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La contrée finale
Crumley James
GALLIMARD
24,90 €
Épuisé
EAN :9782070499359
Après sa précédente aventure (lire Les serpents de la frontière), Milo Milodragovitch s'est installé au Texas. Il est enfin riche et vit des amours déclinantes avec sa compagne Betty. Histoire de ne pas perdre la main, de blanchir son gros paquet d'argent sale et de ne pas sombrer totalement dans l'ennui, il s'est acheté un bar et a repris une licence de privé. Alors qu'il traîne dans un bar sinistre d'Austin à la recherche d'une épouse volage, il entre en collision avec un Noir gigantesque qui vient juste de flinguer le gérant du lieu, un dealer de drogue notoire. Les flics locaux débarquent et, avides d'envoyer un Black de plus dans le couloir de la mort, mettent la pression sur Milo pour qu'il les aide à coincer le coupable. Réintégrant aussitôt sa blanche armure, Milo décide de trouver le grand Noir avant eux mais, avant qu'il ait pu faire un pas, c'est le Texas et son cortège de corruption, de coups tordus, de policiers pourris et de politiciens véreux qui lui rentrent dedans de plein fouet... Véritable déchaînement de duplicité, de chantage, de meurtres et de vengeance, mais aussi d'humour, de tendresse, de loyauté et d'humanisme, La contrée finale gambade allégrement à travers ces territoires sauvages et féroces qui sont bien la marque de fabrique, l'appellation contrôlée, du grand écrivain qu'est James Crumley.
C'est sur un fond de country music, cette musique de l'Amérique profonde, que se déroulent les nouvelles de ce recueil. Elle rythme les journées du jeune soldat John Robert en permission chez ses parents, comme elle accompagne l'histoire tragique de Benbow, un pauvre type amoureux d'une femme qu'il aurait mieux fait d'éviter... Avec une tendresse bourrue pour ses héros désespérés, James Crumley nous offre trois textes rares.
Résumé : Qui a bien pu entrer par effraction dans le cabinet du docteur MacKinderick, psychanalyste dans la petite ville de Meriwether, Montana ? Pourquoi avoir dérobé les données confidentielles de patients en cours d'analyse ? Sughrue, seul détective privé de la région, vient à peine de commencer son enquête qu'il est le témoin involontaire d'un accident. Celui-ci ressemble furieusement à un meurtre, mais ne peut pas en être un. Bientôt, d'autres incidents invraisemblables et souvent sanglants s'accumulent. Mais pourquoi MacKinderick a-t-il proposé autant d'argent à Sughrue ? Pourquoi a-t-il soudain disparu ? Comment peut-il avoir autant d'ex-femmes ? Bien des questions qui se résument en une seule : comment peut-on être psychanalyste à Meriwether ? Le dernier roman de James Crumley nous entraîne dans un Montana aussi décadant que flamboyant.
Résumé : " Hammett avait San Francisco, Chandler Los Angeles. Crumley, lui, a Meriwether (et Chandler !). Meriwether, c'est évidemment Missoula, la ville la plus moche et la plus attachante du Montana [ ... ]. On aurait tort de prendre Crumley pour un auteur de romans policiers, même s'il en écrit. Comme Chandler, il est surtout bon à créer des personnages, et n'excelle rien tant que dans les moments creux - ceux qui ne font en rien avancer l'histoire. " Philippe Garnier. Libération.
Résumé : Sur fond de pierre du Viêt-Nam, deux hommes, Slag Krummel et Joe Morning, le sergent dur-à-cuir et le soldat gauchiste, s'évertuent à essayer de se tuer plutôt que d'avoir à s'avouer qu'ils s'aiment, jusqu'à ce que Krummel, en s'éveillant sur un lit d'hôpital, ne sache plus très bien s'il a, oui on non, descendu Morning en plein champ de bataille... Contre toutes apparences. " Un pour marquer la cadence " est donc une histoire d'amour. Une romance violente, rugueuse et contondante où espérer consiste à tenir sa garde haute. C'est aussi une fable noire et ambiguë, une variation sur les horreurs de la guerre et de l'amitié et sur les chassés-croisés surprenants des ombres du souvenir. " Un pour marquer la cadence " est le premier roman de James Crumley, celui où son style, mélange détonant de virtuosité poétique et de trivialité ricanante, n'avait pas encore fait l'expérience de la retenue. C'est, sans doute, ce qui le rend excessivement passionnant.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.