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Le canon. Moyen âge - Renaissance
Crouy-Chanel Emmanuel de ; Faucherre Nicolas
RABELAIS
70,00 €
Épuisé
EAN :9782869067493
En deux siècles, du début de la guerre de Cent ans jusqu'aux guerres d'Italie, le canon va radicalement transformer l'art militaire et changer le cours de l'histoire des Etats européens. Des premiers tonnoires, tout juste bons à projeter des traits incendiaires, jusqu'aux canons de batteries à boulet de fer, pulvérisant en quelques heures des murs de plusieurs mètres d'épaisseurs, l'histoire du canon au Moyen Age et à la Renaissance est riche, variée, bien loin de l'image d'Epinal des bombardes démesurées et inefficaces. Renouvelant l'histoire de l'artillerie médiévale, cet ouvrage identifie les étapes de cette évolution en France du Nord, démêle les pièges d'un vocabulaire foisonnant (qui n'est pas le même, par exemple, pour l'artillerie royale française et l'artillerie ducale bourguignonne), montre l'impact de la nouvelle arme sur la guerre de siège, la guerre en campagne et la guerre sur mer. Cette clarification sera précieuse aux historiens de l'architecture, cherchant à comprendre l'évolution de la fortification de transition, aux historiens de l'Etat, voulant mesurer l'enjeu de la nouvelle arme pour les structures administratives des Etats modernes en cours de constitution, et, de manière générale, pour tous les passionnés d'histoire du Moyen Age ou de la Renaissance.
Cet ouvrage est le fruit d'un sentiment d'urgence. On parle abondamment de la " crise " : de la finance, de la dette. La remise en cause des modes de fonctionnement que l'on pensait " éternels " a des conséquences sur la façon de concevoir l'entreprise : l'exigence concurrentielle, le climat d'incertitude imposent de s'orienter vers une entreprise " apprenante " au sein de laquelle chacun peut contribuer à la performance globale. Les auteurs ont pour objectif d'aider managers et dirigeants à prendre du recul, à confirmer ou infirmer leurs intuitions, en développant la motivation, en stimulant la créativité, en favorisant l'initiative au sein de leurs équipes (performance = prise de risques + créativité). La démarche (à 4 temps) proposée a été bâtie à partir des nombreuses interventions des auteurs en entreprise, chacune transformée en autant d'histoires " réelles ". À la fin de chaque chapitre sont proposées : une rubrique " pour aller plus loin " avec l'analyse d'un ouvrage directement relié au thème traité, une liste de questions et une page " réflexion " réservée aux notes personnelles du lecteur.
Dreyfus Jean-David ; De Crouy-Chanel Emmanuel ; Fr
La nécessité sans cesse accrue de mieux connaître les vestiges archéologiques, menacés lors des opérations d'urbanisme ou d'aménagement a conduit le ministère de la Culture, à partir des années 1970, à mettre en place des mécanismes permettant la prise en compte de ce patrimoine. Mais les solutions retenues étaient, tant en ce qui concerne les organes d'intervention que les modes de financement, discutables sur le plan juridique. Aussi la loi du 17 janvier 2001 est-elle, enfin, venue instituer des règles juridiques précises. Pour analyser le nouveau système instauré par la loi et ses décrets d'application, un colloque, organisé par le ministère de la Culture et de la Communication (Direction de l'architecture et du patrimoine) et le Centre d'études et de recherche en droit de l'environnement, de l'aménagement et de l'urbanisme (CERDEAU, UNIR de régulation économique et sociale) de l'Université Paris I (Panthéon- Sorbonne) s'était tenu à la Sorbonne le 10 décembre 2002. Ce livre regroupe les communications faites à cette occasion, actualisées pour tenir compte des profondes réformes dues à la loi du 1er août 2003. Ainsi sont étudiés le " Patrimoine archéologique et la gestion des territoires " puis " L'exécution des opérations archéologiques ", alors que diverses contributions aux débats apportent leur concours à l'étude de ce nouveau système juridique.
Depuis longtemps, le canon est considéré comme l'une des innovations techniques ayant transformé le cours de l'histoire des États européens. En moins de deux siècles, ceux-ci passèrent des canons portatifs pour jet de flèches incendiaires aux batteries de pièces lourdes pouvant faire brèche dans des murs de dix mètres d'épaisseur. À partir de sources françaises, l'auteur retrace avec précision et clarté les étapes de cette évolution souvent mal cernée. Un éclairage nécessaire pour mieux comprendre l'art de la guerre.
