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Paul Claudel en Chine
Brunel Pierre ; Daniel Yvan
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753527980
C'était le temps de Taotaïs, des mandarins à plume de paon et à boutons de toutes couleurs, des pelisses de zibeline, des examens qui chaque années, à l'époque du choléra, mettaient en mouvement un peuple de pinceaux". L'auteur de ses lignes, Paul Claudel, avait vingt-sept ans lorsqu'il fut nommé Consul de France en Chine : le jeune diplomate français débarqua à Shanghai en juillet 1895 et découvrit alors l'empire de la fin de la dynastie des Qin. Ses différentes affectations lui permirent de parcourir aussi bien le sud que le nord du pays, à Hong-Kong, Hankou et surtout Fuzhou, à Pékin et Tianjin. Paul Claudel ne rentra en Europe qu'en 1909, après quatorze années de séjour dans l'empire du Milieu. Profondément marqué par cette expérience dont il se souviendra comme du "stage du magicien au pays des génies", l'écrivain compose pendant sa mission quelques-unes de ses oeuvres les plus importantes : le poète donne les proses poétiques de Connaissance de l'Est, élabore L'Art poétique comme les Cinq Grandes Odes, le dramaturge imagine l'étonnant et méconnu "drame chinois" du Repos du Septième jour et le célèbre Partage de Midi. Les études réunies dans ce volume en hommage au professeur Gilbert Gadoffre par Pierre Brunel et Yvan Daniel regardent toutes l'expérience chinoise de Paul Claudel et ses échos dans son oeuvre littéraire. Elles montrent l'intense créativité intellectuelle et culturelle stimulée par le contact avec la Chine et son empreinte, aussi bien dans la poésie que dans le théâtre claudéliens.
Résumé : La division des genres littéraires en trois grands types - lyrisme, épopée, drame - a été contestée, tant dans son origine (Aristote ?) que dans sa validité. Cette conception n'est pourtant pas seulement la conception des romantiques. Elle permet de rendre compte de la littérature la plus ancienne et de certains de ses développements modernes. De l'Antiquité grecque au roman et à la poésie du XXe siècle, cet ouvrage tente de retrouver des constantes et de percevoir des modulations.
Résumé : A partir de quelques ?uvres-clefs, de Chopin, Pierre Brunel a voulu donner une vision d'ensemble d'un compositeur très attachant et le faire aimer. Chacune de ces ?uvres, associée à un moment marquant de la vie de Chopin, est éclairée par un témoignage, analysée, insérée dans l'ensemble du genre qu'elle représente, et ouvre sur un avenir musical. Brisé par la maladie et par la souffrance amoureuse, Chopin a espéré jusqu'à sa mort en une terre promise qui ressemblait moins au Nohant de George Sand qu'à son village natal en Pologne. Sa nostalgie n'est pas seulement celle d'un réfugié à Paris, mais celle d'un exilé intérieur qui recrée un monde par la magie de la musique.
Résumé : 1939, c'est l'accélération et le suspens de l'Histoire : l'irruption de la guerre, pressentie, redoutée, niée, préparée, déclarée. Il fallait réunir des données factuelles " Au jour le jour " (première partie), découvrir ce que Jakobson appelait un " présent de culture " (deuxième partie, " 1939, l'histoire et l'art "), établir des bilans et ouvrir des perspectives (troisième partie). Le volume est offert à un maître de la littérature comparée, Yves Chevrel, professeur à la Sorbonne (Paris IV), né... en 1939.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.