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Mur Méditerranée
Dalembert Louis-Philippe
SABINE WESPIESE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782848053288
4e de couverture : À Sabratha, sur la côte libyenne, les surveillants font irruption dans l'entrepôt où sont entassées les femmes. Parmi celles qu'ils rudoient pour les obliger à sortir, Chochana, une Nigériane, et Semhar, une Érythréenne. Les deux amies se sont rencontrées là, après des mois d'errance sur les routes du continent. Grâce à toutes sortes de travaux forcés et à l'aide de leurs proches restés au pays, elles se sont acharnées à réunir la somme nécessaire pour payer les passeurs, à un prix excédant celui d'abord fixé. Ce soir-là pourtant, au bout d'une demi-heure de route dans la benne d'un pick-up fonçant tous phares éteints, elles sentent l'odeur de la mer. Un peu plus tôt, à Tripoli, des familles syriennes, habillées avec élégance comme pour un voyage d'affaires, se sont installées dans les minibus climatisés garés devant leur hôtel. Ce 16 juillet 2014, c'est enfin le grand départ. Dima, son mari et leurs deux fillettes ont quitté leur pays en guerre depuis un mois déjà, afin d'embarquer pour Lampedusa. Ces femmes si différentes ¿ Dima la bourgeoise voyage sur le pont, Chochana et Semhar dans la cale ¿ ont toutes trois franchi le point de non-retour et se retrouvent à bord du chalutier, unies dans le même espoir d'une nouvelle vie en Europe. L'entreprenante et plantureuse Chochana, enfant choyée de sa communauté juive ibo, se destinait pourtant à des études de d roit, avant que la sécheresse et la misère la contraignent à y renoncer et à fuir le Nigeria. Semhar, elle, se rêvait institutrice, avant d'être enrôlée pour un service national sans fin dans l'armée érythréenne, où elle a refusé de perdre sa jeunesse. Quant à Dima, au moment où les premiers attentats à la voiture piégée ont commencé à Alep, elle en a été sidérée, tant elle pensait sa vie toute tracée, dans l'aisance et conformément à la tradition de sa famille. Les portraits tout en justesse et en empathie que peint Louis-Philippe Dalembert de ses trois protagonistes ¿ avec son acuité et son humour habituels ¿ leur donnent vie et chair, et les ancrent avec naturel dans un quotidien que leur nouvelle condition de « migrantes » tente de gommer. Lors de l'effroyable traversée, sur le rafiot de fortune dont le véritable capitaine est le chef des passeurs, leur caractère bien trempé leur permettra tant bien que mal de résister aux intempéries et aux avaries. Luttant âprement pour leur survie, elles manifesteront même une solidarité que ne laissaient pas augurer leurs origines si contrastées. S'inspirant de la tragédie d'un bateau de clandestins sauvé par le pétrolier danois Torm Lotte en 2014, Louis-Philippe Dalembert déploie ici avec force un ample roman de la migration et de l'exil.Notes Biographiques : LOUIS-PHILIPPE DALEMBERT est né à Port-au-Prince et vit à Paris. Il publie depuis 1993 chez divers éditeurs, en France et en Haïti, des nouvelles, de la poésie, des essais et des romans. Le dernier en date, Avant que les ombres s'effacent, paru en mars 2017 chez Sabine Wespieser éditeur, a remporté le prix Orange du Livre et le prix France Bleu/Page des libraires.
Longtemps après, lorsque les douleurs se seraient refermées, que les survivants raconteraient l?événement sans que l?émotion vînt leur nouer la gorge, certains jureraient avoir senti la veille une forte odeur de soufre dans l?atmosphère. D?autres diraient l?avoir humée depuis trois jours, sans toutefois y avoir prêté attention. Peut-être, allez savoir, l?odeur n?avait-elle existé que dans leur imagination, ou n?avait-elle pas été assez persistante pour qu?on s?en alarmât. Avril 2009 : la terre tremble en Italie. Dans un village des Abruzzes, un couple mixte, Azaka et Mariagrazia, attend dans la joie l?arrivée de son premier bébé. Sous le regard réprobateur des uns, opposés à la présence des étrangers dans la région, et la curiosité bienveillante des autres. Si les secousses tendent à exacerber les tensions, elles viennent rappeler à Azaka un épisode traumatisant de son enfance : un autre séisme, à l?autre bout du monde, pendant lequel il fut enseveli sous les décombres. L?histoire se répéterait-elle ? Où qu?il soit, doit-il redouter la colère de la Terre ? Des questions que pour l?heure il refuse de se poser : bientôt il sera père, le bonheur ne lui échappera pas? Entre chronique au quotidien et commedia dell'arte, Ballade d?un amour inachevé revisite les séismes de L'Aquila et d'Haïti, auxquels l?auteur s?est retrouvé mêlé. Comme souvent chez Louis-Philippe Dalembert, l'humour et la force de vie dominent tout au long du roman.