Cet ouvrage porte sur la peinture sur pierre, technique qui apparaît en Italie autour de 1530. Dans un premier temps, cette technique, mise au point par le peintre vénitien Sebastiano del Piombo, vers 1530, s'inscrit dans les débats relatifs au Parallèle des Arts, à la suprématie de la sculpture ou de la peinture. La durée apparaît comme un problème fondamental ; la peinture sur pierre constituerait une réponse puisqu'elle offrirait l'avantage de se conserver plus longtemps que les tableaux peints sur des supports traditionnels comme le bois ou la toile. Dans un deuxième temps, à partir des années 1580-1590, les artistes varient leurs productions en employant des supports comme le jaspe, l'améthyste, l'agate, ou l'albâtre. La diversité et la richesse des matériaux répondent alors à deux attentes : elle correspond au goût pour la préciosité et s'inscrit dans une connivence entre art et nature. Florence et Rome deviennent des centres de production importants et de nombreuses familles dont les Médicis et les Barberini jouent un rôle primordial dans cet essor. Parallèlement, les artistes, poussés par le désir de transposer sur de grandes surfaces les effets picturaux obtenus avec la peinture à l'huile, se lancent dans diverses expérimentations. C'est vraisemblablement dans un tel contexte qu'il faut inscrire l'élaboration de peintures d'autel sur pierre entre 1530 et 1620. Sebastiano del Piombo en serait également l'initiateur mais d'autres personnalités artistiques dont Pierre Paul Rubens seront amenés à élaborer des peintures de grand format sur pierre.
Ce livre est un voyage à travers l'ivresse et l'ivrognerie dans la France d'Ancien Régime tous ceux que Diderot appelle avec humour les "inspirés de la gourde" sont présents. C'est aussi une innovation : c'est le premier livre à proposer une analyse historique rigoureuse et systématique de ce phénomène culturel. C'est une oeuvre d'histoire culturelle au sens large. Elle a une vocation d'histoire totale puisque les points de vue politiques, religieux, judiciaires, économiques, sociaux et culturels y sont analysés tant à l'échelle du royaume qu'à l'échelle locale. Cette analyse historique de l'ivresse et de l'ivrognerie met en évidence que les oppositions religieuse, politique, morale, économique et médicale qui se développent en France du XVIe au XVIIIe siècle ne parviennent pas à lutter efficacement contre l'ivresse dans le pays. Une "culture de l'enivrement" imbibe fortement l'ensemble du corps social, de la tête aux membres, des élites au peuple. Les oppositions s'avèrent pragmatiques et marquées par le compromis. L'opposition religieuse et politique directe n'est qu'illusoire et l'émergence d'une opposition morale, économique et médicale ne permet pas de résoudre davantage le problème. Une réflexion de Jean-Jacques Rousseau résume bien le positionnement adopté face à l'enivrement : "ne cherchons point la chimère de la perfection mais le mieux possible".
Lacroix Thomas ; Daghmi Fathallah ; Dureau Françoi
Les migrations internationales contribuent à définir l'Etat et ses formes de citoyenneté. Elles modifient les relations professionnelles, transforment les espaces géographiques et jouent un rôle fondamental dans les expressions artistiques. Par effet miroir, les pratiques des migrants sont, elles aussi, tributaires des contraintes et opportunités qu'ils rencontrent dans les espaces qu'ils traversent, sinon investissent. De l'Europe au continent américain en passant par l'Afrique, ce livre illustre la façon dont les études migratoires permettent d'éclairer les sociétés contemporaines, depuis leur construction politique jusqu'aux multiples échelles servant à l'analyse des pratiques sociales quotidiennes. Prises ensemble, elles initient un dialogue nécessaire entre spécialistes des migrations et des sciences sociales. En d'autres termes, penser les migrations est "un moyen de penser la société", au-delà de la question du contrôle des frontières par les Etats, à laquelle elles sont trop souvent réduites.
Résumé : Le banquet est une activité représentative des valeurs de l'élite gréco-romaine du IIe siècle apr. J.-C. Il symbolise l'otium (loisir) et la paideia (culture). Le banquet était déjà le cadre de la transmission des normes comportementales et des valeurs de l'élite à l'époque archaïque, en Grèce, par l'entremise des poèmes épiques et lyriques et par l'observation des pratiques des Anciens. A partir du IVe siècle av. J.-C., dans les écoles de philosophie, les manuels de bienséance concourent également à la formation des futures élites politiques et intellectuelles de la Grèce ancienne. A leur époque, Plutarque de Chéronée, Lucien de Samosate et Athénée de Naucratis, par [entremise du banquet littéraire, participent, à leur manière, à la diffusion des connaissances et des bonnes manières. Ils réfléchissent aux manières de table contemporaines en convoquant les autorités littéraires appartenant au passé. Souvent, ils mettent en avant une dégradation des moeurs, faisant preuve d'un préjugé, d'une observation inverse à celle de Norbert Elias pour l'Europe moderne. La thèse du sociologue Elias sur le processus évolutif des bonnes moeurs n'est pas opérante pour [étude des mondes anciens. Au IIe siècle apr. J.-C., à l'époque de l'Empire, les élites grecques et romaines partagent les mêmes loisirs et les mêmes référents culturels. Les banquets grec et romain s'unissent pour former une seule et même institution, un banquet gréco-romain participant à la définition identitaire des élites de l'Empire, comme peuvent l'attester l'apparition de triclinia dans le monde grec et l'introduction de l'épouse grecque au banquet.