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De Gaulle, espérer contre tout. Lettre ouverte à Régis Debray
Coûteaux Paul-Marie
XENIA
10,20 €
Épuisé
EAN :9782888921080
L'ambiguïté des régulières célébrations du Général de Gaulle - cette année est le 70e anniversaire du 18 juin, le 40e de sa mort et le 120e de sa naissance - par une génération politique qui le bafoue unanimement, tourne désormais à l'imposture. Préfaçant, en avril dernier, la réédition des Grands Discours de guerre, Régis Debray fait pire encore dans la révérence assassine en faisant du Général statufié le grand récapitulateur de l'Histoire de France, celui qui lui aura permis de quitter la scène historique sur un beau geste, le 18 juin, fabrication a posteriori, selon Debray, en forme de baisser de rideau. Paul-Marie Coûteaux lui adresse dans l'urgence une longue lettre de rupture, dénonçant la capitulation intellectuelle cachée derrière la révérence. Il n'y a là, démontre-il en ce texte dense et parfois violent, qu'une pure ignorance de la réalité mais aussi de la vérité du peuple français, de ses drames mais aussi de ses ressorts profonds, qui bafoue à la fois la Charité, l'Espérance et la Foi, trois vertus théologales que les drames où glissent l'Europe en général et la France en particulier vont au contraire rendre, pour la poignée des nouveaux résistants, plus brûlantes que jamais.
Les Français commencent à comprendre qu'il n'est point d'autre politique possible, économique ou sociale, sans une autre politique européenne. Pas de nouvel élan sans une autre politique étrangère, dont aujourd'hui tout dépend. Instituée par la traité de Maëstricht, la " politique étrangère et de sécurité commune " (Pesc) réinvente au même moment une " sécurité collective " qui tend un piège discret mais habile à ce qui reste de liberté politique aux nations. Depuis lors, chacun des grands dossiers internationaux - Yougoslavie, Proche-Orient, Otan... - a révélé d'inquiétantes discordes européennes. Quand l'Union parle d'une seule voix, c'est pour ne rien dire, dessaisissant les Etats de leurs politiques au bénéfice d'une normalité diplomatique qui accentue les déséquilibres et porte en elle bien des conflits. Le traité d'Amsterdam de juin 1997 entend substituer, à l'illusoire unanimité des Quinze, le principe de décisions prises à la majorité, qui enferme ainsi la France dans un tête-à-tête avec l'Allemagne la privant de ses alliances et de ses responsabilités mondiales. Si l'Allemagne peut imposer et l'Angleterre s'opposer, la France en est réduite à proposer, avant de se soumettre. C'est Munich tous les jours - et déjà Nuremberg... Ecrit dans un style ample, d'une érudition qui n'exclut ni l'humeur ni l'humour, cet essai offre une synthèse de l'histoire, de la géographie et des rapports de force de l'Europe au XXème siècle, éclairant la délicate partie diplomatique que jouent aujourd'hui les Quinze.
La Cour de Justice de l'Union européenne a toujours plusieurs longueurs d'avance sur les fédéralistes de tout bord qui tiennent la main des rédacteurs des traités. Chacun sait que le débat sur la primauté du droit communautaire inscrit à l'article I-6 de feu le Traité établissant une Constitution pour l'Europe fut éludé au prétexte que la Cour de Justice avait déjà reconnu la primauté du droit communautaire sur les droits nationaux dès 1964 (arrêt Costa c/ENEL), y compris sur le droit constitutionnel national (arrêt Internationale Handesgesellschaft de 1970). C'est d'ailleurs ce qui permet aux auteurs du Traité de Lisbonne de se dispenser de reprendre cet article I-6. Il leur suffit dans la déclaration n° 27 sur la primauté de renvoyer à la jurisprudence de la Cour et le tour est joué". Armel Pécheul "Une organisation détentrice en de nombreux domaines, régaliens et non régaliens, du pouvoir législatif ainsi que du pouvoir exécutif, qui exerce ces pouvoirs sans mandat ni contrôle d'aucun peuple souverain, dont les organes adoptent des lois qui ne sont pas l'expression d'une volonté générale et les exécutent à travers des normes qui sont contrôlées par une justice non ouverte aux citoyens n'est pas un Etat de droit". Marie-Françoise Bechtel "Une fiole de poison n'est pas moins dangereuse quand on lui retire son étiquette". Etienne Chouard "Je qualifie de coup d'état le fait, pour le président de la République, de faire ratifier par voie parlementaire un traité modificatif en réalité identique à 90 % au traité établissant une constitution pour l'Europe rejeté par les Français lors du référendum du 29 mai 2005. (...) Ce coup d'Etat ponctuel