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LA SEMAINE DES QUATRE JEUDIS - SUIVI DE SUR D ASTIER (DE 194
D'ASTIER DE LA VIGER
DU FELIN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782866457495
Voici les mémoires jusqu'ici inédits d'Emmanuel d'Altier, compagnon de la Libération comme ses deux frères François et Henri. D'Astier en a rédigé la plus grande part entre 1968 et 1969. Il est mort avant d'avoir pu compléter son texte. C'était dans son esprit la suite de Sept fois sept jours, le récit de la Résistance et des sept allers-et-retours entre la France occupée et la France libre de Londres. Dans la Semaine des quatre jeudis, il raconte son enthousiasme pour le communisme en 1948, ses entretiens avec le général de Gaulle en 1958, son intérêt pour la jeunesse insurgée de Mai 68 dont il est le témoin attentif. Et puis toujours - parce que cet acte fondateur l'a révélé à lui-même - l'épopée de la Résistance. D'Astier se veut un classique : il écrit avec retenue. On retrouve le ton des auteurs qu'il aimait, Plutarque, Saint-Simon, Stendhal... Chroniqueur curieux de tout, moraliste fraternel et pragmatique, il se distingue par son art du portrait, de Gaulle bien sûr, Svetlana Staline, un ouvrier communiste, un clochard ou une cover-girl... Selon sa philosophie où chaque homme est lié au monde, il parle autant des autres que de lui et à travers les portraits de ses personnages trace le sien : celui d'un aristocrate progressiste et révolté qui a traversé avec panache le XXe siècle comme une aventure.
Résumé : "Un gars s'élance pour que la lame repasse dans la plaie, pour en écarter encore les bords. Sa réussite va me remettre le nez dans la honte. Il attrape la corde, se hisse à la force des bras, ramène les jambes et cale son appui solidement entre ses baskets, prêt à répéter l'opération. C'est si facile. Si facile, si facile, si facile. Une voix diabolique me le serine. Il s'élève lestement vers le paradis, vers la lumière, vers l'approbation du professeur. Alex. En une poignée de secondes, le voilà arrivé tout en haut. La tête m'en tourne. Mon diaphragme se contracte. Quelque chose remonte dans mon oesophage. Il nous regarde en souriant. Heureux. Beau. Je voudrais vomir ma débilité, ma nullité, mon nom, mon moi, vomir mon corps. Me retourner comme un gant dans un spasme de rejet. Jamais je ne me prénommerai Alex, jamais je n'aurai ce sourire, jamais la force de ces cuisses et de ces bras-là. Condamnation sans appel. Son inaccessibilité est une pointe dans ma chair. Mon coeur retombe comme une balle après avoir été lancé vers lui. Une acide envie me corrompt".
La nuit, il n'y a plus de troupeau. Il n'y a que des individus. La pression se relâche. Et je marche la nuit. Je marche dans Paris. Je me sens tellement dépouillé. Mon père vient de mourir. La fille que j'aime est prise. J'ai dix-sept ans et au lieu de m'amuser, je n'arrête pas de sentir des choses louches. Comme si quelqu'un me suivait. Un zombie. Et une odeur. Je n'arrête pas de penser à ce qui se passe dans un cercueil. Celui où repose mon père.J'attends que Zita m'appelle. Toutes les nuits, elle va danser. Elle prend des suppositoires et des comprimés. Je la trouve si belle. Même quand elle vomit. La vie est un bric-à-brac. Je pourrais faire la liste des images spéciales de cet été-là: un chien empaillé qu'un jeune homme à cheveux blancs tient en laisse. Un cimetière italien avec un orgue où les gaz des cadavres se changent en musique. Les suppositoires de ma bien-aimée. Un livre de médecine légale. La pipe de mon père, désormais inutile. Un chien vivant qui pousse des soupirs. Les fesses de Zita, tellement rondes et serrées. J'ai quand même vécu quelques belles nuits dans ce désordre. Parce que j'ai tout de même couché avec Zita. Mais la conséquence de nos étreintes, je ne l'ai découverte que quinze ans plus tard. Par hasard.
