Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Nietzsche philosophie de l'esprit libre. Etudes sur la genèse de Choses humaines, trop humaines
D'Iorio Paolo ; Ponton Olivier ; Barbera Sandro ;
ULM
20,30 €
Épuisé
EAN :9782728803224
Quelques-uns des meilleurs spécialistes de la philosophie de Nietzsche examinent ici un texte trop souvent négligé par les commentateurs : Choses humaines, trop humaines [Menschliches, Allzumenschliches] et ses deux " Appendices " : Opinions et sentences mêlées et Le Voyageur et son ombre. Ils visent notamment à réhabiliter ces trois livres, que la plupart des interprètes assimilent injustement à une simple transition, voire à une parenthèse dans l'?uvre de Nietzsche. En réfléchissant sur les " phases " de la philosophie de Nietzsche et sur le problème posé par sa périodisation, en étudiant un certain nombre d'aphorismes particulièrement représentatifs de la " philosophie de l'esprit libre " et en suivant le déploiement de thèmes essentiels (la critique des idéaux, la démocratie ou l'allégement de la vie), les auteurs de cet ouvrage sont parvenus à reconstituer l'originalité, la complexité et la cohérence de ces ?uvres, et à dégager l'importance essentielle des années 1876-1879 dans l'évolution de la philosophie de Nietzsche.
Lors du centième anniversaire de la mort de Nietzsche, en 2000, il a paru intéressant d'interroger un certain nombre de spécialistes sur le rayonnement de son oeuvre dans les différents pays européens. L'ouvrage collectif que nous proposons au lecteur ne vise pas à l'exhaustivité. Mais il voudrait être le ferment d'une recherche interdisciplinaire et internationale. Il met en effet en évidence l'audience rencontrée partout en Europe par l'oeuvre de Nietzsche dès la fin du XIXe siècle. Le ton nouveau, qui émane notamment de Zarathoustra, répondait aux attentes d'une génération tentant de se libérer des pesanteurs d'une ère positiviste, naturaliste et moraliste. Partout en Europe, l'écho rencontré par Nietzsche a d'abord été littéraire, artistique, moral avant d'être proprement philosophique. Certaines des contributions rassemblées ici sont centrées sur un écrivain, d'autres suivent dans ses différents aspects le développement de cette réception dans un pays donné. Malgré les différences de contextes littéraires, philosophiques et socio-politiques, l'oeuvre de Nietzsche est bien celle d'un "bon européen" qui se situait au carrefour des diverses cultures nationales. Biographie de l'auteur Gilbert Merlio, professeur à l'université de Paris-Sorbonne (Paris IV), est spécialiste des idées en Allemagne. Editeur scientifique de plusieurs ouvrages collectifs sur Nietzsche et de travaux sur l'idéologie allemande en général, il a publié, en 2002, Les résistances allemandes à Hitler. Paolo D'Iorio, philosophe, est chargé de recherche à l'Institut des textes et manuscrits modernes (CNRS/ENS Paris) et dirige à l'université de Munich un groupe de recherche qui travaille au projet HyperNietzsche. Il participe à l'édition du philosophe dans la "Bibliothèque de la Pléiade" et il a coédité, en Allemagne, le catalogue de la bibliothèque personnelle de Nietzsche.
