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Les mille visages de Napoléon
Covin Michel
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738476951
Et si on avait pu le photographier? Cela aurait tout changé. Changé quoi, nul ne peut le dire, mais on est sûr que sa photographie aurait bouleversé tout un ordre des choses. Ce livre se propose donc de revisiter certaines parties de l'immense iconographie napoléonienne comme si elles étaient hantées par l'absence de photographie. Les portraits exécutés par les maîtres Gros, David, Girodet, Delaroche, Detaille et tant d'autres, nous apparaissent alors comme autant de tentatives plus ou moins réussies, mais toujours pathétiques, pour nous faire croire à l'exactitude de leurs images et nous consoler de ce constat fatidique: Napoléon a manqué le rendez-vous de la photographie. Le lecteur est invité ici à suivre, au fil d'une analyse de plus de quarante tableaux ou dessins, le développement de cet effort impressionnant pour représenter Napoléon non pas tel qu'il fut, mais tel que la photographie aurait pu le faire être et alors même que la plupart de ces artistes étaient bien loin d'imaginer quelque chose comme la photographie. Illusion rétrospective de spectateur moderne? En tout cas, on voit clairement se mettre en place la plus troublante des stratégies de compensation: ce qu'il s'agit de compenser, ce n'est pas la disparition irréparable de Napoléon, mais l'inexistence des modalités idéales de son dédoublement dans l'imaginaire par capture photo-lumineuse, selon la plus mystérieuse des préfigurations.
II faut toujours penser contre soi, a dit un jour Jean-Paul Sartre. C'est ce que Michel Covin s'emploie ici à faire, en essayant d'entrevoir un rapport au christianisme qui aille tout à fait à rebours de sa répulsion spontanée. A l'heure où, dans nos sociétés occidentales, en dépit de certaines apparences très actuelles, la religion apparaît comme une vieille lune, il n'est de plus grand sacrifice, pour la pensée, que de lui demander d'abandonner le point de vue critique des sciences humaines, de renoncer à des prétentions à l'objectivité au nom desquelles on n'accepte de considérer le christianisme que de l'extérieur, comme un objet posé en face de soi et avec quoi on n'entretient que la simple relation formelle indispensable à l'exercice du regard. Il convient donc, pour être fidèle au principe énoncé plus haut, de réagir contre cette tendance, et d'accepter de considérer le christianisme de l'intérieur, c'est-à-dire en somme du point de vue de son esprit. Voici alors que le christianisme ne serait plus une religion parmi les autres, mais un sujet vivant avec lequel le penseur entre en participation, et par lequel, le cas échéant, il accepte d'être transformé : tout au moins, il appelle cette transformation de ses vœux, comme l'attestation de son engagement et de sa bonne foi. Et si cette transformation ne s'effectue pas, la preuve inverse sera faite, que le sujet rencontré ne résiste pas, qu'il avait bien mérité son objectivité.
Comment les roses de la littérature peuvent-elles naître sur le fumier de l'alcoolisme ? Tel semble être le paradoxe d'une activité qu'on peut seulement poursuivre dans la défaillance et la nausée, d'une richesse qui ne peut être recueillie que dans la misère d'un corps qui se traîne et d'un esprit en proie à l'idée fixe. C'est pour tenter de comprendre que sont ici relus attentivement un certain nombre de textes d'écrivains alcooliques contemporains et ceux d'autres qui, sans avoir voué à Bacchus un culte véritablement exemplaire, ne se révèlent pas moins préoccupés par la question. Citons pêle-mêle Marguerite Duras, Henri-François Rey, Jean-Luc Melsen, Jean-François Josselin, Michel Leiris, Michel Déon, Romain Gary, Joseph Kessel, Jack London, Ernest Hemingway, Bukowski, Antoine Blondin
Corvin Michel ; Cantarella Robert ; Renaude Noëlle
Cet essai constitue une exploration du genre dramatique et invite à un nouveau mode de lecture du texte théâtral. L'auteur montre de quelle façon le théâtre contemporain bouscule ses composantes et ses structures traditionnelles pour donner naissance à un nouveau genre.
Durant la seconde moitié du XXe siècle, l'Europe a connu autant d'étapes de libération que de soubresauts sanglants. A chaque moment crucial, le théâtre s'est dressé comme guetteur et comme conscience : l'écrivain de théâtre a toujours trouvé le moyen de dénoncer les détenteurs des pouvoirs politiques, sociaux, religieux, tapis derrière leur langue de bois. Il a travaillé aussi à désengluer les esprits de l'emprise du nazisme, du fascisme et du socialisme réel . Il s'est fait la caisse de résonance publique de la réappropriation de toutes les libertés : celles du sexe, du langage, de l'imagination. Michel Corvin donne ici une vision représentative de l'effervescence qu'a connue la littérature dramatique, de l'Atlantique à la mer Noire, durant cette période. Plus de 120 extraits d'oeuvres ont été sélectionnés, permettant de découvrir plusieurs générations d'auteurs et de saisir la diversité des écritures dans tous les pays du continent. Chacun des extraits est précédé d'une présentation de son auteur et de la pièce. En première partie, on trouvera pour chaque pays ou groupe de langues de précieuses monographies synthétiques sur la situation du théâtre et de sa dramaturgie. Cette Anthologie critique des auteurs dramatiques européens, venant à la suite de l'ouvrage de Michel Azama, De Godot à Zucco, consacré au domaine francophone, propose une approche panoramique des autres dramaturgies de l'Europe et constitue un outil de découverte et de connaissance indispensable.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.