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Art, médias et engagement. Actions citoyennes et soulèvements arabes
Daghmi Fathallah
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343139739
A partir de décembre 2010, le monde arabo-musulman a connu des mouvements sociopolitiques au cours desquels les citoyens ont eu la volonté de manifester leur opposition aux régimes politiques en place. Au-delà des particularités, le point commun entre ces mouvements reste la volonté citoyenne de dénoncer les conditions sociales, économiques et politiques dans ces pays grâce aux modes d'expression artistiques et médiatiques. Cet ouvrage présente quelques caractéristiques faisant son originalité. Il. permet une mise en perspective de la jonction entre expressions artistiques, usages médiatiques et actions citoyennes en période de transition. Il. offre une double lecture des mouvements sociaux en oeuvre dans diverses aires culturelles et géographiques et privilégie des approches diachroniques et comparatives, amenant autant des possibilités de comparaison au sein des espaces arabes qu'un éclairage des mouvements sociopolitiques dans d'autres régions du monde. Il observe les modalités des militantismes nouveau et traditionnel et les transformations des facteurs de légitimation de l'expression politique dans des aires marquées par le poids de la normativité sociale, culturelle ou politique. Il s'agit ainsi de réinterroger le concept d'espaces libres à partir des formes artistiques et politiques en oeuvre dans ces pays afin de saisir les structures d'opportunités à travers les stratégies et modes de résistance ponctuelle ou permanente. Cet ouvrage éclaire le cadre de productions artistiques représentées par le film, le documentaire, la peinture ou encore le street art, et les modalités d'usages médiatiques comme outils de médiations et de mobilisation sociale, comme forme d'interaction entre la réalité vécue et sa dimension symbolique avant, pendant et après les soulèvements arabes.
Les médias font-ils la révolution ? S'agissant du "printemps arabes", peut-on parler d'une révolution 2.0 ? Les médias pouvaient-ils permettre aux citoyens de renverser les tyrans, sans qu'il y ait une force sociale qui les anime ? Les citoyens ont sans doute lutté avec les armes nouvelles que leur fournissait la technologie de l'information et de la communication. Il faut donc d'analyser comment ces technologies travaillent le tissu social en favorisant la mobilisation sociale et politique.
Cet ouvrage résulte d'une coopération tripartite entre l'Université du Littoral Côte d'Opale, ULCO, l'Université Mohammed V-Souissi et l'Université Fédérale de Rio de Janeiro, UFRJ. De part et d'autre de l'Atlantique et de la Méditerranée, il rassemble une série de contributions sur les dimensions humaines et locales du développement. En substance, le concept du développement local y est questionné dans sa genèse comme dans son évolution. Les approches proposées, à travers des arguments tantôt théoriques, tantôt empiriques, mettent en évidence les contradictions de l'économie contemporaine ainsi que les issues dont sont porteuses les dynamiques locales. A l'évidence, le marché globalisé fait jaillir paradoxalement des pratiques de réappropriation territoriale. Face à l'incertitude engendrée par la globalisation, les acteurs retrouvent dans leurs territoires des repères collectifs les stabilisant et des ressources spécifiques permettant une redynamisation. Ces singularités territoriales endiguent l'entropie de l'uniformisation planétaire. Ainsi, la diversité s'avère être un remède à cette grande défaillance. En somme, ce "tournant territorial de l'économie globalisée" est véritablement un changement de paradigme. En dépit de leur diversité thématique et géographique, toutes ces contributions aboutissent à une conclusion de portée universelle : l'échelle locale nous rapproche de l'homme à la condition d'adopter aussi une épistémologie de recherche décloisonnant les savoirs du social. Autres Auteurs : Roberto Bartholo, Leiliam Cruz Dantas, Noufissa El Moujaddidi, Abdellah Fadel, Gilles Ferréol, Bernard Guesnier, Mohamed Lhafi, Marc Luyckx, Beany Monteiro, Bernard Pecqueur, Michel Thiollent.
Cet ouvrage s'interroge sur les liens entre médias et changements à partir des mobilisations sociopolitiques et nouvelles formes de l'agir citoyen qui ont vu le jour dans des contextes fort différents : en Europe, en Afrique, en Asie, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Il invite à penser diverses mobilisations citoyennes afin de mettre en perspective leurs similitudes et divergences, d'une part, et leurs continuités et ruptures avec des mouvements de fond plus anciens, d'autre part. Les figures symboliques de ces mouvements incarnent des revendications culturelles, socioéconomiques, des formes de participation nouvelles dénonçant la précarité, le manque de liberté, de démocratie, d'égalité sociale, d'espoir, etc. Le point commun entre tous ces phénomènes est l'usage des technologies numériques comme outils d'aspiration au changement. Cependant, le processus de changement représenté par ces modalités d'action serait-il une énième illusion, un idéal démocratique dans un système favorisant l'usage mercantile des traces d'utilisateurs des outils numériques ? La présence d'acteurs aux discours souvent contradictoires, avec un investissement inégal, dans un espace symbolique éclaté peut-elle favoriser la mise en place d'un contre-pouvoir et conduire au changement ? Assistons-nous à l'émergence d'une nouvelle forme de démocratie participative, d'organisation du débat public, de gestion du territoire et de gouvernance dont les modalités seraient différentes de l'action "traditionnelle" ? Cet ouvrage réinterroge de la sorte les phénomènes de changement pour offrir de nouvelles lectures aux processus d'engagement, de contestation, de l'agir citoyen, de "révolution" numérique, de "contagion" médiatique, d'internationalisation de flux informationnels, de "durée de vie" des mouvements citoyens, de gouvernance, etc.
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau Françoi
Les migrations internationales contribuent à définir l'Etat et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu'ils rencontrent dans les espaces qu'ils traversent, sinon investissent. De l'Europe au continent américain en passant par l'Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d'éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu'aux multiples échelles servant à l'analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d'autres termes, penser les migrations est "un moyen de penser la société", au-delà de la question du contrôle des frontières par les Etats, à laquelle elles sont trop souvent réduites.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.