
Mon corps et moi
La jeunesse de René Crevel et la genèse du surréalisme sont une même histoire, celle de l'exaspération des refus au sortir de la grande tuerie de 14-18, l'affirmation d'une volonté de transformation du monde, transformation dont l'arme majeure est la dérision. Affaibli par la tuberculose, angoissé par les tendances suicidaires, Crevel manifestait cependant, dans le quotidien comme dans ses livres, une volonté de vivre pleinement et librement, qui le portait à refuser et à combattre toute hypocrisie et tout dogmatisme, même quand ils étaient le fait de ses compagnons de route. René Crevel s'est donné la mort en 1935, l'âge d'or du surréalisme et la pleine maturité pour cet écrivain de 35 ans. II livres qui comptent parmi des chef-d'?uvres de ce temps.
| Nombre de pages | 249 |
|---|---|
| Date de parution | 09/10/1985 |
| Poids | 284g |
| Largeur | 135mm |
| SKU: | 9782720200045 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782720200045 |
|---|---|
| Titre | Mon corps et moi |
| Auteur | Crevel René |
| Editeur | PAUVERT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 284 |
| Date de parution | 19851009 |
| Nombre de pages | 249,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La Mort difficile
Crevel RenéSeul, il ne saurait où fuir. Que de fois déjà, las de lui-même est-il descendu, non pour demander secours à quelque autre, mais pour se perdre dans la rue, parc anonyme, mais le plus beau, se forçait-il à croire, de toutes les promesses. Il marchait, ne trouvait point ce rêve sans nom et sans visage en quoi il avait décidé de se perdre. Il marchait. Aucun regard ne retenait le sien. Sur le sol mouillé la plus faible lueur multipliait toute tristesse. Il marchait et le froid se faisait maillot sous les vêtements, le linge. Ses dents claquaient. Son squelette souffrait seul et tout entier, car déjà ce squelette avait dévoré sa chair. Ce qui, de son corps, demeurait apte au bonheur se fanait. Dans ses poches, ses mains étaient des fleurs, sans sève, sans couleur. Alors il entrait n'importe où, non pour trouver quelque secours précis, humain, car s'il cherchait à retarder la débâcle c'était par d'étranges aides et il n'eût su que faire d'une peau habitée par un esprit semblable au sien.Né en 1900, René Crevel se donnera la mort en 1935. Dadaïste, surréaliste, dandy, mondain, homosexuel, toxicomane, tuberculeux, militant révolutionnaire, de tous les écrivains de l'entre-deux guerres, il a sûrement eu la trajectoire la plus rayonnante, la plus exigeante, la plus brûlante qui soit. Conjointement à ses essais polémiques (l'Esprit contre la raison, Le Clavecin de Diderot), son oeuvre romanesque (Détours, Mon corps et moi, La Mort difficile, Babylone, Etes-vous fous ?, Les Pieds dans le plat), mêle l'obsession autobiographique au désespoir et à la révolte, accordant la création artistique et l'action révolutionnaire par la subversion de l'écriture.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -

Lettres de désir et de souffrance
Crevel RenéAutant sans doute que l'impasse politique et littéraire dans laquelle la mort le saisit à l'aube du 18 juin 1935, le suicide de René Crevel sanctionne la fin tragique d'une vie marquée par la maladie et la solitude. La correspondance ici réunie jalonne précisément cette longue descente aux enfers, dont les amis et destinataires de Crevel furent les témoins impuissants : André Gide, Marcel Jouhandeau, Choura Tchelitchev, Georges Poupet, directeur littéraire chez Plon, Jean-Louis de Faucigny-Lucinge, entre autres. D'un sanatorium à l'autre, entre espérance et dénuement moral, l'" ange du suicide ", comme l'appelle son exact contemporain Julien Green, dit ici ses plaisirs et ses dégoûts, son amour de la vie et sa peur de la mort, dérision et générosité mêlées. Et ces mots jetés sur le papier comme un enfant maudit le monde qui l'a fait naître composent sans doute l'oeuvre la plus profonde de l'écrivain surréaliste. Préface de Julien Green. Présentation et annotation par Eric Le Bouvier.ÉPUISÉVOIR PRODUIT31,40 € -

