Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Etudes d'histoire de l'exégèse 7. Lévitique 17, 10-12
Dahan Gilbert ; Arnold Matthieu ; Dulaey Martine ;
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204109819
Comme le souligne la première contribution de ce volume, la péricope Lv 17, 10-12 est un " court texte aux enjeux théologiques majeurs ". Au coeur d'un livre biblique dont l'exégèse est semée d'obstacles et qui a volontiers cédé aux facilités d'une interprétation typologique, en subordonnant les sacrifices dont il est constamment question au sacrifi ce suprême du Christ, les trois versets ici étudiés énoncent l'interdiction de consommer le sang, qui est la vie même. On voit tout de suite quelles difficultés peuvent naître, surtout en exégèse chrétienne, quand on oppose ces versets aux injonctions de Mt 26, 27-28, " Buvez-en? car ceci est mon sang ", ou de Jn 6, 53, " Si vous ne buvez pas le sang [du Fils de l'Homme] vous n'avez pas la vie en vous-mêmes ". Après une présentation de la péricope qui renouvelle considérablement notre approche, trois étapes de l'exégèse chrétienne sont étudiées ici : les réflexions des Pères de l'Eglise, qui s'interrogent aussi sur la dimension médicale des versets, l'exégèse médiévale, qui se fait volontiers tropologique (boire le sang, c'est dépouiller le pauvre), l'exégèse des XVIe et XVIIe siècles, qui aborde de front l'opposition entre l'institution de l'eucharistie et l'interdiction du Lévitique. L'exégèse juive rabbinique est également présentée (Mishna, Sifra, livre des Jubilés) ; tout en se livrant à une exégèse interne des versets, elle semble répondre aux arguments de l'exégèse chrétienne ancienne. De la sorte, ces trois versets sont, à travers les siècles, l'occasion de réflexions passionnantes, au confluent de diverses disciplines. Ce volume est issu de la septième des " Journées bibliques ", organisées par le Laboratoire d'études des monothéismes/Institut d'études augustiniennes (CNRS-EPHE Sciences religieuses-Paris IV) et le Groupe de recherches sur les non-conformistes religieux des XVIe et XVIIe siècles et l'histoire des protestantismes (GRENEP, Faculté de théologie protestante de l'Université de Strasbourg).
La découverte de la littérature talmudique par l'Occident chrétien au XIIIe siècle vient mettre à mal la thèse du peuple juif peuple témoin, porteur de l'Ancien Testament. Confisquée sur ordre de saint Louis dans le royaume de France, la littérature juive est l'objet d'un procès à Paris en 1240, qui aboutit à sa condamnation puis à son brûlement, en 1242 et 1244. Grâce à une étude attentive du contexte historique et idéologique, ce volume s'attache à comprendre les raisons de cet événement, en le situant dans l'évolution d'un Occident christianisé qui refuse les pensées marginales et tend à limiter les conditions d'existence des Juifs. Il examine la part des principaux acteurs (le roi, le légat du pape, les hébraïsants, les maîtres juifs) et tente d'évaluer ses conséquences pour les communautés juives de France au XIIIe siècle.
Dahan Gilbert ; Noblesse-Rocher Annie ; Arnold Mat
Issu des dix-huitièmes "Journées bibliques", ce volume revient sur un des chapitres les plus fascinants de la Bible, le chapitre 19 du livre de Job. Le livre de Job est l'un des plus fascinants de la Bible et son chapitre 19 est certainement l'un des textes les plus étonnants : d'un côté, les paroles de révolte de Job accusent Dieu d'injustice, de l'autre côté, on a l'affirmation exaltée d'une foi en un Rédempteur toujours vivant. L'exégèse traditionnelle a tenté d'atténuer la violence des propos et mis en valeur la foi de Job. Mais la complexité du livre n'a pas échappé aux commentateurs juifs et chrétiens. Après Jean Chrysostome, l'exégèse chrétienne occidentale est dominée par les Moralia in Iob de Grégoire le Grand, qui accentuent l'approche morale. Au XIIIe siècle, après la traduction latine de Maïmonide, l'approche est plus volontiers théologique, avec notamment le commentaire de Thomas d'Aquin et la mise en relief du problème de la Providence. Les exégètes protestants (Johannes Fischer, Jean Calvin) exploitent le chapitre dans une perspective morale, tandis que les catholiques (Cajetan, Balthasar Cordier) développent les thèmes théologiques et l'approche christologique. Les exégètes juifs optent pour une approche philologique (Rashi, Abraham Ibn Ezra, les Qimhi) ou théologique (Gersonide, Isaac Arama). Ce volume est issu de la dix-huitième des " Journées bibliques " organisées par le Laboratoire d'Etudes des Monothéismes/Institut d'études augustiniennes, UMR 8584 (CNRS-EPHE Sciences religieuses- PSL-Sorbonne Université) et l'UR 4378, Faculté de théologie protestante (Université de Strasbourg).