. "Il est grand temps que je revienne au monde en tant que Français ", déclarait Friedrich Nietzsche en 1888. Agacé par la posture moralisante de ses contemporains allemands, Nietzsche était au contraire fasciné par l'" esprit français ". S'il décriait ceux qui prétendent savoir ce qui est bien et ce qui est mal, il appréciait l'analyse sèche et désenchantée des grands moralistes français, de Montaigne à Voltaire. A partir de 1883, il a tissé un dialogue profond et constant avec les oeuvres des écrivains, critiques, historiens et philosophes représentants de la culture française de la décadence : Baudelaire, Bourget, Renan, Taine, les Goncourt. Analysant les multiples facettes de cette sensibilité hexagonale, ce livre propose d'éclairer non seulement le nietzschéisme, mais aussi sa fulgurante diffusion en France puis en Europe dès les années 1890. Car, si Nietzsche a aimé la France, la France aura aussi - tout au long du XXe siècle - aimé et discuté Nietzsche. Les différents moments de sa réception sont scandés par les noms de Bataille dans les années 1930, de Camus ensuite, puis de Deleuze, Foucault et Derrida lors de la " Nietzsche Renaissance " de l'après-guerre. Un éclairage contextuel sans lequel on ne saurait comprendre à la fois les références, les inspirations et les enjeux de la pensée du philosophe.
Montinari Mazzino ; D'Iorio Paolo ; Valensi Michel
Résumé : Sous le titre "La Volonté de puissance" n'existe pas, nous avons rassemblé quatre essais de Mazzino Montinari, traitant des problèmes posés par l'édition des écrits de Nietzsche et plus particulièrement de la question de ce faux manifeste et des conséquences de sa publication sur la réception et l'interprétation de l'oeuvre de Nietzsche. Présentés par Paolo D'lorio et publiés une première fois en 1996 alors que reparaissaient d'anciennes éditions de ce faux-livre, ces essais viennent rappeler qu'un travail de vingt années a permis de lire enfin ce que Nietzsche a vraiment écrit, et qui diffère souvent radicalement de ce qu'on a voulu lire de cet homme qui s'est "adressé à son temps avec une dureté véritable".
Emerson Ralph Waldo ; Dugard Marie ; D'Iorio Paolo
Résumé : Quand il publie La Conduite de la vie, en 1860, Ralph Waldo Emerson est déjà l'un des intellectuels les plus importants de la jeune République américaine. Ce recueil compte deux de ses essais les plus célèbres : " Le destin " et " Les illusions ". Tous deux témoignent d'une tension entre la volonté et la réalité : comment changer le monde avec la force des idéaux face à la résistance, l'inertie et les limites opposées par les forces naturelles et sociales, ainsi que par le corps ? Ces textes auront une profonde influence chez un jeune philosophe de l'époque : Nietzsche. Comme si les écrits d'Emerson avaient le pouvoir de mettre en action la pensée de tout un chacun, de lui faire découvrir sa propre manière de ressentir le destin et les illusions, et de lui faire trouver, pas à pas, une manière de conduire sa vie.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Les seize textes réunis dans ce volume visent à aborder l'histoire des pouvoirs dans l'espace français au cours des deux derniers siècles du Moyen Age de façon à la fois variée et précise : historiographie, iconographie, lexicographie, approche quantitative des phénomènes, étude voire édition de textes didactiques et de documents d'ordre diplomatique ou administratif... Les différentes méthodes appliquées par les historiens récents du fait politique reçoivent ici application et illustration. Les exposés synthétiques voisinent à dessein avec les enquêtes menées autour d'une controverse ou d'une péripétie particulière. Figurent aussi bien les conceptions et les représentations des pouvoirs que les mécanismes qu'ils utilisent et les pratiques auxquelles ils ont recours. Sans doute le pouvoir des rois de France, sa nature, son exercice, occupent-ils la première place mais les réactions individuelles ou collectives de leurs sujets, leurs attentes et leurs craintes ont largement retenu l'attention, tandis que se trouve souligné le rôle déterminant des princes, qu'ils appartiennent ou non à la maison de France. Indissolublement liées, quelques questions majeures se posent à propos du royaume de France à la fin du Moyen Age : quels pouvoirs ses souverains étaient-ils en mesure d'exercer ? Quel type de gouvernement s'efforçaient-ils de promouvoir ? Quels contre-pouvoirs, quel autre modèle les princes pouvaient-ils ou souhaitaient-ils leur opposer ? A ces interrogations, des éléments de réponse sont fournis, à partir d'approches originales.
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.