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Par-dessus tête
Curnier Jean-Paul
NOUVELLES LIGNE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782355261831
Des mélodies douces-amères, des variations infimes mais infinies sur la peine de vivre, sur le malentendu d'amour, sur les mécomptes de soi amusés, pas même amers, sur le rien qu'on ne sait pas comment fuir, mais qu'on ne fuit pas sans risque, parce que la déception est inhérente à toute fuite, et parce que le malentendu alors n'en est que plus épais. Tout, dans Par-dessus tête, est d'un humour modeste et triste, léger et incrédule, sans reproche aucun, sans plainte non plus - délicat à l'extrême. On y rit (d'un rire léger) du fait qu'il faille être deux dans l'amour et qu'il y en ait toujours un de trop ; de ce qu'il n'arrive rien (constante de ces mélodies) ou que ce qui arrive soit arrivé pour rien (sinon pour se retrouver vite un peu plus seul) ; de ce que chacun soit deux, deux au moins, ce qui complique encore considérablement l'équation amoureuse. Heureusement, écrit Jean-Paul Curnier, "Rien n'arrive ! Et ça arrive souvent !"
Sous le titre La Tentation du paysage, il sera question d'une figure essentielle du temps sous la forme de l'image même de l'immuable : la campagne, le monde rural. Celui-ci y étant abordé hors de tout lyrisme nostalgique. [...] Il en sera question comme d'une figure sans cesse recommencée et toujours réadaptée de l'inertie originelle, figure qui, sous la forme du paysage apparaît alors comme une expérience de la conscience de nous et du monde où se trouvent indissociablement mêlés l'inertie et la vitesse, le même et le distinct, le perdu et le retrouvé ; figure plus proche de nous sans doute que jamais de l'Eternel Retour.
Cela se présente à la fois comme une vérité indiscutable et comme un impératif de rassemblement général : le Front National, parce qu'il en est l'ennemi naturel, menace l'existence même de la culture. [...] Mieux : tout ce qui, d'une manière ou d'une autre, s'en prend à la culture, à ses contenus ou au mode de fonctionnement de ses institutions serait consciemment ou inconsciemment un aveu de sympathie pour l'idéologie fasciste..." Jean-Paul Curnier a écrit une première version de ce texte à l'occasion du Salon du livre anti-fasciste de Gardanne le 19 novembre 1997, où il l'énonça sous le titre Aggraver. Nous en publions aujourd'hui une nouvelle mouture dans laquelle l'auteur a développé ses arguments.
Le principe de cette exposition (Saint-Laurent Le Capitole 26 février-18 avril 2010) comme du catalogue qui l'accompagne est de présenter un ensemble de créations, une par artiste, qui par leur format, leur composition, leur sujet seront directement inspirées de l'oeuvre d'Edouard Manet intitulée "L'Homme mort" ou "Le Toréador mort". L'objet de cette exposition est de retrouver une pratique assez peu usitée aujourd'hui, la copie ou l'oeuvre-hommage franchement inspirée d'un chef-d'oeuvre. Cela se faisait davantage au XIXe siècle et au début du XXe siècle, revendiquée souvent par d'immenses artistes tel Van Gogh, Picasso ou plus tard Bacon.
Alors, si ce monde va aussi franchement et volontairement à sa perte, autant qu'il y aille vite pour en vivre au plus vite le remplacement. Et il convient même de l'aider chaque fois que cela s'avère possible. Pas de le critiquer ou de le condamner c'est là une affaire hors de saison, une ancienne ferveur pour le sauver contre son gré ; non, il convient au contraire de faciliter toute chose sur la voie dans laquelle il s'est engagé. Et qu'on n'aille pas nous dire que c'est lui vouloir du mal car c'est exactement ce que font ceux qui disent s'y épanouir le mieux". Une voix libre, parmi les plus libres, dont l'ironie, sans limite, pose que les choses, étant ce qu'elles sont (politiquement, socialement, moralement, culturellement), rien ne sert de prétendre y remédier ; qu'il faut au contraire s'employer à les aggraver.
Entre nous, ce n'est pas parce qu'un président est élu que, pour des gens d'expérience comme nous, il se passe quelque chose. J'en ai assez dit sur le vote pour que vous sachiez que s'il s'est en effet passé quelque chose, on ne trouvera pas ce dont il s'agit dans le registre de la pure succession électorale. [...] On s'expérimente un peu aveugle, légèrement incertain, et finalement quelque peu dépressif. Oui, chers amis, je flaire dans cette salle une odeur de dépression. Je pose alors que Sarkozy à lui seul ne saurait vous déprimer, quand même ! Donc, ce qui vous déprime, c'est ce dont Sarkozy est le nom. Voilà de quoi nous retenir : la venue de ce dont Sarkozy est le nom, vous la ressentez comme un coup que cette chose vous porte, la chose probablement immonde dont le petit Sarkozy est le serviteur. Alain Badiou . . Ecrivain, philosophe, professeur de philosophie à l'Ecole Normale Supérieure, Alain Badiou a récemment publié Logique des mondes (Le Seuil, 2006). Le présent volume est le quatrième de la série Circonstances , dans la collection Lignes.
La mode a fait de l'inauthentique l'espace de ses expérimentations. Lorsqu'ils véhiculent les codes de la frivolité, créateurs et top-modèles le font en conscience, et se posent en sujets d'énonciation à part entière. L'examen du "phénomène de mode" fait apparaître la relation étroite qu'il entretient avec les motifs fondamentaux de la représentation occidentale : un platonisme "hétérodoxe" et une "inversion paradoxale de l'incarnation", entendue en son sens religieux.
Alain Gauthier enseigne la sociologie à Paris-Dauphine. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages dont: L'impact de l'image (L'Harmattan, 1993); Du visible au visuel (PUF, 1996); Désastre politique (Lignes & Manifeste, 2003) et L'art de ne pas se souvenir (Sens & Tonka, 2006).
André Gorz a traversé la seconde moitié du 20e siècle en témoin lucide de ses mutations économiques et sociales. Disparu l'automne 2007, il a laissé une oeuvre critique exigeante qui n'est réductible à aucun des courants poli-tiques constitués. Ses prises de position en faveur de la sortie progressive du capitalisme se fondent sur une proposition autogestionnaire très argumentée et s'articulent avec son souci précoce pour les enjeux écologiques. Car, affirmait-il, "c'est par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre". Le socialisme qu'André Gorz appelle de ses v?ux est celui qui saura faire face à l'urgence des enjeux sociaux, économiques et écologiques inédits auxquels le monde est aujourd'hui confronté. Le présent ouvrage, conçu comme un hommage, est également le premier à proposer un regard sur l'existence et l'?uvre entières d'André Gorz.