Réécrire les saintes Ecritures. Les croyants ont toujours éprouvé le besoin de redire le texte biblique d'une manière qui puisse s'adresser à leurs contemporains. Du targoum improvisé dans la synagogue ancienne, des paraphrases de l'époque moderne aux Dix Commandements de Cecil B. DeMille, c'est une même démarche de "réécriture de l'Ecriture", destinée à la mieux faire connaître, voire comprendre. Le point de départ de cette démarche se trouve dans la Bible elle-même, qui est largement réécriture, ainsi que l'illustrent bien le Deutéronome et les Chroniques ; en faisant oeuvre d'interprétations théologiques, ces livres ouvrent le présent de leurs lecteurs vers un avenir qui dépasse les erreurs du passé. Un tel souci d'actualiser l'Ecriture pour éclairer la vie des croyants, de dire Dieu dans un aujourd'hui toujours nouveau est une préoccupation constante au long des siècles et une caractéristique essentielle de la Révélation judéo-chrétienne.
Gilbert Dahan nous plonge dans l'Europe médiévale et l'aventure intellectuelle des débuts de la critique historique. Il nous raconte les premiers "correctoires" et les efforts érudits par lesquels les intellectuels du XIIIe siècle apportent éclairages et remises en questions au texte de la Bible, sur lequel toute une civilisation s'est fondée. Dans l'Occident médiéval, la Bible tient une place primordiale : on apprend à lire avec elle, les oeuvres d'arts lui empruntent leurs thèmes, et elle fait autorité dans tous les débats intellectuels de l'époque. Mais le texte fait l'objet de recherches approfondies, et la version latine officielle du texte sacré commence à être discutée. Les versions plus anciennes resurgissent, et les premiers philologues tournent leurs regards vers les versions originales grecque et hébraïque. Ce travail n'est pas sans répercussions théologiques. Certains penseurs tiennent compte de l'apport des correctoires, d'autres les ignorent, et l'exégèse médiévale se retrouve nourrie par une étrange harmonie entre approche confessante et approche scientifique. Les mésaventures d'un texte sacré. Une immersion passionnante dans les débats qui ont secoué le Moyen Age.
Le texte de la Bible de Jérusalem. Des explications théologiques. Des clefs pour comprendre le sens. Des propositions de lectures pour mieux l'aborder. Des questions pour en débattre. Des pistes pour prier en groupe ou seul. L'évangile de Jean, souvent considéré comme le plus mystique des évangiles, forme le cinquième titre de cette collection. Un véritable compagnon pour lire la Bible, réunissant les meilleurs spécialistes au service d'une pédagogie pour tous.
Résumé : Ce que les chrétiens appellent "Ancien Testament" correspond en partie - mais en partie seulement - au texte de la Bible hébraïque. Quelles sont les différences entre les deux textes ? Comment expliquer la formation du canon biblique, cette composition dans laquelle la tradition a consacré le texte sacré ? En archéologue des mots, le professeur Thomas Römer mène l'enquête et met au jour, sous les strates accumulées par les multiples compilateurs et rédacteurs, les origines diverses d'un livre pas comme les autres. Appliquant la méthode historico-critique, il retrace la formation des trois parties de la Bible en les situant dans leurs contextes socio-historiques respectifs. Une plongée fascinante qui vous fera lire la Bible d'un oeil neuf !
4e de couverture : Tout l'enseignement de Jésus se résume à ceci : nous sommes infiniment aimés. Alors, pourquoi souffrons-nous ? Parce que cet amour, nous ne le recevons pas pleinement - et c'est pourquoi nous manquons tant d'amour. Impasse existentielle ? Non ! Paradoxe vivifiant : pour recevoir l'amour, il nous faut le donner. C'est à une méditation sur le sens profond de l'amour que nous convie ce nouvel essai de Denis Marquet. Pourquoi est-il si compliqué d'aimer ? Pourquoi portons-nous des fêlures qui ne guérissent pas ? Pourquoi blessons-nous sans le vouloir ceux qui nous entourent ? Quel sens peut encore avoir pour nous cette phrase de l'évangéliste Jean, si souvent entendue qu'elle en a perdu sa vigueur : « Dieu est amour » ? En philosophe et lecteur assidu des Écritures, l'auteur éclaire ces questions vitales, ouvrant un chemin de compréhension de nos existences ainsi qu'une voie vers la simplification et la guérison.Notes Biographiques : Denis Marquet est écrivain, philosophe et thérapeute. Il est notamment l'auteur du Testament du Roc (Flammarion, 2013) et de Osez désirer tout (Flammarion 2018).
En attendant la fin du monde, il était temps que le voile soit levé sur le plus énigmatique des textes bibliques. Une vraie révélation sur la Révélation. Jamais le livre de l'Apocalypse n'a autant inspiré notre culture occidentale : au cinéma, en littérature, dans l'histoire de l'art ou même en politique, il fait l'objet de tous les fantasmes. L'image zodiacale des douze étoiles n'est-elle pas constitutive du drapeau européen ? Que dire des mouvements millénaristes, souvent violents et radicaux, inspirés par l'une ou l'autre des pages du livre ? Sans religion ni Dieu, ne les retrouve-t-on pas jusque chez nous, dans la plus proche actualité, sous la forme de groupes aux velléités d'insurrection ? Dans un langage crypté mais apte à traverser siècles et cultures, l'Apocalypse énonce un diagnostic profond et décisif des maux structurels de l'humanité, qui débouche sur une vision d'espérance pour le monde d'aujourd'hui. André Paul nous offre ici une nouvelle traduction pour expliquer l'un des plus grands textes de l'humanité. Un livre à lire et à relire.