et méconnu "drame chinois" du Repos du Septième jour et le célèbre Partage de Midi. Les études réunies dans ce volume en hommage au professeur Gilbert Gadoffre par Pierre Brunel et Yvan Daniel regardent toutes l'expérience chinoise de Paul Claudel et ses échos dans son oeuvre littéraire. Elles montrent l'intense créativité intellectuelle et culturelle stimulée par le contact avec la Chine et son empreinte, aussi bien dans la poésie que dans le théâtre claudéliens.
Ce cliché représente le monastère suspendu de Yong-Fu, dans le Fou-kien (Fujian), photographié par le britannique John Thomson quelques années avant le séjour de Paul Claudel en Chine. Ce monastère deviendra le lieu d'un poème de Connaissance de l'Est intitulé La Maison suspendue. Il montre comment le diplomate s'intègre poétiquement à cette Chine qu'il parcourt avec enthousiasme de 1895 à 1909. Car, comme il ne cesse de le redire, Paul Claudel a véritablement souhaité habiter la Chine, jusqu'à ce qu'elle devienne ce " pays habituel " qui clôt le recueil de Connaissance de l'Est. Engagée sous deux ciels, le ciel chinois et le ciel chrétien, l'œuvre de Paul Claudel est soumise à une série de tensions contradictoires qui traduisent les hésitations d'un homme placé au cœur d'un monde qui le fascine, l'empire du Milieu de la dynastie mandchoue finissante. L'intérêt porté à l'univers chinois conduit l'auteur, à la fois diplomate et poète, à produire une œuvre d'étude aussi bien qu'une œuvre poétique, toutes deux fondées sur la Chine, sa réalité historique, économique et diplomatique, aussi bien que ses paysages ou ses " philosophies ". L'esprit taoïste et la lecture de Lao zi marquent Vers d'exil et Connaissance de l'Est, les interprétations des anciens figuristes jésuites structurent Le Repos du septième jour, les rapports consulaires donnent la base du Livre sur la Chine et de Sous le signe du dragon...
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.