Louis-Philippe Dalembert est né le 8 décembre 1962 à Port-au-Prince (Haïti), qu'il laisse à l'âge de 23 ans. Depuis, il n'a cessé de parcourir le monde (les Amériques du Nord et du Sud, les Caraïbes, l'Afrique du Nord et l'Afrique noire, le Moyen-Orient, l'Europe...). Ce vagabond, ainsi qu'il se présente, vit d'abord à Nancy, puis à Paris où il poursuit ses études universitaires et exerce la profession de journaliste. Il séjourne ensuite une première fois à Rome en 1994/95, en qualité de pensionnaire de la très convoitée Villa Médicis. Après un court retour au pays natal (1996), une retraite nécessaire de plusieurs mois dans les Andes lui permet de s'émanciper des fausses contingences de la politique. Il demeure ensuite un certain temps à Jérusalem, d'où il visite une nouvelle fois Israël, la Palestine, l'Egypte et la Jordanie. Cette partie du monde influence sa poésie. Louis-Philippe Dalembert est par ailleurs diplômé de L'Ecole normale supérieure de Port-au-Prince, diplômé de l'Ecole supérieure de journalisme de Paris et auteur d'une thèse de doctorat en littérature comparée sur l'écrivain cubain Alejo Carpentier. Il vit aujourd'hui entre Paris, Rome, Port-au-Prince et ailleurs. Pour la rédaction de cet ouvrage, l'auteur a bénéficié d'une bourse Unesco-Aschberg et d'une résidence au centre Mishkenot Sha'ananim de Jérusalem.
Résumé : Harlem, New York, un soir de novembre. Un sous-sol à l'écart des grandes avenues. Une cérémonie vaudou. Le narrateur regarde. Observateur, et non pas acteur. La nuit qui suit devient rêverie. Va-et-vient inlassable entre Harlem et Port-au-Prince. Le corps interdit de son amie et son enfance lointaine. Dans une approche semi-autobiographique, Louis-Philippe Dalembert retrouve l'un de ses thèmes favoris : l'enfance et ses tabous. La magie du récit, la langue, mélange heureux de gouaille et de détours créoles, de métaphores empruntées au vaudou et à la Bible, font de Les dieux voyagent la nuit le lieu d'une autre initiation : celle du lecteur, prêt à braver avec l'enfant téméraire toutes les peurs.
Résumé : L'Annexe. Quand elle n'est pas en mission, Anna retourne à Amsterdam, dans l'annexe où Anne Frank s'est cachée avec sa famille, avant d'être déportée, en 1944. Lors d'une de ses visites, l'espionne comprend qu'elle est suivie. Sans tarder, son organisation l'exfiltre dans une maison de protection, dont elle est supposée ignorer l'emplacement. Mais une allusion au smoked-meat de chez Schwartz's la convainc qu'elle va atterrir à Montréal, la ville de ses grands-parents. Celle dont le métier exige maîtrise des émotions et oubli de soi se laisse envahir par les souvenirs de ses vacances d'enfant. Dès son arrivée dans cette nouvelle annexe, un autre pan occulté de son passé se rappelle à elle : Celestino, chargé de veiller sur les neuf membres de leur insolite communauté, est un fou de littérature. Dans l'appartement couvert de bibliothèques, Anna s'abandonne aux réminiscences de ses études et à son goût exclusif pour la lecture, qu'elle avait sacrifié en changeant de vie. Avec le fantasque majordome prétendument cubain, qui la surnomme Albertine, l'espionne rebaptise ses compagnons de réclusion du nom des auteurs ou des personnages qu'ils lui évoquent : un vieux couple slave devient les Tourgueniev ; un agent d'apparence banale, certainement capable du pire, Meursault ; le chat, Moortje, comme celui d'Anne Frank. Ni la prisonnière ni son gardien ne perdent pourtant de vue l'enjeu de leur brillant duo. Et c'est tout l'art de Catherine Mavrikakis que de puiser dans la fiction la bien réelle issue de leur vénéneux pas de deux... Jouant avec les codes du roman d'espionnage et de captivité, L'Annexe se révèle un éblouissant hommage à la puissance invaincue de la littérature.
