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L'Esprit contre la raison. Et autres écrits surréalistes
Crevel René
PAUVERT
29,15 €
Épuisé
EAN :9782720201905
Il y a une raison à la redécouverte de Crevel : c'est le malaise contemporain. Certains ont vu en lui une image prémonitoire de Mai 68. Il correspond aux lendemains désenchantés de ce mai-là. " Hubert Juin, Le Monde. " La réédition des principaux livres de René Crevel apparaît comme un acte de justice et de salubrité. De justice, parce qu'il convient de mettre enfin Crevel à sa vraie place, l'une des premières parmi les écrivains surréalistes et parmi les écrivains tout court. De salubrité, parce qu'il suffit d'ouvrir au hasard n'importe lequel de ses livres inclassables pour respirer le grand air de la liberté. " Jean-Louis Bédouin, Les Nouvelles Littéraires. " Non, la beauté de Crevel, c'était aussi, d'abord, l'évidence de sincérité, de liberté, de délicatesse, qui vous sautait aux yeux. Or, tout cela, de la lumière des yeux au sourire du cavalier, irradie toutes les pages de ses livres, même les plus bâclées ou disons les plus vite écrites. A lire Crevel vous respirez, vous reprenez un allant. " Michel Cournot, Le Nouvel Observateur. " Enfreignant les consignes quelque peu dogmatiques de Breton, qui interdisait le roman (genre " bourgeois "! ) à l'activité des surréalistes, Crevel a laissé quelques romans superbes. Sa prose couvre un immense registre, du burlesque au macabre. Cette prose rapide et souple, trouée parfois de fulgurantes métaphores, donne forme à la dérision et aux plus vifs mouvements du coeur, à toutes les nuances de la passion et du désespoir le plus nu, soumis à la tentation de la mort volontaire qui est toujours là, accueillante. " Claude Prévost. L'Humanité.
Il était né révolté comme d'autres naissent avec des yeux bleus. "Philippe Soupault" Tout ce que l'amour et la vie offrent d'ardent, voilà ce qu'il opposait aux aspects burlesques et odieux de la famille et de tous les faux liens sociaux. Il était saintement irreligieux, généreusement satirique, tendrement violent. "Jean Cassou" René Crevel n'avait pas tous les défauts, mais il avait toutes les qualités. Même la beauté. "Paul Eluard" Il a lutté toute sa vie, sans se dégrader dans les méandres de la lutte, lutté contre tout: contre ses microbes, contre l'héritage des siens, contre l'injustice des hommes, contre le mensonge qu'il avait en horreur, contre les besognes auxquelles on voulait les derniers temps le plier sous prétexte de l'entraîner à je ne sais quelle stupide obéissance. "René Char" On le lira de plus en plus et on délaissera les grands noms gonflés de vent de ses aînés qui acceptèrent la pourriture. "Ezra Pound" L'explosion sauvage de mai place la figure de Crevel, cet archange noir, à l'avant-garde de ceux qui n'acceptent pas de vivre divisés contre eux-mêmes. "Alain Clerval"
Résumé : La jeunesse de René Crevel et la genèse du surréalisme sont une même histoire, celle de l'exaspération des refus au sortir de la grande tuerie de 14-18, l'affirmation d'une volonté de transformation du monde, transformation dont l'arme majeure est la dérision. Affaibli par la tuberculose, angoissé par les tendances suicidaires, Crevel manifestait cependant, dans le quotidien comme dans ses livres, une volonté de vivre pleinement et librement, qui le portait à refuser et à combattre toute hypocrisie et tout dogmatisme, même quand ils étaient le fait de ses compagnons de route. René Crevel s'est donné la mort en 1935, l'âge d'or du surréalisme et la pleine maturité pour cet écrivain de 35 ans. II livres qui comptent parmi des chef-d'?uvres de ce temps.
