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De l'humour
Critchley Simon ; Pinet Nicolas
KIME
15,30 €
Épuisé
EAN :9782841743490
L'ouvrage de Simon Critchley offre un panorama de l'humour en Occident, de l'antiquité à nos jours : Aristote côtoie les Marx Brothers et Swift les bandes dessinées de Gary Larson. Dans un perpétuel va et vient entre les textes sérieux et les exemples tirés de la culture populaire, l'auteur opère des rapprochements inattendus entre les différentes conceptions de l'humour et approfondit toutes les notions et les pistes majeures l'humain et l'animal ; le corps et l'âme ; la machine et le vivant ; le rapport éthique-ethnicité ; le sens commun et le différent ; le moi et le sur-moi. On y retrouve Platon, Horace, Rabelais, Descartes, Hobbes, Diderot, Freud, Breton, Kafka, jusqu'à Bernhardt et Beckett en passant par les comiques du cinéma (Chaplin, Keaton, Tati, Monty Python).
Critchley Thomas ; Bour Jean-Michel ; Wailly Phili
Felin le plus séduisant et le plus populaire au monde, le Persan continue, après des siècles de gloire et de vénération, à charmer les félinophiles d'aujourd'hui. C'est un chat rond mais puissant, ses grands yeux lui donnent une expression très douce. Sa fourrure, la plus longue de tous les chats de race, est soyeuse, souple et aérienne. De nature débonnaire, c'est un compagnon calme et très facile à vivre. Vous trouverez dans ce livre : les origines du Persan, ses caractéristiques physiques et sa personnalité, comment en faire l'acquisition, sa maintenance (sécurité, alimentation, toilettage), son éducation et son comportement, l'élevage, les expositions, des conseils de santé pour ce félin affable.
Résumé : Le suicide a été vanté dans l'Antiquité gréco-latine comme un geste d'honneur (mieux vaut une mort digne qu'une vie infâme) avant d'être condamné par les religions ou d'être vu comme une pathologie par la psychiatrie. Simon Critchley parcourt sans jugement les histoires de suicides, de Sénèque à Kurt Cobain, et démonte les arguments moraux et théologiques selon lesquels un individu n'a pas le droit de disposer de sa vie. Mais inversement il critique l'individualisme qui prétend que chacun est l'exclusif propriétaire de soi-même. C'est en examinant les lettres d'adieu laissées par les suicidés que Critchley accède au plus près du suicide. La manière de se tuer, les lieux choisis, les mots et les symboles qui accompagne le geste meurtrier ont une importance essentielle. La façon de mourir donne un sens à la vie passée, ce qui effraie et fascine les survivants. Car l'horreur du suicide se tient dans cette question qu'il pose à tous : la vie vaut-elle la peine d'être vécue ?
Résumé : Pour tous les rêves et les rêveurs Quand les lumières s'éteignent, mais que ton esprit reste éveillé... Impossible de dormir ? Dans un monde agité, qui nous laisse très peu de temps de liberté et de solitude, quoi de plus normal ? Ainsi, le calme et la nuit venus, les émotions affluent, certaines peurs resurgissent, les idées fusent. Ces pages pleines de subtilité et de légèreté aideront les esprits agités à traverser les nuits sans sommeil. Et même à les apprécier ! Avec des exercices créatifs et des questions perspicaces, ce livre permet de relativiser les problèmes irrésolus de la journée. Peu à peu, il offre la possibilité de se recentrer sur l'essentiel, d'identifier ce qui compte vraiment, de mieux comprendre la personne la plus importante au-delà de tout : TOI. Bienvenue dans ton journal, qui te permettra de savourer le sel de la vie, à tes heures perdues et au-delà.
Pythagore préféra se faire massacrer plutôt que de traverser un champ de fèves; Platon serait mort d'une infestation par les poux Epicure accueillit sa fin avec joie, entouré de ses amis - "la mort n'est rien pour nous", disait-il; Descartes fut emporté par une pneumonie à la suite des leçons matinales qu'il prodiguait au coeur de l'hiver suédois; Voltaire. pourfendeur de l'Eglise, demanda à être confessé par un prêtre sur son lit de mort: Kant termina sa vie sur ce mot: "Sufficit", "c'est assez"; Bentham se fit embaumer pour être exposé dans une vitrine à l'University College de Londres; Simone Weil s'est laissée mourir de faim pendant l'Occupation; Camus est mort d'un accident de voiture, rattrapé par l'absurde; Sartre lança un jour: "La mort? Je n'y pense pas": 50 000 personnes assistèrent à ses funérailles.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.