Résumé : Une sage-femme témoigne de 40 situations qu'elle a vécues au fil de sa pratique, les articulant autour de 5 grands thèmes : l'annonce de la grossesse, désirée ou non ; la vie in utero ; le diagnostic prénatal ; la perte de l'enfant avant ou juste après sa naissance ; l'accueil de l'enfant avec un handicap. Cet accueil inconditionnel sans jugement est une vraie source de réconfort. La parole est donnée aux femmes et aux couples et chaque histoire est unique, comme l'est chaque mère, chaque enfant, chaque vécu singulier. Ce livre veut ainsi rejoindre toute personne concernée par le vécu d'une grossesse, difficile ou heureuse. Il s'adresse également aux sages-femmes, gynécologues et autres membres du personnel des maternités et des consultations prénatales, qui pourront y trouver des inspirations nouvelles dans leur pratique de soins et d'accompagnement.
Jérôme d'Astier, dans ce texte vibrant, fixe avec grâce, cette fragile alchimie entre deux êtres épris d'absolu, bientôt séparés par le lent mouvement de la vie. Et dans cette perte, il se peut qu'il n'y ait pas de gagnant. Un hiver, comme une parenthèse enchantée et lumineuse dans la vie de deux garçons, Jean et Joseph, qui partent ensemble, fuyant leur famille, leur quotidien. Ils partent sur un coup de tête vers le Lubéron, prêts à tout recommencer, à moins que tout ne commence enfin. Portés par leur amitié amoureuse, ils se réfugient dans une maison abandonnée, au milieu de la nature endormie. Là, ils vivent comme des Robinsons, et rien, ni le froid, ni la précarité de leur bivouac, ni le manque d'argent ne les atteint. Portés par leurs rêves, tous leurs sens en alerte, ils se nourrissent d'absolu, de beauté et de liberté. Mais ils ne sont pas là par hasard. Jean écrit, la poésie est sa nourriture quotidienne. Il veut approcher celui dont les livres l'accompagnent dans un éblouissement de chaque instant. Une lettre envoyée dans la fièvre, et c'est la rencontre avec celui qui deviendra une sorte de mentor. Joseph qui, au début, partage ce bouleversement, sera bientôt délaissé, condamné à être le spectateur impuissant de l'éloignement de son ami. Leur complicité solaire faiblira. Jérôme d'Astier, dans ce texte vibrant, fixe avec grâce cette fragile alchimie entre deux êtres épris d'absolu, bientôt séparés par le lent mouvement de la vie. Et dans cette perte, il se peut qu'il n'y ait pas de gagnant.
La pensée chinoise a trois fondements: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Selon les époques, l'un de ces courants a prédominé, laissant les deux autres jouer en sourdine. Et aujourd'hui? Ni le taoïsme et son "laisser faire" (Wou wei), ennemi de tous les artifices de la civilisation, sceptique face au progrès, ni le bouddhisme, prêchant l'évasion hors de ce monde, ne paraissent aptes à assurer la stabilité d'un système politique et les règles de la vie sociale. On n'est pas surpris d'observer un regain du confucianisme, illustré par une dizaine de grands penseurs, parfaits connaisseurs de la philosophie occidentale. Bien sûr, on s'interroge sur les soubassements idéologiques d'un tel renouveau. Cinquante années après le marxisme maoïste, dans une Chine préoccupée essentiellement par son développement économique, cette réhabilitation du confucianisme peut être interprétée, tantôt comme une utopie, tantôt comme le témoignage d'un nationalisme rétrograde. Que ce retour aux sources ne soit en rien une stagnation stérile, mais qu'il manifeste la vivacité d'une philosophie riche de possibles, voilà l'enjeu de ce livre. Biographie: Régine Pietra est professeur de philosophie à l'université de Grenoble. Elle est l'auteur d'un essai sur Paul Valéry (Valéry, directions spatiales et parcours verbal, Minard, 1981) et de Sage comme une image, figures de la philosophie dans les arts (Le Félin, 1992).
Biographie de l'auteur Jean-Marie Vincent (1934-2004). Philosophe et sociologue, il fonde en 1968 et dirige jusqu'en 2002 le département de sciences politiques de l'Université Paris VIII. Il lance les revues Futur antérieur en 1990 puis Multitudes en 2001. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont La théorie critique de l'École de Francfort, Paris, Galilée, 1976 ; Critique du travail, Paris, PUF, 1987 ; Vers un nouvel anticapitalisme (avec Michel Vakaloulis et Pierre Zarka), Paris, Le Félin, 2003.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.