Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Europe, l'expérience grecque. Le débat stratégique
Cukier Alexis ; Khalfa Pierre
CROQUANT
8,00 €
Épuisé
EAN :9782365120753
En Grèce se joue aujourd'hui une bataille politique cruciale pour l'avenir de l'Europe. Depuis la victoire électorale de Syriza le 25 janvier 2015 a lieu une tentative inédite pour rompre avec la politique économique néolibérale de l'Union européenne et sortir du carcan mortifère de l'austérité. Les négociations avec l'Eurogroupe et le bras de fer avec la Troïka ont conduit cet été à deux événements politique majeurs : la victoire du non au référendum, puis la signature par le gouvernement grec, sous la pression économique et politique des institutions européennes, d'un troisième Mémorandum. Les réussites et les échecs de cette expérience grecque, ses enseignements pour la gauche de transformation sociale, les nouvelles perspectives internationalistes qu'elles rendent possibles, sont désormais en discussion dans tous les pays européens et particulièrement en France. Cet ouvrage collectif propose de contribuer à ce débat stratégique en confrontant diverses positions concernant les enseignements de l'expérience grecque. Que s'est-il passé exactement en Grèce depuis la victoire électorale de Syriza le 25 janvier 2015 ? Une stratégie alternative (mesures unilatérales, sortie de l'euro, alliances internationales) aurait-elle permis une issue différente ? Comment ont évolué, et pourraient se modifier, les contradictions et les rapports de force dans l'Union européenne ? Comment une rupture avec les politiques austéritaires et néolibérales est-elle possible en Grèce, en France et en Europe ? En prenant position dans ce débat, dix chercheurs, militants et responsables politiques confrontent leurs analyses de l'expérience grecque des derniers mois, leurs évaluations de ses conséquences et opportunités politiques et leurs propositions pour l'avenir de l'Europe.
Comment penser les rapports entre travail et subjectivité ? Pour répondre à cette question, ce livre collectif réunit les contributions de philosophes et psychanalystes qui examinent les apports de la psychanalyse - notamment de la psychodynamique du travail - et leurs usages par les théories critiques, en particulier la théorie critique de l'école de Francfort. Afin de penser les incidences subjectives et politiques du travail, l'ouvrage dresse un bilan de la recherche à l'articulation des champs philosophiques et psychodynamiques. A travers l'analyse d'auteurs de référence, aussi bien classiques (Adorno, Arendt, Freud, Green, Horkheimer, Reich, Winnicott) que contemporains (Dejours, Fraser, Habermas, Honneth), les études ici réunies tentent de contribuer à l'élaboration d'une conception critique du travail et de la subjectivité héritière de Marx et de Freud et orientée vers la saisie des transformations contemporaines du travail. Des questions d'actualité, comme par exemple la souffrance au travail ou la gestation pour autrui, sont précisément abordées.
L'ouvrage interroge les significations que philosophes et sociologues attribuent au " social " afin de clarifier et de faire dialoguer leurs points de vue respectifs. Il détaille les enjeux de sa conceptualisation à partir de ses usages catégoriels : rapport social, action et institution sociales, obligation, norme et critique sociales, etc. Les contributions adoptent des perspectives diverses, s'inspirant du pragmatisme, de la phénoménologie sociale, de la sociologie de Chicago, de la psychologie clinique, ou de la Théorie critique. Toutes participent d'un questionnement commun : l'étude du " social " selon ses usages ontologiques ou normatifs, à des fins d'explicitation et de comparaison. L'ouvrage débute par un entretien croisé entre un philosophe et un sociologue, puis fait alterner des contributions d'auteurs venus des deux disciplines. Il montre qu'au-delà d'objets spécifiques et de références communes, le problème des sens du social constitue l'un des principaux terrains d'entente de la philosophie et de la sociologie.
Pour penser et agir dans la société contemporaine, en vue de l'émancipation de toutes et tous, il faut comprendre les processus de domination, mais aussi connaître les nouvelles stratégies. les références et les cultures de la critique sociale. Quelles formes d'émancipation les théories critiques, féministes, marxistes, anarchistes. du post-colonialisme et de la démocratie radicale, défendent-elles? Quels rapports entretiennent-elles avec les discours militants et politiques? Quels sont les sujets. les méthodes, les problèmes et les objectifs de la critique sociale aujourd'hui? Cet ouvrage collectif répond à ces questions, à travers analyses et prises de position de chercheur-e-s de courants théoriques et politiques différents. Ils abordent certains des domaines majeurs où les pratiques d'émancipation se réinventent: le travail, les identités, les cultures. le corps, l'engagement dans le rapport à la violence, les transformations récentes du capitalisme et de la question sociale, les nouvelles formes de mobilisation collective. Par leur dialogue et leur confrontation. ces contributions proposent une cartographie des métamorphoses en cours de la critique sociale, des outils théoriques d'analyse des sociétés contemporaines et des pistes vers de nouvelles luttes politiques pour l'émancipation sociale.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
Non l'hôpital public n'est pas mort! Car il soigne toujours, et plutôt bien. L'immense majorité d'entre nous lui voue un attachement fidèle, tous les sondages en témoignent! Un chantier de mise en pièces de l'hôpital, dont les meilleurs morceaux sont promis au privé, est aujourd'hui interdit au public: interdit au secteur public d'y prospérer pour le bien de tous, interdit au citoyen d'y inscrire ses désirs en vertu de la loi d'airain de concepts idéologiques surannés qui ont fait ailleurs la preuve de leur inanité. Dans ce livre, des sociologues, des politistes, des médecins, des économistes, des psychologues sont à son chevet, non pour adoucir sa fin en d'improbables soins palliatifs, mais bien pour réanimer l'énergie nécessaire à tous les acteurs de la santé dans ce pays. Ils vous livrent les clés pour reconstituer le puzzle de la politique aujourd'hui en oeuvre, qui plutôt que guérir l'hôpital d'une maladie dont il souffrirait, hâte sa disparition en lui inoculant le virus sournois et malfaisant du néolibéralisme qui infecte les services publics. Cet ouvrage est dédié à chacun d'entre nous, décidé à sauver ce qui a été, est, ou sera une étape de notre destin.