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De la question stratégique en philosophie politique. Essais sur la politique, la culture, l'écologie
Cova Hans
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782296960664
En écho à la crainte de voir la "politique disparaître complètement du monde", selon l'inquiétude formulée par Hannah Arendt, notamment dans sa Crise de la culture, les trois essais qui composent ce recueil tentent d'apporter quelques éléments de réponse à des questions contemporaines de philosophie politique. Aussi cette menace d'une disparition éventuelle de la politique semble-t-elle suivre de nos jours trois tendances interdépendantes : sa dissolution privative dans les mécanismes du marché ; l'évincement de ses catégories usuelles (nation, souveraineté...) au profit des notions religieuses (croisade, axe du mal...) ; enfin, l'occultation tendancieuse du débat démocratique au nom d'une expertise garante d'une objectivité "non partisane". Si crise de la politique et crise de la culture paraissent ainsi s'interpeller, sans doute est-ce parce qu'elles révèlent un même enjeu : la reconquête, à rebours de cette privatisation processuelle de l'espace public, d'un monde commun – ce que souligne d'ailleurs avec force la question écologique. A l'inverse d'une philosophie politique abstraite sise sur des principes immuables, l'idée est plutôt la suivante : comment articuler concrètement et stratégiquement, dans le sillage de Daniel Bensaïd, philosophie et politique ?
Lors de sa première édition, en 1992, Néo Marketing apparut comme un manifeste impertinent invitant à une discussion sérieuse des présupposés et des pratiques tant professionnelles qu'académiques du Marketing. En s'appuyant sur le courant postmoderne et sur l'école italienne de sociologie, nous y proposions une relecture de la société de consommation et des pratiques de consommation et d'achat et suggérions une refonte des appareils théoriques et pratiques du marketing (allant même jusqu'à remettre en cause des dogmes aussi forts que le besoin d'interroger les consommateurs). Cette réédition enrichie d'une longue postface permet de se replonger dans un texte qui semble encore fort utile, tant pour lire les évolutions de la société occidentale, de la consommation et du marketing, que pour explorer les fondements et les raisons de courants de recherche très contemporains comme la "Consumer Culture Theory" et autres nouvelles pratiques du marketing (ethnomarketing, marketing tribal, buzzmarketing, empowerement marketing, de-marketing, co-valueing, spiritual offering, etc.). Ce Néo Marketing enrichi esquisse les bases d'un marketing à la fois moins mécaniste et plus émotionnel, à la fois moins cynique et plus humaniste... le Societing.
Si la globalisation néolibérale a entraîné une désarticulation des différents espaces politiques, économiques et juridiques à l'échelle planétaire, elle a également chamboulé les concepts clefs de la politique classique — ceux de nation, de peuple et de souveraineté. Partant de ce double constat, les trois essais de ce livre cherchent ainsi à répondre à cette question : com- ment repenser l'action collective et l'unité des luttes à l'intérieur de ce contexte géopolitique, aussi instable qu'incertain ? L'hypothèse est que, si une telle action partagée doit demeurer attentive à la pluralité des formes de domination, elle présuppose néanmoins la désignation d'un adversaire commun : le capitalisme néolibéral. D'où l'actualité des conflits de classes comme axe stratégique et idéologique (selon les termes du philosophe Daniel Bensaïd). Aussi est-il nécessaire d'opposer démocratiquement, à ce nouveau désordre mondial répandant militairement son inquiétante emprise sécuritaire, une alternative politique à la hauteur des enjeux actuels, dont la portée universelle impose le dépassement du "régime cellulaire de la nationalité", tel que l'a promu la Commune de Paris. Une approche stratégique des espaces politiques ne signifie pas, en ce sens, l'abandon de l'espace national ; elle exige au contraire une réflexion active se réalisant simultanément aux niveaux local, national et international. Résolument internationaliste, cette démarche n'est pas sans dessiner, en outre, une nouvelle figure de la citoyenneté, fondée sur l'émancipation humaine...
Les marques font partie de nos vies que nous le voulions ou non. Les marques sont présentes parmi nous et nous aident à forger nos identités. Elles nous fournissent matière à parler, à fêter, à s'engager, etc. Elles nous aident aussi à nous évader d'un quotidien qui parfois nous étouffe. Mais, les marques nous font aussi perdre le contact avec le reste, le monde non marqué. Ce constat contrasté doit nous conduire à être plus intelligents face à ce phénomène nouveau. Les marques constituent aujourd'hui une sphère à part de la société qui vient s'entrecroiser avec la sphère privée et la sphère professionnelle pour structurer notre quotidien. Il s'agit de prendre en compte ce fait social pour lire la condition contemporaine sans y adjoindre un jugement de valeur, de façon à en mesurer objectivement l'impact sur nos vies. Dans cet ouvrage, Bernard Cova, aborde de manière très accessible, chacun des faits structurant la vie sociale de la marque à partir d'une analyse ethnosociologique de nombreux cas actuels. Il rend compte de la façon dont les marques existent aujourd'hui dans la société indépendamment de leurs créateurs, les entreprises, au travers de phénomènes tels les verbes de marque (brandverbs) ou encore le volontariat de marque (brand volunteering). Ce livre s'adresse à tous les fanatiques de marque comme aux professionnels de la gestion des marques et à tous ceux qui veulent mieux comprendre la vie sociale d'aujourd'hui.
La plupart des personnes côtoyées aujourd'hui semblent avoir entamé un revirement copernicien dans leur façon de voir la vie. Alors que la décennie précédente avait porté au pinacle les notions de réalisation individuelle et de libération de toutes les contraintes familiales, la décennie quatre-vingt-dix montre des signes importants de retour de la communauté et du lien social. Aujourd'hui, lorsque nos contemporains parlent du sens de leur vie, c'est de plus en plus du sens qu'ils peuvent donner à leurs relations réciproques, dont ils parlent, du sens social,et non du sens de leur trajectoire individuelle : le lien importe plus que le bien. Ici, ce leitmotiv postmoderne amène l'auteur à reconsidérer, de façon totalement inversée à ce que nous ont inculqué deux siècles d'économisme, les moindres faits de la vie quotidienne et de la vie des organisations et plus particulièrement des entreprises. Le résultat semble être un petit essai inclassable : il ne relève ni de la sociologie, ni de l'anthropologie des mondes contemporains, pas plus des sciences de gestion, encore moins du design ou du marketing... Il relève peut-être du courant naissant de la socio-économie. Il relève surtout du sens commun quand il cherche justement à donner du sens à nos actions quotidiennes.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.