LES PIEDS DANS LE PLAT
CREVEL RENEIl était né révolté comme d'autres naissent avec des yeux bleus. "Philippe Soupault" Tout ce que l'amour et la vie offrent d'ardent, voilà ce qu'il opposait aux aspects burlesques et odieux de la famille et de tous les faux liens sociaux. Il était saintement irreligieux, généreusement satirique, tendrement violent. "Jean Cassou" René Crevel n'avait pas tous les défauts, mais il avait toutes les qualités. Même la beauté. "Paul Eluard" Il a lutté toute sa vie, sans se dégrader dans les méandres de la lutte, lutté contre tout: contre ses microbes, contre l'héritage des siens, contre l'injustice des hommes, contre le mensonge qu'il avait en horreur, contre les besognes auxquelles on voulait les derniers temps le plier sous prétexte de l'entraîner à je ne sais quelle stupide obéissance. "René Char" On le lira de plus en plus et on délaissera les grands noms gonflés de vent de ses aînés qui acceptèrent la pourriture. "Ezra Pound" L'explosion sauvage de mai place la figure de Crevel, cet archange noir, à l'avant-garde de ceux qui n'acceptent pas de vivre divisés contre eux-mêmes. "Alain Clerval"ÉPUISÉVOIR PRODUIT29,15 €
Du même éditeur
-
L'Amour loup
Benmalek AnouarRésumé : C'est à Moscou, au temps des " bourses rouges ", que Chaïbane, étudiant-ingénieur algérien, rencontre Nawal, une Palestinienne, étudiante en médecine. Chaïbane tombe amoureux d'elle. Elle lui parle de son père et de son frère, égorgés par une milice libanaise. Mais, très vite, il perd sa trace. Il emprunte de l'argent et part à sa recherche en Syrie, dans l'enfer des camps de réfugiés, puis au Liban. Dans sa quête pour retrouver la jeune femme, il sera le témoin des pires folies humaines : nationalismes, fanatisme, vengeance sordide, mépris et destruction. Avec, toujours, en toile de fond, la " malédiction " d'être Arabe à la fin de ce vingtième siècle de fer, de sang et d'égorgements. Mais en même temps, et parfois dans le c?ur des mêmes personnes, Chaïbane rencontrera la bonté, la tendresse, une soif d'amour infinie. Entre Moscou et Beyrouth, Damas et Samarkand, un grand livre d'espoir et de désespoir.ÉPUISÉVOIR PRODUIT31,40 € -
Impressions d'Afrique. Oeuvres, Volume VII
Roussel Raymond ; Guichon Jean-PhilippeCette édition d' " Impressions d'Afrique " propose de rendre compte des nombreux états du manuscrit : d'où l'abondance de variantes et surtout de fragments inédits, parfois longs, qui renouvellent totalement la connaissance de ce roman. Ces inédits permettent de comprendre la singularité d'un livre qui révèle autant la vision imaginaire d'un continent qu'un continent de l'imaginaire. Avant les surréalistes, Apollinaire, Duchamp, Picabia ont reconnu immédiatement l'importance décisive, lors des représentations, de la version théâtrale d'" Impressions d'Afrique ", montée en 1912 par Roussel lui-même. Évoquant " Impressions d'Afrique ", Robert de Montesquiou parlait d'un " ensemble scientifique, musical et abracadabrant. " Et nul doute, en effet, que ce livre recèle parmi les pages les plus poétiques et les plus déconcertantes à la fois que Raymond Roussel ait écrites. Voilà le lecteur embarqué dans une Afrique de fantasmagorie, à travers la représentation d'un sacre et l'histoire d'un théâtre perdu qui prend les dimensions du continent noir pour devenir le plus éblouissant music-hall des profondeurs.ÉPUISÉVOIR PRODUIT51,25 €
De la même catégorie
-
L'extase du selfie et autres gestes qui nous disent
Delerm PhilippeRésumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,50 € -
Les cigognes sont immortelles
Mabanckou AlainRésumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,50 € -
Le cercle des hommes
Manoukian PascalL'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,00 € -
Qui a tué mon père
Louis EdouardRésumé : "L'histoire de ton corps accuse l'histoire politique."ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 €








