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Jugement et temporalité. Trois essais sur le temps
Cova Hans
L'HARMATTAN
12,50 €
Épuisé
EAN :9782296042759
Les trois essais qui composent ce présent ouvrage reposent sur une intime conviction : si nous pouvons parler, de nos jours, d'une crise de la temporalité, celle-ci semble impliquer, en toute vraisemblance, une crise du jugement. Reflet anxiogène d'une compression du temps - sinon d'une accélération d'une Histoire rompue au règne de l'actualité -, cette double crise n'est pas sans nous amener à nous interroger sur la question souvent galvaudée de l'engagement politique, lequel implique nécessairement le libre usage de notre faculté de juger - c'est-à-dire, fondamentalement, l'articulation " judicieuse " de la pensée et de l'action, du particulier et de l'universel. Abordant les problématiques de la culture à l'ère de la globalisation économique, de l'autorité au-delà du schème disciplinaire, et de l'éducation à l'aune du technocratisme néolibéral, ces trois textes cherchent avant tout à répondre à cette question cruciale : comment (re)fonder, à rebours de cette fatalité héraclitéenne qui ponctue notre existence, le jugement et l'engagement à notre époque ?
Les marques font partie de nos vies que nous le voulions ou non. Les marques sont présentes parmi nous et nous aident à forger nos identités. Elles nous fournissent matière à parler, à fêter, à s'engager, etc. Elles nous aident aussi à nous évader d'un quotidien qui parfois nous étouffe. Mais, les marques nous font aussi perdre le contact avec le reste, le monde non marqué. Ce constat contrasté doit nous conduire à être plus intelligents face à ce phénomène nouveau. Les marques constituent aujourd'hui une sphère à part de la société qui vient s'entrecroiser avec la sphère privée et la sphère professionnelle pour structurer notre quotidien. Il s'agit de prendre en compte ce fait social pour lire la condition contemporaine sans y adjoindre un jugement de valeur, de façon à en mesurer objectivement l'impact sur nos vies. Dans cet ouvrage, Bernard Cova, aborde de manière très accessible, chacun des faits structurant la vie sociale de la marque à partir d'une analyse ethnosociologique de nombreux cas actuels. Il rend compte de la façon dont les marques existent aujourd'hui dans la société indépendamment de leurs créateurs, les entreprises, au travers de phénomènes tels les verbes de marque (brandverbs) ou encore le volontariat de marque (brand volunteering). Ce livre s'adresse à tous les fanatiques de marque comme aux professionnels de la gestion des marques et à tous ceux qui veulent mieux comprendre la vie sociale d'aujourd'hui.
En écho à la crainte de voir la "politique disparaître complètement du monde", selon l'inquiétude formulée par Hannah Arendt, notamment dans sa Crise de la culture, les trois essais qui composent ce recueil tentent d'apporter quelques éléments de réponse à des questions contemporaines de philosophie politique. Aussi cette menace d'une disparition éventuelle de la politique semble-t-elle suivre de nos jours trois tendances interdépendantes : sa dissolution privative dans les mécanismes du marché ; l'évincement de ses catégories usuelles (nation, souveraineté...) au profit des notions religieuses (croisade, axe du mal...) ; enfin, l'occultation tendancieuse du débat démocratique au nom d'une expertise garante d'une objectivité "non partisane". Si crise de la politique et crise de la culture paraissent ainsi s'interpeller, sans doute est-ce parce qu'elles révèlent un même enjeu : la reconquête, à rebours de cette privatisation processuelle de l'espace public, d'un monde commun – ce que souligne d'ailleurs avec force la question écologique. A l'inverse d'une philosophie politique abstraite sise sur des principes immuables, l'idée est plutôt la suivante : comment articuler concrètement et stratégiquement, dans le sillage de Daniel Bensaïd, philosophie et politique ?
Alors que nous nous questionnons aujourd'hui sur la pertinence de la réflexion esthétique, la question de sa fonction politique paraît revenir à l'ordre du jour. Faisant le constat des impasses de l'avant-gardisme et des apories de la subversion sponsorisée, nous en sommes venus à douter de la valeur ontologique de l'expérience esthétique, perdue dans une marchandisation aliénante du monde. L'histoire veut que cette " fin de l'art " soit la conséquence d'une fragmentation processuelle du politique. Pourtant, en tant que configuration du sensible, l'esthétique pose toujours la question de sa projection politique. Alors que les Lumières, comprenant l'art à partir de ses effets sur la sensibilité, ont cherché ce projet dans l'harmonie des facultés, gage de la permanence du monde, les avant-gardes semblent plutôt l'avoir associé à la construction d'un monde à venir. Pouvons-nous ainsi établir une continuité ? Ou cette dérive témoignerait-elle plutôt, sous l'aune de l'histoire, d'une luxation des facultés ?
Un ouvrage pour adapter les apports de Montessori aux plus de 12 ans et favoriser l'épanouissement individuelle des adolescents. Cet ouvrage s'adresse à tous les enseignants de collège qui souhaitent rendre leur pédagogie plus active ou à ceux qui pratiquent la méthode Montessori avec des adolescents. Il s'appuie sur une relecture pratique du livre de Maria Montessori De l'enfant à l'adolescent. Plus tout à fait dans l'enfance, pas encore dans l'âge adulte, l'adolescent vit un entre-deux très déséquilibrant. C'est une période de fragilité, de doutes, d'un questionnement plus abstrait aussi, que le système scolaire traditionnel ne prend pas assez en compte. D'où l'intérêt de cet ouvrage qui s'attache à mieux comprendre l'adolescent (ses tiraillements intérieurs) et ses aspirations. L'ouvrage est organisé en 4 parties : 1. une tentative de compréhension de cette étape de la vie 2. le rôle de l'adulte auprès des 12-15 ans 3. les préconisations de Marie Montessori 4. des pistes concrètes pour adapter tout en conservant l'esprit
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.