Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Questions naïves au christianisme
Covin Michel
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782747559317
II faut toujours penser contre soi, a dit un jour Jean-Paul Sartre. C'est ce que Michel Covin s'emploie ici à faire, en essayant d'entrevoir un rapport au christianisme qui aille tout à fait à rebours de sa répulsion spontanée. A l'heure où, dans nos sociétés occidentales, en dépit de certaines apparences très actuelles, la religion apparaît comme une vieille lune, il n'est de plus grand sacrifice, pour la pensée, que de lui demander d'abandonner le point de vue critique des sciences humaines, de renoncer à des prétentions à l'objectivité au nom desquelles on n'accepte de considérer le christianisme que de l'extérieur, comme un objet posé en face de soi et avec quoi on n'entretient que la simple relation formelle indispensable à l'exercice du regard. Il convient donc, pour être fidèle au principe énoncé plus haut, de réagir contre cette tendance, et d'accepter de considérer le christianisme de l'intérieur, c'est-à-dire en somme du point de vue de son esprit. Voici alors que le christianisme ne serait plus une religion parmi les autres, mais un sujet vivant avec lequel le penseur entre en participation, et par lequel, le cas échéant, il accepte d'être transformé : tout au moins, il appelle cette transformation de ses vœux, comme l'attestation de son engagement et de sa bonne foi. Et si cette transformation ne s'effectue pas, la preuve inverse sera faite, que le sujet rencontré ne résiste pas, qu'il avait bien mérité son objectivité.
Et si on avait pu le photographier? Cela aurait tout changé. Changé quoi, nul ne peut le dire, mais on est sûr que sa photographie aurait bouleversé tout un ordre des choses. Ce livre se propose donc de revisiter certaines parties de l'immense iconographie napoléonienne comme si elles étaient hantées par l'absence de photographie. Les portraits exécutés par les maîtres Gros, David, Girodet, Delaroche, Detaille et tant d'autres, nous apparaissent alors comme autant de tentatives plus ou moins réussies, mais toujours pathétiques, pour nous faire croire à l'exactitude de leurs images et nous consoler de ce constat fatidique: Napoléon a manqué le rendez-vous de la photographie. Le lecteur est invité ici à suivre, au fil d'une analyse de plus de quarante tableaux ou dessins, le développement de cet effort impressionnant pour représenter Napoléon non pas tel qu'il fut, mais tel que la photographie aurait pu le faire être et alors même que la plupart de ces artistes étaient bien loin d'imaginer quelque chose comme la photographie. Illusion rétrospective de spectateur moderne? En tout cas, on voit clairement se mettre en place la plus troublante des stratégies de compensation: ce qu'il s'agit de compenser, ce n'est pas la disparition irréparable de Napoléon, mais l'inexistence des modalités idéales de son dédoublement dans l'imaginaire par capture photo-lumineuse, selon la plus mystérieuse des préfigurations.
Immobile à grands pas, Noëlle Renaude arpente un monde qu'elle construit au fur et à mesure qu'elle pose sur lui son regard lucide et narquois, précis et impitoyable. Sous la voûte du ciel qu'Atlas, cette mauvaise tête de Titan, est condamné à porter, notre faiseuse d'histoires, son scalpel à la main, fait se croiser, pour d'improbables rencontres, la Bouchère et Mme Ka, Blanche la malchanceuse et le Renard du Nord, les promeneurs d'espaces virtuels et Alex perdu dans la campagne blésoise. Silhouettes plutôt que personnages, embryons de situations plutôt que fictions, parlures imaginaires saisies au vol plutôt que langage bien élevé, tous ces véhicules d'une nouvelle écriture dramatique nous emmènent là où on s'y attend le moins. Dans cet univers en expansion constante s'ouvrent, en toutes directions, des pistes sur lesquelles se lance une vingtaine d'explorateurs. Leur boussole? Le seul désir. Désir de dénicher des territoires inconnus, désir de faire partager au lecteur le plaisir de leurs découvertes.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.