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Saints, chamanes et pasteurs. La religion populaire des Mayas, II
Boccara Michel
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782296549999
Il y a vingt ans paraissait le premier volume de la Religion populaire des Mayas dont ce livre est la suite. Durant ces vingt ans, j'ai collecté des récits, observé et filmé des rituels, partagé des vécus. En vingt ans, la religion populaire des Mayas a beaucoup changé, mais ces changements n'empêchent pas les Mayas de rester vivants, avec leurs langues; leurs contes, leurs traditions métisses. Rappelons que les Mayas yucatèques sont les seuls autochtones d'Amérique à prendre le nom de "métis", xa'ak en maya yucatèque. Aujourd'hui saints, chamanes et pasteurs cohabitent dans une même société : les saints sont des fous de Dieu et des ancêtres vénérés ; les chamanes, h-men et x-men, ah k'in et espiristas, soignent les personnes et la terre ; les pasteurs ont des vécus mythiques et prêchent en maya et les paysans rêvent des prophètes de l'Ancien Testament. Aujourd'hui comme hier, les Mayas savent que la nuit est le temps de la création, et l'écriture de la nuit, ak'ab ts'ib - que les archéologues appellent écriture glyphique - nous raconte ces histoires.
Sandrine, issue de la bourgeoisie catholique, bacule vers l'action violente et se retrouve entraînée, presque malgré elle, dans les combats du jihad . A travers ce récit, nous assistons à la métamorphose graduelle d'une jeune fille qui passe de l'indignation morale de l'adolescence à un engagement en apparence exaltant au sein d'un groupe terroriste.
Dans la culture yucatèque, l'os est vivant, soutient la chair, la nourrit, lui donne la vie ; c'est un os fertile. Le terme Bak, qui signifie entre autres "os" et "verser de l'eau" peut donc se traduire par "os fertile" et a donné son nom à la Mère cosmique, Ix Bak. Une maîtresse mort non pas terrifiante comme peut l'être la camarde occidentale mais aussi promesse de renouveau et d'avenir. Les Mayas de l'époque préhispanique - et quelques-uns encore de leurs contemporains - savent que philosopher, c'est apprendre à mourir. Pour eux, les morts ne sont pas morts, la mort n'est pas la mort. Mais avec la conquête espagnole, ils sont précipités brutalement dans un monde où la mort a été inventée. C'est ce choc entre ces deux "morts", c'est-à-dire deux conceptions très différentes de la mort, qui est raconté dans ce livre. Fruit de quarante ans de vivre ensemble de l'auteur avec ses amis yucatèques, cette étude croise trois approches : la description et l'analyse du traitement des morts - le nettoyage et l'exposition des os du défunt - dans la région Ouest de la Péninsule yucatèque, point de départ de son analyse ; une tentative, à travers l'étude de quelques concepts yucatèques, de cerner la philosophie yucatèque de la mort ; enfin, une étude de la mythologie de la mort, à partir d'un corpus extensif de récits, de vécus et de pratiques mythiques.
Tous les avocats, tous les ethnologues, tous les chercheurs, tous les historiens ils sont tous blancs, les Aborigènes sont juste des fournisseurs de preuves " Ce constat de Tibby Quall explique le point de départ de cet ouvrage : écrire un livre dans lequel les premiers Australiens (généralement appelés Aborigènes) et les Australiens originaires d'Europe parlent et analysent ensemble leur pays. C'est pourquoi on trouvera des textes écrits par les uns et les autres. Ce livre est le produit d'expressions croisées : noires et blanches comme on dirait Yin et Yang pour inventer une nouvelle Australie qui soit fidèle à l'ancienne. Ce livre contient les voix de ceux que le gouvernement australien ne veut pas entendre et qu'il ne veut pas que vous écoutiez. Il soulève des questions sur lesquelles, nous l'espérons, la pression internationale peut agir.
Résumé : Pierre Capelle est soigneur dans la vallée du Lot, non loin de Saint-Céré. Après avoir été artisan, il accompagne depuis vingt ans certains de ses patients à la pratique de l'éveil à l'arbre, qui consiste en une forme de méditation au contact des végétaux. Michel Boccara est sociologue chercheur au CNRS. Il a consacré une grande partie de ses travaux aux "vécus mythiques" et à leur permanence. Parmi ses ouvrages récents, ''La part animale de l'Homme, esquisse d'une théorie du mythe et du chamanisme ou Saints, chamanes et pasteurs'', consacrée à la religion populaire des Mayas. " Sociomytho-logies de l'arbre "' est un livre construit autour des écrits de Pierre Capelle et des étonnants témoignages qu'il a recueillis au fil des années auprès des expérimentateurs de l'éveil à l'arbre. Ce livre, "à quatre mains" est aussi le résultat d'une collaboration inédite entre l'arbologue et le sociologue, qui croisent leurs écritures et leurs pratiques, au profit d'un véritable plaidoyer pour le renouveau de notre culture de l'arbre. L'ouvrage est complété par un essai consacré aux visions de l'arbre développées par les artistes, qui par bien des aspects, prolonge l'expérience de l'éveil à l'arbre et les visions qu'elle génère. Ce texte est proposé par Pascal Pique et le Musée de l'Invisible, dans le cadre de l'ouverture d'une Académie de l'Arbre, dont l'objectif est de prolonger le travail de cet ouvrage.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.