Marrakech, Lumière d'exil. Place Jemaa-el-Fna. Bahia tatoue au henné les mains des touristes. Plongée dans la contemplation de ce geste ancestral, la narratrice se laisse envahir par la magie des lieux et le mystère de ses origines féodales. Revenue depuis peu à Marrakech, elle tente de faire sortir la fille de Bahia de l'asile psychiatrique où elle survit aux confins de l'hébétude. Dans un récit qui superpose ses interrogations propres au traumatisme de la jeune autiste, elle convoque la lignée des femmes dont elle est issue. Fascinée par le destin de sa grand-tante Bradia, elle s'identifie à cette figure de la sensualité et de la liberté dans un milieu supposé très strict. Et c'est ainsi qu'elle trouvera l'apaisement et la sagesse. Par-delà l'image convenue de la femme sacrifiée, Rajae Benchemsi découvre, en évoquant de l'intérieur le destin de ses aïeules musulmanes, le visage d'un autre Islam, de générosité, de raffinement arabo-andalou et de beauté. C'est donc un véritable roman d'initiation que cette quête d'identité entre Occident et Orient, entre modernité et féodalité, servie par une langue puissante et lyrique, riche des deux imaginaires qu'elle porte.
C'est fini..." Ainsi commence le roman fiévreux de Chahdortt Djavann, qui se glisse dans la peau d'un homme au seuil de la mort. Dans un monologue intérieur bouleversant, où les images de l'enfance, de la mère, de l'amour et de la guerre s'entremêlent, l'auteur met à nu la vie d'un grand photographe de guerre. Un bras de fer entre le personnage et sa vie dont il voudrait comprendre le sens. Pourquoi a-t-il passé des années à traquer des images de mort ? Sur quelles souffrances, sur quelles absences s'est-il construit au point de ne plus se reconnaître dans cet autre qu'il est devenu ? Une écriture haletante, violente, sans concession, dans laquelle les pulsions de vie et de mort sont face à face
La route des Balkans. Dans une forêt hongroise, après des mois d'errance, Asma, une jeune Syrienne, attend, avec d'autres réfugiés, un véhicule pour l'Allemagne. Son père, pharmacien à Damas, a été exécuté, son frère a rejoint la rébellion. Pour sa sécurité, sa famille l'a alors envoyée en Europe. Lorsqu'arrive enfin un camion frigorifique, elle éprouve presque du soulagement à s'y entasser. Même si, dans la bousculade, elle perd son sac... et son cahier rouge ? le journal intime qu'elle tient depuis l'arrestation de son père en 2006. Tamim parvient à le récupérer. Il le conservera précieusement. Sur les routes depuis trois ans, contraint à chaque étape de travailler pour payer la suivante, il a quitté l'Afghanistan à quatorze ans, après l'assassinat de son père et de ses frères par les talibans. Lui aura plus de chance qu'Asma ? abandonnée à bord du fourgon avec ses compagnons d'infortune sur une aire d'autoroute, et dont la fin tragique agira comme un électrochoc sur la politique et l'opinion. A Munich, en cet été 2015, Helga entend avec effarement la nouvelle. Elle se souvient d'avoir été une réfugiée elle aussi, fuyant l'Armée rouge qui marchait sur Königsberg en 1945. Et, quand la chancelière Angela Merkel prononce son désormais célèbre "Wir schaffen das, nous y arriverons", Helga, comme tant de ses concitoyens, va tout naturellement proposer son aide aux demandeurs d'asile affluant sur le territoire allemand. Revenant sur cet élan de générosité et sur l'espoir suscité, Christine de Mazières, dans ce roman polyphonique qui retrace le parcours des victimes, mais aussi des acteurs de ce drame, nous interroge avec force sur le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "