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Pfitz
Crumey Andrew ; Gnaedig Alain
ARBRE VENGEUR
8,50 €
Épuisé
EAN :9782916141527
En plein siècle des Lumières, un Prince cherche l'immortalité en inventant des villes fantastiques. Son rêve fou d'une Ville absolue le pousse à consacrer tout le génie de son peuple à cette entreprise. Mais prévoir tes plans et les cartes les plus détaillées de sa cité ne suffisant plus, il veut aussi en imaginer les habitants et les visiteurs. Au coeur d'une immense administration vouée à ce travail monumental, le cartographe Schenck, plutôt timide et rêveur, va croiser le chemin d'une superbe rousse, biographe en charge de la destinée d'un certain comte Zelneck. Entraîné par une passion qui stimule son inventivité, Schenck cherche à l'approcher en pénétrant dans la biographie du comte et en imaginant des aventures à son valet, un certain Pfitz. Mais on ne pas impunément dans la vie de personnages de fiction et notre innocent cartographe amoureux va vite prendre les dangers de la virtualité. Jeu de miroirs sur les sens de la fiction, réflexion à bride abattue sur les confusions du rêve et de la réalité en même temps que génial et inventif hommage au roman philosophique du XVIIIe siècle, Pfitz est un conte stupéfiant d'intelligence - ainsi qu'une sublime histoire d'amour.
Pour Sughrue, privé officiant à Meriwether dans le Montana, ce contrat avait tout d'une aubaine. Budget illimité pour écumer les bars des États-Unis à la recherche de Trahaerne, auteur à succès porté sur les fugues autant que sur la boisson. Sitôt l'écrivain débusqué dans un bar miteux de la côte ouest, Sughrue se trouve chargé d'une nouvelle enquête : il doit retrouver la trace de Betty Sue Flowers, jeune fille énigmatique disparue dix ans auparavant. La compagnie de Trahaerne étant plutôt agréable, notre privé embarque l'alcoolique dans son périple. Mais il ne pouvait prévoir sa fascination grandissante pour la disparue ni les ramifications sans fin de cette affaire où tous semblent sans cesse se jouer de lui. Le Dernier Baiser, roman emblématique du géant James Crumley, met en scène pour la première de ses aventures un détective inimitable qui balade son lecteur aux quatre coins de l'Ouest américain.
En ces premières années du XIXe siècle, l'officier de marine David Buchan débarque à Terre-Neuve dans la baie des Exploits: il a reçu pour mission de la Couronne britannique d'établir des contacts avec les Béothuks, une population indienne menacée d'extinction. Lorsque Buchan s'adresse aux membres les plus influents de la colonie, les Peyton, il pénètre dans un monde obscur d'allégeances et de vieilles rancunes. Celui qui deviendra son allié, John Peyton junior, maintient un équilibre inconfortable entre ses problèmes de conscience et le respect qu'il doit à son père - un patriarche autoritaire ayant une réputation d'impitoyable persécuteur d'Indiens. Quant à Cassie, qui tient la maison, elle s'acharne à défendre sa liberté entre l'amour inexprimé du fils et sa loyauté envers le vieux Peyton. L'expédition pacifique de Buchan vers le lac du Peau-Rouge et ses rebondissements vont entraîner bien des bouleversements tant chez les Indiens que chez les colons. Récit plein de suspense et de grandes passions, avec pour cadre les paysages rudes et grandioses de Terre-Neuve, ce livre exprime magnifiquement le vaste cours de l'Histoire et l'intimité de ceux qui se trouvent entraînés dans son sillage.
Résumé : Après sa précédente aventure (lire Les serpents de la frontière), Milo Milodragovitch s'est installé au Texas. Il est enfin riche et vit des amours déclinantes avec sa compagne Betty. Histoire de ne pas perdre la main, de blanchir son gros paquet d'argent sale et de ne pas sombrer totalement dans l'ennui, il s'est acheté un bar et a repris une licence de privé. Alors qu'il traîne dans un bar sinistre d'Austin à la recherche d'une épouse volage, il entre en collision avec un Noir gigantesque qui vient juste de flinguer le gérant du lieu, un dealer de drogue notoire. Les flics locaux débarquent et, avides d'envoyer un Black de plus dans le couloir de la mort, mettent la pression sur Milo pour qu'il les aide à coincer le coupable. Réintégrant aussitôt sa blanche armure, Milo décide de trouver le grand Noir avant eux mais, avant qu'il ait pu faire un pas, c'est le Texas et son cortège de corruption, de coups tordus, de policiers pourris et de politiciens véreux qui lui rentrent dedans de plein fouet... Véritable déchaînement de duplicité, de chantage, de meurtres et de vengeance, mais aussi d'humour, de tendresse, de loyauté et d'humanisme, La contrée finale gambade allégrement à travers ces territoires sauvages et féroces qui sont bien la marque de fabrique, l'appellation contrôlée, du grand écrivain qu'est James Crumley.
