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AU SERVICE DE L'EGLISE, DE LA PATRIE ET DE LA FAMILLE
Cova Anne
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782738498373
Au service de l'Eglise, de la patrie et de la famille" : tel est l'objet de la Ligue des femmes françaises, une des nombreuses associations de femmes catholiques nées dans le sillage de l'encyclique Rerum Novaruni qui forge la doctrine sociale de l'Eglise et tente de solutionner les problèmes relatifs à la question sociale. Cet ouvrage retrace la création et analyse les revendications des principaux groupes de femmes catholiques fondés sous la IIIe République. Se voulant une contribution à l'histoire de l'associativisme féminin, ce livre se propose de combler une lacune historiographique, en croisant l'histoire des femmes avec le facteur religieux. Ces associations de femmes ont en commun de souhaiter promouvoir l'action sociale et jouent un rôle dans l'édification de l'Etat-Providence, en s'imbriquant dans le contexte politique où domine le patriotisme voire le nationalisme et en conservant l'objectif de défendre la religion catholique.
Si la globalisation néolibérale a entraîné une désarticulation des différents espaces politiques, économiques et juridiques à l'échelle planétaire, elle a également chamboulé les concepts clefs de la politique classique — ceux de nation, de peuple et de souveraineté. Partant de ce double constat, les trois essais de ce livre cherchent ainsi à répondre à cette question : com- ment repenser l'action collective et l'unité des luttes à l'intérieur de ce contexte géopolitique, aussi instable qu'incertain ? L'hypothèse est que, si une telle action partagée doit demeurer attentive à la pluralité des formes de domination, elle présuppose néanmoins la désignation d'un adversaire commun : le capitalisme néolibéral. D'où l'actualité des conflits de classes comme axe stratégique et idéologique (selon les termes du philosophe Daniel Bensaïd). Aussi est-il nécessaire d'opposer démocratiquement, à ce nouveau désordre mondial répandant militairement son inquiétante emprise sécuritaire, une alternative politique à la hauteur des enjeux actuels, dont la portée universelle impose le dépassement du "régime cellulaire de la nationalité", tel que l'a promu la Commune de Paris. Une approche stratégique des espaces politiques ne signifie pas, en ce sens, l'abandon de l'espace national ; elle exige au contraire une réflexion active se réalisant simultanément aux niveaux local, national et international. Résolument internationaliste, cette démarche n'est pas sans dessiner, en outre, une nouvelle figure de la citoyenneté, fondée sur l'émancipation humaine...
Les trois essais qui composent ce présent ouvrage reposent sur une intime conviction : si nous pouvons parler, de nos jours, d'une crise de la temporalité, celle-ci semble impliquer, en toute vraisemblance, une crise du jugement. Reflet anxiogène d'une compression du temps - sinon d'une accélération d'une Histoire rompue au règne de l'actualité -, cette double crise n'est pas sans nous amener à nous interroger sur la question souvent galvaudée de l'engagement politique, lequel implique nécessairement le libre usage de notre faculté de juger - c'est-à-dire, fondamentalement, l'articulation " judicieuse " de la pensée et de l'action, du particulier et de l'universel. Abordant les problématiques de la culture à l'ère de la globalisation économique, de l'autorité au-delà du schème disciplinaire, et de l'éducation à l'aune du technocratisme néolibéral, ces trois textes cherchent avant tout à répondre à cette question cruciale : comment (re)fonder, à rebours de cette fatalité héraclitéenne qui ponctue notre existence, le jugement et l'engagement à notre époque ?
Un ouvrage clair, facile à lire, qui aborde de façon dynamique des problématiques d'actualité en marketing et consommation. Dix chapitres, écrits sur un même modèle (contexte, théorie et méthode, recommandations) qui annoncent les recherches de demain. Cette " sarabande des hot topics " propose, à travers une multiplicité des regards et des méthodes d'investigation, d'étudier les thématiques d'actualité dans le domaine du marketing qui feront les courants de recherche de demain. En dix chapitres clairs et écrits sur un même modèle (contexte, théorie et méthode, recommandations), l'ouvrage s'adresse aux enseignants et aux doctorants mais aussi aux consultants et aux dirigeants d'entreprises qui doivent développer leur activité dans un monde complexe. Ce sont tout d'abord la place et le rôle du consommateur, souvent considéré comme une ressource, qui sont analysés au travers des concepts de " Capital Faire ", d'acteur déterminant, de partenaire dans un contexte critique ou encore de client mécontent. Les espaces d'échanges font également l'objet de plusieurs réflexions : le marché urbain traditionnel, certains lieux réhabilités ou la capacité d'hospitalité du monde digitalisé sont ainsi explorés. La marque, elle aussi, est étudiée dans son rapport au temps ou au luxe. Enfin, les relations multiformes entre le produit de consommation et le consommateur sont abordées, l'accent étant mis sur la distance psychologique ou encore sur l'objet connecté dans sa capacité à décider à la place de l'individu. Les questions soulevées ouvrent des perspectives de recherche sur des sujets essentiels dans le marketing d'aujourd'hui et les analyses proposées fournissent une aide concrète à la prise de décision.
En écho à la crainte de voir la "politique disparaître complètement du monde", selon l'inquiétude formulée par Hannah Arendt, notamment dans sa Crise de la culture, les trois essais qui composent ce recueil tentent d'apporter quelques éléments de réponse à des questions contemporaines de philosophie politique. Aussi cette menace d'une disparition éventuelle de la politique semble-t-elle suivre de nos jours trois tendances interdépendantes : sa dissolution privative dans les mécanismes du marché ; l'évincement de ses catégories usuelles (nation, souveraineté...) au profit des notions religieuses (croisade, axe du mal...) ; enfin, l'occultation tendancieuse du débat démocratique au nom d'une expertise garante d'une objectivité "non partisane". Si crise de la politique et crise de la culture paraissent ainsi s'interpeller, sans doute est-ce parce qu'elles révèlent un même enjeu : la reconquête, à rebours de cette privatisation processuelle de l'espace public, d'un monde commun – ce que souligne d'ailleurs avec force la question écologique. A l'inverse d'une philosophie politique abstraite sise sur des principes immuables, l'idée est plutôt la suivante : comment articuler concrètement et stratégiquement, dans le sillage de Daniel Bensaïd, philosophie et politique ?
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.