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LES ECRIVAINS ET L'ALCOOL
Covin Michel
L'HARMATTAN
42,50 €
Épuisé
EAN :9782747523448
Comment les roses de la littérature peuvent-elles naître sur le fumier de l'alcoolisme ? Tel semble être le paradoxe d'une activité qu'on peut seulement poursuivre dans la défaillance et la nausée, d'une richesse qui ne peut être recueillie que dans la misère d'un corps qui se traîne et d'un esprit en proie à l'idée fixe. C'est pour tenter de comprendre que sont ici relus attentivement un certain nombre de textes d'écrivains alcooliques contemporains et ceux d'autres qui, sans avoir voué à Bacchus un culte véritablement exemplaire, ne se révèlent pas moins préoccupés par la question. Citons pêle-mêle Marguerite Duras, Henri-François Rey, Jean-Luc Melsen, Jean-François Josselin, Michel Leiris, Michel Déon, Romain Gary, Joseph Kessel, Jack London, Ernest Hemingway, Bukowski, Antoine Blondin
Qu'est-ce qu'un moine? Les clichés ne manquent pas pour répondre au questionneur pressé: le moine est ce personnage étrange, bizarrement accoutré, qui vit sous la clôture, s'adonne à la prière comme au travail manuel, aux études comme à la contemplation, pratique la pénitence et cultive l'obéissance, parle peu mais chante, et le plus souvent fait silence, etc. Mais tous ces caractères bien visibles de la vie monastique ne sont, chacun le comprendra, que les modalités extérieures d'une forme de spiritualité qui, en son essence, ne peut être représentée. C'est elle, cependant, qui nous livre la clé du comportement monastique. Sans prétendre aucunement nous restituer cette précieuse essence, l'auteur, un profane, entreprend de l'éclairer, d'abord pour lui-même, car il débarque en étranger sur les rives du pays des "Parfaits", ceux que le Moyen-Age appelait aussi les "athlètes du Christ". Cette spiritualité forcément diffuse traverse tous les courants de l'histoire du monachisme: le lecteur trouvera donc surtout dans ce petit livre une image moyenne des moines, tenant compte davantage de l'immense tradition sur laquelle s'adosse le monachisme aujourd'hui que des aspects de son évolution récente qui, peut-être, n'en récapitule pas le sens profond. Parti pris, sans doute. Mais si le connaisseur, et évidemment les moines eux-mêmes, peuvent se permettre un certain recul critique à l'égard de la tradition qui les a nourris et les nourrit encore, il n'en va pas de même du simple curieux lancé à la découverte d'un domaine étranger: alors, le passé même lui est nouveau, et lui apparaît comme le un événement. La synthèse, inévitablement risquée, de tous les aspects de la vie monastique au cours du temps est le prix à payer pour un tel enchantement. On espère cependant qu'on y sentira palpiter cette "spiritualité diffuse" qui anime le monachisme de l'intérieur et qu'aucune disposition pratique, ancienne ou moderne, ne peut déterminer directement.
Depuis trente ans, l'écriture théâtrale contemporaine connaît d'importantes mutations. Les auteurs expérimentent de nouvelles formes et n'accordent plus la même importance au "déploiement progressif et explicite du sens". Ils mettent tout en oeuvre pour que leurs pièces résistent à la lecture, au jeu et à l'analyse, afin de déconcerter et d'intéresser les lecteurs qui prennent risque et plaisir au contact du théâtre contemporain. Par une verve réjouissante dans l'analyse, l'universitaire Michel Corvin, disparu en août 2015, propose dans ce dernier essai des hypothèses de lecture à destination des étudiants et des professeurs de théâtre et de littérature, comme des praticiens du plateau. Il s'attache à sonder les plus grandes oeuvres théâtrales de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe, en ne s'interdisant pas le contrepoint d'époques plus anciennes. Mieux, il vise à comprendre comment les auteurs jouent avec leurs lecteurs. Après s'être intéressé aux formes du théâtre contemporain dans La Lecture innombrable des textes du théâtre contemporain (Editions Théâtrales, 2015), il s'attelle donc à débusquer le sens, cette "image tissée en fils quasi invisibles", qui permet à l'ensemble de l'oeuvre de tenir debout et nous emmène au-delà du sens obvie des pièces contemporaines.
Et si on avait pu le photographier? Cela aurait tout changé. Changé quoi, nul ne peut le dire, mais on est sûr que sa photographie aurait bouleversé tout un ordre des choses. Ce livre se propose donc de revisiter certaines parties de l'immense iconographie napoléonienne comme si elles étaient hantées par l'absence de photographie. Les portraits exécutés par les maîtres Gros, David, Girodet, Delaroche, Detaille et tant d'autres, nous apparaissent alors comme autant de tentatives plus ou moins réussies, mais toujours pathétiques, pour nous faire croire à l'exactitude de leurs images et nous consoler de ce constat fatidique: Napoléon a manqué le rendez-vous de la photographie. Le lecteur est invité ici à suivre, au fil d'une analyse de plus de quarante tableaux ou dessins, le développement de cet effort impressionnant pour représenter Napoléon non pas tel qu'il fut, mais tel que la photographie aurait pu le faire être et alors même que la plupart de ces artistes étaient bien loin d'imaginer quelque chose comme la photographie. Illusion rétrospective de spectateur moderne? En tout cas, on voit clairement se mettre en place la plus troublante des stratégies de compensation: ce qu'il s'agit de compenser, ce n'est pas la disparition irréparable de Napoléon, mais l'inexistence des modalités idéales de son dédoublement dans l'imaginaire par capture photo-lumineuse, selon la plus mystérieuse des préfigurations.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.