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TRAITE DES PRINCIPES. Tome 4, Livres 3 et 4, Commentaire et fragments
Crouzel Henri
CERF
41,00 €
Épuisé
EAN :9782204015394
Ouvre de jeunesse qui a valu quelques ennuis posthumes à son auteur, le " Traité des Principes " permet à Origène de construire sa pensée théologique en faisant le tour des questions ouvertes dans la théologie de son temps : Dieu, le Christ, les créatures raisonnables, le monde, l'inspiration de l'Ecriture. Les livres III et IV sont consacrés au libre arbitre humain, aux hommes et aux démons, au monde, à l'Ecriture. Le présent volume offre le commentaire de ces deux livres : le lecteur trouvera dans ces notes, d'une part une explication suivie du texte, avec ses sources et ses parallèles, d'autre part une discussion, chaque fois que nécessaire, sur la teneur même du texte, transmis seulement dans la version latine de Rufin qui prenait des libertés par rapport à l'original. Les fragments cités par Jérôme sont donnés en note. Le lecteur a donc en mains les outils pour entrer dans l'intelligence de cette oeuvre riche et complexe.
Résumé : Ce volume est le complément indispensable des quatre tomes qui, dans cette même Collection, ont présenté en 1978 et 1980 le texte et la traduction du grand ouvrage d'Origène intitulé " Des principes ". On trouvera ici d'abord quelques pages rédigées par M. Manlio Simonetti concernant la tradition manuscrite du texte, ainsi que des " Addenda et Corrigenda " préparés par le P. Henri Crouzel pour les volumes précédents. Ensuite, un index doctrinal renvoie aux notes du commentaire et remplace au mieux un exposé de la théologie origénienne, dont la complexité, avec ses antithèses et ses nuances, ne saurait souffrir un condensé de quelques pages. Enfin, quatre index terminent ce volume : Ecriture, autres textes cités, noms propres et, pour terminer, mots grecs et mots latins.
S'il fallait classer les oeuvres d'Origène par ordre d'importance, le " Traité des principes " (évoquant les doxographies scolaires qui s'ouvrent par les " principes ") figurerait au tout premier ordre. Ce long exposé sur sa conception de la cosmologie révèle les lignes directrices de son oeuvre philosophique, exégétique et spirituelle qui allie la lecture des Ecritures avec les connaissances scientifiques et philosophiques de son temps.
Aujourd'hui, de nombreux théologiens, moralistes ou canonistes, sont préoccupés par le problème que pose le nombre croissants des divorcés remariés parmi les chrétiens : l'Eglise ne pourrait-elle, sans mettre en danger sa fidélité à la volonté du Christ, assouplir son attitude à leur égard ? Une littérature considérable s'est affrontée aux textes du Nouveau Testament et en a proposé des interprétations multiples et diverses. Les écrits et les institutions des premiers siècles chrétiens nous apprennent comment les plus proches héritiers des apôtres ont entendu ces textes, à une époque où le droit civil admettait, comme aujourd'hui, le remariage après divorce. Les étudier n'est pas prôner une fidélité littérale à ce qu'ils ont dit ou fait, mais permettre de remonter à la volonté du Christ, en dégageant leur témoignage des formes contingentes imposées par les situations d'autrefois. Une étude historique, aussi poussée que possible, a paru nécessaire : les textes doivent être replacés dans leur contexte ; les mots sont à comprendre selon le sens que leur donnent ceux qui les emploient. Il faut éviter de violenter les déclarations des auteurs anciens en les faisant passer à travers des grilles d'interprétation sans fondement prouvé, et quelquefois même en contradiction avec ce que disent les Pères. Quel que soit le désir de parvenir aujourd'hui à une solution satisfaisante du problème des divorcés remariés, l'honnêteté exige qu'il ne nuise pas à l'exactitude historique : une intention apologétique visant à maintenir la discipline reçue aurait le même effet. L'auteur a voulu passer entre ces deux écueils pour fournir à l'actuelle remise en question des données historiques qui soient authentiques
S'il fallait classer les oeuvres d'Origène par ordre d'importance, le " Traité des principes " (évoquant les doxographies scolaires qui s'ouvrent par les " principes ") figurerait au tout premier ordre. Ce long exposé sur sa conception de la cosmologie révèle les lignes directrices de son oeuvre philosophique, exégétique et spirituelle qui allie la lecture des Ecritures avec les connaissances scientifiques et philosophiques de son temps.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.