Narcisse au piètre ruisseau, je n'apercevais personne sur l'autre bord à qui dédier mon amitié: cette amitié, pourtant, m'étais-je mis à croire, pouvait seule me permettre le bonheur. Je l'imaginais glace: en elle un visage dont on se serait soucié de savoir s'il valait la réalité d'un être extérieur ou réfléchissait sans plus un moi complaisamment projeté. Hélas ! nul ne m'offrit le monde nouveau: il n'y eut pas le démolisseur de la cité des hommes. Je n'entrai pas dans cette ville que j'espérais au soir entre ciel et terre plutôt gravée que bâtie. Je me cognais aux monuments de tous les jours et, pour m'y résigner, j'avais trop voulu de mes propres mains une forêt en pierres amoureuses du rire des scies.Né en 1900, René Crevel se donnera la mort en 1935. Dadaïste, surréaliste, dandy, mondain, homosexuel, toxicomane, tuberculeux, militant révolutionnaire, de tous les écrivains de l'entre-deux guerres, il a sûrement eu la trajectoire la plus rayonnante, la plus exigeante, la plus brûlante qui soit. Conjointement à ses essais polémiques (l'Esprit contre la raison, Le Clavecin de Diderot), son oeuvre romanesque (Détours, Mon corps et moi, La Mort difficile, Babylone, Etes-vous fous ?, Les Pieds dans le plat), mêle l'obsession autobiographique au désespoir et à la révolte, accordant la création artistique et l'action révolutionnaire par la subversion de l'écriture.
Cette édition d' " Impressions d'Afrique " propose de rendre compte des nombreux états du manuscrit : d'où l'abondance de variantes et surtout de fragments inédits, parfois longs, qui renouvellent totalement la connaissance de ce roman. Ces inédits permettent de comprendre la singularité d'un livre qui révèle autant la vision imaginaire d'un continent qu'un continent de l'imaginaire. Avant les surréalistes, Apollinaire, Duchamp, Picabia ont reconnu immédiatement l'importance décisive, lors des représentations, de la version théâtrale d'" Impressions d'Afrique ", montée en 1912 par Roussel lui-même. Évoquant " Impressions d'Afrique ", Robert de Montesquiou parlait d'un " ensemble scientifique, musical et abracadabrant. " Et nul doute, en effet, que ce livre recèle parmi les pages les plus poétiques et les plus déconcertantes à la fois que Raymond Roussel ait écrites. Voilà le lecteur embarqué dans une Afrique de fantasmagorie, à travers la représentation d'un sacre et l'histoire d'un théâtre perdu qui prend les dimensions du continent noir pour devenir le plus éblouissant music-hall des profondeurs.
Préface de Raymond Abellio. Pour comprendre ce texte, le lecteur doit se mettre au-delà du système de pensée qui repose sur le dualisme ou le régime des oppositions, pour lequel comparer c'est connaître, où le savant, en faisant jouer les contradictoires, dira : "Chaque chose a son opposé, froid et chaud, bon et mauvais, gros et petit, orgueilleux et humble, fou et sage, mort et vie, haut et bas, lourd et léger, droite et gauche, proche et éloigné", etc. Ce dualisme laisse l'homme dans la division, coupe de l'harmonie. Car l'harmonie est dans le trinitaire (tel l'identité du différent, qui est la synthèse magique). Et alors que le dualitaire est statique, le trinitaire, qui met en pleine magie, est mouvant et porte dans le vivant. Et d'un langage internmédiaire et abstrait, nous passons au langage des évidences.
Driss est informaticien; Leila, passionnée par l'extinction des hommes de Néanderthal, est préhistorienne. Ils ont un fils, Medhi, qu'ils appellent Petit Loup. En se rendant dans sa famille en Kabylie, Leila est assassinée par des terroristes islamistes. Le fils survit. Au désespoir, Driss émigre à Los Angeles, où il trouve un emploi précaire, chez Promolab, une entreprise pilote pour la recherche biotechnologique. Petit Loup est un enfant surdoué qui bégaie et souffre beaucoup. Un accident quasi mortel se produit - le cerveau de l'enfant est gravement endommagé. Promolab propose une greffe sensationnelle. Des cellules souches. L'opération échoue à cause d'un tremblement de terre. Mais les embryons sont là. Lily, une femme russe, offre au père son amour et sa matrice. Un bébé pourrait naître. Un bébé cloné? Roman d'amour infini, roman "scientifiquement informé", roman métaphysique, Ce jour viendra bouscule toutes nos certitudes devant les choix impossibles de l'existence. Habité par des personnages aux émotions déchirantes, tragiques, le livre entreprend, dans la tradition des grandes causes chères à Anouar Benmalek, un questionnement dont la portée universelle renvoie aux incertitudes de notre temps