Dans la petite ville de Meriwether, dans le Montana, le privé Milo Milodragovitch est sur le point de se retrouver au chômage technique. Les divorces se font maintenant à l'amiable. Plus besoin de retrouver l'époux volage ou la femme adultère en position compromettante. Ne lui reste qu'à s'adonner à son activité favorite, boire. S'imbiber méthodiquement, copieusement, pour éloigner le souvenir cuisant de ses propres mariages ratés, de la décadence de sa famille, de son héritage qui restera bloqué sur son compte jusqu'à ses cinquante-trois ans - ainsi en a décidé sa mère. C'est alors que la jeune et très belle Helen Duffy pousse sa porte : son petit frère, un jeune homme bien sous tous rapports, n'a plus donné signe de vie depuis plusieurs semaines. Milo s'engage alors sur une piste très glissante. Dès son premier polar, James Crumley s'impose en grand maître du noir. Avec lyrisme, humanisme et humour, il dépoussière le mythe du privé et réinvente le genre.
Buchan John ; Mary Donatien ; Ohl Jean-Pierre ; Ho
En 1745, le Royaume Uni est secoué par la guerre que mène le prétendant au trône, Bonnie Prince Charlie, qui veut en chasser les Hanovriens. Parti d'Ecosse avec des combattants des Highlands, il marche sur le sud en espérant rallier à sa cause les nobles d'Angleterre. Officier qui lui est dévoué et ancien soldat du roi de France, Alastair Maclean s'est vu confier la mission de convaincre les hésitants, et c'est loin des grandes routes qu'il traverse un pays en proie aux doutes. Dans sa marche secrète, alors que sans cesse se dressent des obstacles ou des ennemis, que se dessinent des trahisons et des vengeances, il va découvrir le prix de la loyauté qu'incarnent celui qui deviendra un géant des Lettres mais n'est pour l'heure qu'un précepteur sans le sou, le Dr Samuel Johnson, et une figure énigmatique qui hante les forêts de la Vieille Angleterre avec sa horde mystérieuse des hommes nus, Midwinter. Epopée haletante qui conjugue l'aventure, l'histoire et l'espionnage, roman sur la solitude et le dévouement, réflexion superbe sur la fraternité et la liberté, Ceux de Midwinter permet à John Buchan, l'auteur du fameux Les 39 marches, de magnifier l'image du héros et de célébrer la beauté d'un pays qu'on sent profondément le sien.
Imaginez un monde qui sait qu'il court à sa perte, une humanité qui ne parvient plus à trouver un sens à sa course folle, dans laquelle même la littérature, produite par des égotistes à bout de souffle, n'est plus qu'un loisir parmi d'autres. Imaginez aussi un écrivain qui décide un jour d'obliger son éditeur à publier un livre scandaleux susceptible d'ébranler jusqu'aux plus sceptiques. Si vous ne connaissez pas encore Timothy Grall, rien de plus normal : Le livre qui va le rendre célèbre dans le monde entier n'a pas encore été écrit. Inutile néanmoins d'attendre un hypothétique futur pour faire sa connaissance et suivre le chemin qui le conduira, entre rébellion et altruisme, au statut inattendu d'auteur culte. Car tout ce qu'il faut savoir sur lui est contenu dans ces pages.
Résumé : On ne se méfie pas assez des fées, surtout celles qui errent dans les landes désertes et ont tôt fait de vous transformer en fourmi si vous acceptez de les prendre au sérieux. C'est cette aventure hors du commun que le héros de ce livre, tout d'abord incrédule avant de céder à l'émerveillement, va vivre pendant une année. Projeté dans l'univers d'une fourmilière, il découvre la grandeur d'une espèce minuscule dont, revenu au triste monde des hommes, il peinera à traduire les beautés, les intelligences et les héroïsmes. Sur un thème qui inspirera des auteurs plus ou moins fameux, Han Ryner le premier a imaginé une remarquable et passionnante plongée, vibrante de poésie. Il a surtout cherché "un prétexte à blâmer nos orgueils, à nous qui par les sens, sommes inférieurs à tant d'animaux, à nous qui souvent croyons tout savoir et dont l'intelligence très probablement doit errer magnifiquement parmi une foule d'erreurs insoupçonnées". Une leçon de littérature en même temps qu'une leçon de vie. Et un roman inoubliable.
Que se passe-t-il quand un écrivain, par nature voué au confinement quotidien, se voit rejoint par l'ensemble d'une population qu'on invite à rester cloîtrée ? Au pire il écrit ce qui lui arrive pour constater que ses congénères font comme lui et se racontent à grand renfort d'adjectifs égotistes et d'évidences narcissiques. Engagé dans L'Autofictif depuis treize ans, Eric Chevillard a pris l'habitude de concentrer en quelques phrases l'expérience d'une journée ou d'un moment, faisant d'une contrainte une stimulation. Avec Sine die (à l'origine à une commande du journal Le Monde venue se greffer à l'entreprise journalière), il réinvente le reportage immobile, le voyage autour de ma chambre (et mon jardinet), il s'amuse à voir son univers si habituellement balisé éclater en bulles inattendues, laissant venir à lui de dérisoires mais souvent hilarantes épiphanies.