Figure majeure du design graphique européen contemporain, Wim Crouwel (1928-2019) a marqué l'histoire de la discipline par sa pratique étendue du design, appliquée tant au domaine culturel qu'au domaine commercial. Au cours de sa carrière, il a réalisé à la fois des travaux de création typographique, des identités visuelles, de la signalétique, des af ? ches, des travaux d'édition, ou encore la scénographie d'expositions. Il a également été directeur du Boijmans Van Beuningen Museum de Rotterdam entre 1985 et 1993. Cet ouvrage constitue la première publication en langue française sur le travail de Wim Crouwel, dont l'influence se confirme aujourd'hui auprès des jeunes générations. Dès les années 1950, et durant les décennies suivantes, ce néerlandais, dont le rayonnement dépasse largement les frontières des Pays-Bas, est parvenu à développer une approche de la création graphique alliant l'héritage moderniste à la fantaisie du pop. A travers trois textes rédigés par Wim Crouwel, Catherine de Smet et Emmanuel Bérard, cet ouvrage témoigne de la diversité de l'oeuvre de Wim Crouwel et revient sur son travail sur les identités visuelles, l'édition, ou la création d'affiches. Abondamment illustré, ce livre se concentre tout particulièrement sur la mise en pages des catalogues réalisés pour des musées tels le Stedelijk Museum d'Amsterdam, ainsi que sur la genèse et la présentation du New Alphabet, créé entre 1964 et 1967. Cet ouvrage est une réédition réactualisée de la version parue pour la première fois en 2007 à l'occasion de l'inauguration de l'exposition " Wim Crouwel, Architectures typographiques ? : 1956-1976 " à la galerie Anatome à Paris.
Une histoire d'amour hors du commun, entre une écrivaine et un immeuble : Le Signal. L'histoire d'un rêve immobilier ayant viré au cauchemar, du fait de l'érosion marine. Comment habiter un lieu abandonné, comment l'aimer, que retenir de sa dégradation : une enquête menée par Sophie Poirier, alliant sociologie et poésie.
Résumé : Ce volume est le complément indispensable des quatre tomes qui, dans cette même Collection, ont présenté en 1978 et 1980 le texte et la traduction du grand ouvrage d'Origène intitulé " Des principes ". On trouvera ici d'abord quelques pages rédigées par M. Manlio Simonetti concernant la tradition manuscrite du texte, ainsi que des " Addenda et Corrigenda " préparés par le P. Henri Crouzel pour les volumes précédents. Ensuite, un index doctrinal renvoie aux notes du commentaire et remplace au mieux un exposé de la théologie origénienne, dont la complexité, avec ses antithèses et ses nuances, ne saurait souffrir un condensé de quelques pages. Enfin, quatre index terminent ce volume : Ecriture, autres textes cités, noms propres et, pour terminer, mots grecs et mots latins.
Ouvre de jeunesse qui a valu quelques ennuis posthumes à son auteur, le " Traité des Principes " permet à Origène de construire sa pensée théologique en faisant le tour des questions ouvertes dans la théologie de son temps : Dieu, le Christ, les créatures raisonnables, le monde, l'inspiration de l'Ecriture. Les livres III et IV sont consacrés au libre arbitre humain, aux hommes et aux démons, au monde, à l'Ecriture. Le présent volume offre le commentaire de ces deux livres : le lecteur trouvera dans ces notes, d'une part une explication suivie du texte, avec ses sources et ses parallèles, d'autre part une discussion, chaque fois que nécessaire, sur la teneur même du texte, transmis seulement dans la version latine de Rufin qui prenait des libertés par rapport à l'original. Les fragments cités par Jérôme sont donnés en note. Le lecteur a donc en mains les outils pour entrer dans l'intelligence de cette oeuvre riche et complexe.
Ces homélies, qui nous sont parvenues dans la traduction latine de Jérôme, constituent l'explication suivie la plus ancienne de l'Evangile de Luc.Ambroise y a puisé très largement et, par lui, l'exégèse origénienne a exercé une influence capitale sur l'interprétation postérieure de ce texte évangélique.Prêchées devant le commun des fidèles, et plus spécialement devant les catéchumènes, ces homélies nous livrent sans détour l'âme ardente d'Origène. Continuellement y affleure l'amour profond, mais discret, du prédicateur pour celui qu'il appelle «mon Jésus».
S'appuyant sur le postulat de Ju ? rgen Habermas selon lequel la modernité est un "projet inachevé" , Robin Kinross situe les débuts d'une véritable pratique moderne de la typographie aux alentours de 1700, avec la publication, en Angleterre, du premier traité de typographie, les Mechanick exercises (1683-1684) de Joseph Moxon, et la création du romain du roi en France. Il livre ici une histoire de la typographie moderne envisagée dans un sens large, bien au-delà du modernisme formel, en privilégiant les démarches et les praticiens qui, en Europe ou aux Etats-Unis, ont su articuler savoir et pratique - à l'instar des réformateurs anglais ou des membres de la nouvelle typographie. En prenant en compte les avancées techniques et le contexte dans lequel les typographes opèrent, Robin Kinross met ainsi l'accent sur les aspects sociaux, politiques, techniques et matériels qui informent leur pratique. L'originalité de cet essai se situe à plusieurs niveaux : récit vivant et critique des développements de la typographie au cours des siècles, il est enrichi par des exemples représentatifs, rarement montrés auparavant, et propose une ouverture pour d'autres investigations.