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Les voleurs de rivière
Crummey Michael ; Philippe Isabelle
PAYOT
21,50 €
Épuisé
EAN :9782228898300
En ces premières années du XIXe siècle, l'officier de marine David Buchan débarque à Terre-Neuve dans la baie des Exploits: il a reçu pour mission de la Couronne britannique d'établir des contacts avec les Béothuks, une population indienne menacée d'extinction. Lorsque Buchan s'adresse aux membres les plus influents de la colonie, les Peyton, il pénètre dans un monde obscur d'allégeances et de vieilles rancunes. Celui qui deviendra son allié, John Peyton junior, maintient un équilibre inconfortable entre ses problèmes de conscience et le respect qu'il doit à son père - un patriarche autoritaire ayant une réputation d'impitoyable persécuteur d'Indiens. Quant à Cassie, qui tient la maison, elle s'acharne à défendre sa liberté entre l'amour inexprimé du fils et sa loyauté envers le vieux Peyton. L'expédition pacifique de Buchan vers le lac du Peau-Rouge et ses rebondissements vont entraîner bien des bouleversements tant chez les Indiens que chez les colons. Récit plein de suspense et de grandes passions, avec pour cadre les paysages rudes et grandioses de Terre-Neuve, ce livre exprime magnifiquement le vaste cours de l'Histoire et l'intimité de ceux qui se trouvent entraînés dans son sillage.
Le privé C. W. Sughrue s'occupe désormais d'un bar à plein temps, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des soucis d'argent. Assailli de procès, il se met au vert chez son vieil ami Solly, un avocat toxico qui lui trouve une mission insolite : récupérer de poissons tropicaux rares auprès d'un mauvais payeur, le chef d'un gang de bikers connu sous le nom de Norman l'Anormal. Après une confrontation musclée à coups de mitrailleuse, l'affaire prend un tour inattendu, et Norman engage Sughrue pour rechercher sa mère, kidnappée par son mari. C'est début d'une course effrénée qui le mènera des montagnes du Montana aux immensités désertiques du Nouveau-Mexique.
Résumé : Après sa précédente aventure (lire Les serpents de la frontière), Milo Milodragovitch s'est installé au Texas. Il est enfin riche et vit des amours déclinantes avec sa compagne Betty. Histoire de ne pas perdre la main, de blanchir son gros paquet d'argent sale et de ne pas sombrer totalement dans l'ennui, il s'est acheté un bar et a repris une licence de privé. Alors qu'il traîne dans un bar sinistre d'Austin à la recherche d'une épouse volage, il entre en collision avec un Noir gigantesque qui vient juste de flinguer le gérant du lieu, un dealer de drogue notoire. Les flics locaux débarquent et, avides d'envoyer un Black de plus dans le couloir de la mort, mettent la pression sur Milo pour qu'il les aide à coincer le coupable. Réintégrant aussitôt sa blanche armure, Milo décide de trouver le grand Noir avant eux mais, avant qu'il ait pu faire un pas, c'est le Texas et son cortège de corruption, de coups tordus, de policiers pourris et de politiciens véreux qui lui rentrent dedans de plein fouet... Véritable déchaînement de duplicité, de chantage, de meurtres et de vengeance, mais aussi d'humour, de tendresse, de loyauté et d'humanisme, La contrée finale gambade allégrement à travers ces territoires sauvages et féroces qui sont bien la marque de fabrique, l'appellation contrôlée, du grand écrivain qu'est James Crumley.
Dans le village de Mockbeggar, sur l'île de Terre-Neuve, la vie est rude, et cette rudesse se reflète dans le coeur des hommes. Au sein de cette petite communauté qui subsiste au rythme des saisons de pêche, un frère et une soeur se disputent le commerce de la région. D'un côté, Abe Strapp, rustre, stupide et brutal ; de l'autre, la Veuve Caines, imprévisible, froide et manipulatrice. Les deux sont prêts à tout pour l'emporter, quitte à mettre Mockbeggar à feu et à sang... Alors qu'année après année leur animosité s'accentue, nul n'échappe à la spirale de la violence. Et dans cette fresque au vitriol, où les tempêtes, les pénuries, les flibustiers et les maladies n'épargnent personne, c'est finalement le coeur humain qui se révèle être l'adversaire le plus redoutable. Un roman noir magistral, tour à tour paillard, comique ou effroyable, qui scrute les ténèbres de l'âme avec un indéniable panache.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer