Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La maison cinéma et le monde. Tome 2, Les années Libé 1981-1985
Daney Serge
POL
50,70 €
Épuisé
EAN :9782867449079
Avec ce deuxième volume de La Maison cinéma et le monde s'amorce la publication des années Libé de Serge Daney. Nommé en 1981 responsable du Service cinéma d'un journal qui change alors de formule, il quitte la rédaction en chef des Cahiers afin de se consacrer totalement à l'écriture au quotidien. Pour reprendre une expression propre au tennis qu'il aimait tant, il peut désormais "monter au filet" et répondre chaque jour aux films qui sortent en salle comme à ceux qu'il revoit à la télévision, au "cinéma voyagé" qu'il couvre dans les festivals comme aux lieux qu'il découvre par la même occasion. À Libération sa passion de l'image n'a d'égale que celle d'une réalité, géographique, politique, sociale, qu'il ne côtoyait jusqu'ici que dans les intermittences de l'écriture. Le cinéma et le monde se font ainsi pleinement écho. Que ce soit à propos des sports, de la publicité ou des médias en général, Serge Daney donne enfin toute la mesure de son extraordinaire intelligence critique en multipliant, dans les colonnes du journal, les angles d'attaque et les partis pris mais en le faisant toujours du seul point de vue du cinéma, selon cette double éthique du bien-voir et du bien-dire qui porte sa signature, si immédiatement reconnaissable, et dont tous ses articles, même les plus modestes, même les plus anecdotiques, gardent l'inaltérable empreinte.
Serge Daney, en bon journaliste, écrivait au jour le jour et dans l'urgence. Le brio de ses critiques dans les colonnes des Cahiers du cinéma, de Libération ou de Trafic, la violence de ses interventions, alliée à un sens exacerbé de l'actualité, ont trop souvent dissimulé aux yeux de ses lecteurs les plus attentifs le fil rouge de ses partis pris, cette basse plus continue de sa cinéphilie où la permanence de ses goûts l'a généralement protégé de l'impermanence de ses doutes, bref quelque chose comme l'invariance de sa pensée derrière les variations de ses idées. Le montage de ses textes induit par la forme même du livre (cet "editing" commun en anglais au cinéma et à l'édition, d'où surgit l'étincelle du sens) permet d'en dégager les lignes de forces plus secrètes pour en laisser apparaître les soubassements profonds, éthiques, on le sait, plus encore qu'esthétiques.
L?amateur de tennis reprend les chroniques écrites par Serge Daney pour Libération, de 1980 à 1990. Décor : Roland-Garros, Wimbledon, la Coupe Davis, Bercy. Acteurs : Björn Borg, Ivan Lendl, Chris Evert-Lloyd, John McEnroe, Gabriella Sabatini, Jimmy Connors, Martina Navratilova, Yannick Noah, Steffi Graf, Mats Wilander, Hana Mandlikova, Henri Leconte, Boris Becker..., les arbitres, le public, mais aussi le temps tel que les uns et les autres le maîtrisent ou le subissent. Ce sont des portraits, ce sont des récits, des commentaires, des questions et des réflexions. C?est une manière de parler de tennis comme on devrait parler de littérature ou de cinéma, par exemple. En moraliste passionné, en critique conscient de tous les devoirs et de tous les enjeux.
Ce troisième volume de La Maison cinéma et le mondepoursuit la publication des textes de Serge Daney nonrecueillis de son vivant, signés de son seul nom et parus, pourl'essentiel, dans le journal Libération, au moment où il devientl'un des responsables du service Culture et de la page Rebondsdu quotidien. II continue d'écrire sur les films qui sortent ensalles chaque semaine mais revisite aussi ceux, plusclassiques, qu'il passe au crible de la télévision dans sachronique des "Fantômes du permanent". Il persévère dans sesvoyages et son travail, occasionnel, de grand reporter maiss'engage plus encore dans le décryptage de l'information, de lapublicité et des médias. Si la maison cinéma s'ouvre ici,comme jamais, sur le monde, c'est que de la "Politique desauteurs" Serge Daney a su retenir la politique au moins autantque ses auteurs. Cet art de la mise en scène qu'il a appris desfilms informe désormais totalement son regard et son écriturecritique quel qu'en soit a priori l'objet. En témoignentexemplairement les articles du "Salaire du zappeur" ou lesdeux séries de textes consacrés à la médiatisation de larévolution roumaine et à celle de la guerre du Golfe. Ontrouvera enfin dans ce recueil certaines des mises au point lesplus approfondies de Serge Daney sur la Nouvelle Vague etses suites, sur les relations compliquées du cinéma et de latélévision, sur la photographie et la bande dessinée, et, plusgénéralement, sur l'opposition de l'image et du visuel.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.