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Emotions et philosophie. Des images du récit aux mots de la morale
Boccara Nadia ; Crisi Francesca
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782296564350
Dans les Lettres persanes de Montesquieu, en introduisant la parabole des Troglodytes, Uzbek écrit à Mirza : " Il y a certaines vérités qu'il ne suffit pas de persuader, mais qu'il faut encore faire sentir ". Ce " faire sentir " a constitué le fondement de notre travail, car nous pensons que c'est la seule manière de faire se passionner les étudiants pour la philosophie. La philosophie, celle que l'on pratique dans ce livre, ne poursuit pas des vérités absolues, extérieures au sujet, mais des vérités que le sujet recherche en lui-même, et surtout dans le dialogue rigoureux avec d'autres interlocuteurs, afin de parvenir à un accord, et donc à la clarté, aussi bien sur la terminologie que sur le contenu. Une philosophie morale caractérisée par la recherche d'un langage narratif qui relève des thématiques de la vie et des choix éthiques que la philosophie systématique exprime souvent de façon abstraite à travers un langage pour initiés. La philosophie pratique se propose de porter la rigueur et la précision, que les penseurs poursuivent en solitaire, parmi les personnes engagées dans la vie active. C'est une philosophie à la recherche d'une confrontation nécessaire, afin de partager avec d'autres ses propres découvertes.
Dans une inquiétante Italie, une lente migration nous mène, de dérive en dérive, juste en dehors d'un réel tout proche. Ces six nouvelles vacillent et nous entraînent dans ce sous-jacent vertigineux où l'on devine un danger innomé. Saturnia, Erice : deux escales bien humides, où l'on échappera de peu à la noyade. Entre ces deux étapes rien de tangible, les certitudes fuient de failles en lézardes. Le temps est soudain altéré, l'histoire glisse sur elle-même et bégaye. Hérode, les Gonzague ou Marco Polo en sont tout retournés. Le cerveau décérébré d'un ex président flotte au dessus de Bologne. Tout va bien.
Il y a vingt ans paraissait le premier volume de la Religion populaire des Mayas dont ce livre est la suite. Durant ces vingt ans, j'ai collecté des récits, observé et filmé des rituels, partagé des vécus. En vingt ans, la religion populaire des Mayas a beaucoup changé, mais ces changements n'empêchent pas les Mayas de rester vivants, avec leurs langues; leurs contes, leurs traditions métisses. Rappelons que les Mayas yucatèques sont les seuls autochtones d'Amérique à prendre le nom de "métis", xa'ak en maya yucatèque. Aujourd'hui saints, chamanes et pasteurs cohabitent dans une même société : les saints sont des fous de Dieu et des ancêtres vénérés ; les chamanes, h-men et x-men, ah k'in et espiristas, soignent les personnes et la terre ; les pasteurs ont des vécus mythiques et prêchent en maya et les paysans rêvent des prophètes de l'Ancien Testament. Aujourd'hui comme hier, les Mayas savent que la nuit est le temps de la création, et l'écriture de la nuit, ak'ab ts'ib - que les archéologues appellent écriture glyphique - nous raconte ces histoires.
Destiné aux élèves des grandes écoles scientifiques, cet ouvrage, issu de cours de mathématiques donné à l'Ecole de Physique et de Chimie, présente l'essentiel de la théorie des distributions de Laurent Schwarts. De nombreux exemples et exercices accompagnés de leur solution illustrent le caractère pratique de cette théorie. Bien que la théorie des distributions repose sur des bases élémentaires et que ses méthodes soient simples à appliquer, nombreux sont encore les ingénieurs et physiciens qui hésitent à l'utiliser. Ils se privent ainsi d'un outil de choix : diverses opérations sont, en effet, légitimes au sens de distributions, alors qu'elles ne le sont pas au sens des fonctions. Cette théorie simplifie considérablement l'étude des équations différentielles linéaires, on ne peut l'éviter lorsqu'on expose la transformation de Fourier, elle met clairement en évidence l'importance de la notion de produit de convolution, elle permet une justification complète et correcte des règles de calcul symbolique.
Dans une époque caractérisée, d'une part, par la crise de la raison et d'autre part, par la prétention concomitante des religions de s'ériger en uniques détentrices des valeurs morales, Nadia Boccara repense les Lumières de David Hume, les concepts de raison, de passion et tous ceux qui leur sont rattachés, leur rôle dans la culture et la société européenne moderne. En particulier, l'auteur met en question la vision caricaturale d'une raison totalitaire et réussit à nous convaincre que sont rares les époques qui se sont penchées avec une telle intensité sur la subjectivité de l'homme, ses pensées, ses passions, ses émotions. En remontant aux fréquentations littéraires et philosophiques du penseur écossais, ce livre révèle d'une part, une sagesse riche de bon sens qui permet à Hume d'éviter le risque de la solitude et de la mélancolie - risque que court la raison positiviste - et de l'autre, l'exaltation de la sensibilité qui mène à la conversation et à une raison respectueuse des passions. Il montre en fin de compte comment l'homme de lettres, le philosophe, peut concilier la possibilité de s'établir en un territoire personnel et privé, en donnant à la distance réflexive solitaire sa location, sans s'éloigner des affaires humaines.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.