vient de surcroît se greffer sur le coup d'Etat permanent que constitue l'abandon progressif et systématique à des instances européennes non démocratiques". Anne-Marie Le Pourhiet "Si la construction européenne ne peut avancer qu'à l'insu des peuples, quand ce n'est pas contre eux, ce sont ses fondements démocratiques - constamment invoqués dans tous les traités - qui sont eux-mêmes en cause". Bernard Cassen "La situation socio-économique générale demeure préoccupante : pour une centaine de nations, les revenus per capita mesurés en capacité de pouvoir d'achat sont inférieurs à ce qu'ils étaient il y a un quart de siècle. Un milliard d'êtres humains n'ont pas accès à l'eau saine, trois milliards doivent subsister avec un revenu annuel moyen de 800 dollars et avec l'accentuation de l'urbanisation, un milliard au moins habite des bidonvilles... Et quelque 400 familles détiennent la moitié de la fortune mondiale". Pierre-Marie Gallois "A la clef de toute cette misère idéologique il y a l'européisme, ce dogme que le pouvoir actuel a repris à son compte et pousse à l'extrême en dépit du vote on ne peut plus clair des Français en 2005, vote qui ne visait nullement la personne de Jacques Chirac mais bien sa politique européenne, qui était celle de son prédécesseur et qu'appuyait toujours, à quelques exceptions près, un Parti socialiste rallié au néolibéralisme, c'est-à-dire à la théologie du marché et au consumérisme qui conduisent à la crétinisation des esprits". Philippe de Saint Robert "Les capitales européennes doivent impérativement ressembler à la capitale de la mondialisation, New-York. Elles doivent y planter des tours. Ces tours sont, en général, le porte-drapeau d'une société transnationale". Alain Paucard "Prospérité et plein emploi passent par la restauration de la solidarité consommateur-producteur, c'est-à-dire la préférence communautaire ou la préférence nationale. La France peut produire la plus grande part de ce qu'elle consomme. Il faut de la solidarité dans l'échange. On ne peut être un citoyen protégé, assisté, ici, et acheter sur le marché-jungle mondial au moins disant. Faut-il continuer la solidarité de fait avec les Chinois plutôt qu'avec nos jeunes ? " Christian Pradeau
La demeure que j'ai acquise en 1999, dénommée "le Fournay", est à quelques encablures du village d'Allichamps, dans le sud du Berry, qui passe pour le centre exact de la France, détail qui fut pour moi l'un de ses premiers attraits. Comme toujours, je ne peux démêler ce qui, dans mon choix, ressort de l'attirance personnelle et de la conviction toute politique que ses territoires, comme l'on disait autrefois sa "terre", constituent l'un des plus précieux des trésors de la France, quand bien même le laisse-t-elle aujourd'hui en friche. C'est de ce chapitre rustique que sont extraites les pages qui suivent. "
L expression « extrême-droite » a été, sans doute, l accusation la plus employée ces 30 dernières années en France pour exclure du cercle dit républicain tout un pan de la population et des idées qu elle défendait. Pourtant les langues commencent enfin à se délier, sur ce qui pourrait s avérer être une des principales manipulations de l opinioncontemporaine. Un ancien Premier ministre a même déclaré publiquement en 2007 que cette lutteantifasciste « n était que du théâtre » (alors qu il y avait lui-même largement participé). Mais alors à quoi et à qui pouvait bien servir ce théâtre?Ce livre démontre que plus les mouvances qu on qualifie d extrême-droite devenaient républicaines,plus les partis du cercle dit républicain devenaient d extrême-droite. D où l importance d accuser l autre de ce qu on est, pour mieux cacher qu on l est.L extrême-droite classique ayant quasiment disparu du paysage politique français, c est une nouvelleextrême-droite qui la remplace, mais elle est bien plus puissante et dangereuse, puisque pratiquée au nom du Bien contre le Mal, donc en ayant enrôlé bon nombre d esprits bien intentionnés croyant être dansle bon camp. Ce fut déjà le cas de tous les totalitarismes.Les proportions qu a prises cette nouvelle extrêmedroite ne doivent pas nous décourager de luttercontre elle, de toutes nos forces, et cela commence par comprendre en quoi il s agit d une nouvelleextrême-droite. On ne saurait lutter efficacement contre ce qu on ignore.
Da Vinci Code", c'est le phénomène éditorial de ce début de siècle. La raison n'en est pas seulement littéraire. L'auteur continue ici et là, non sans ambiguïté, à afficher des prétentions à la vérité historique, nonobstant les démentis des universitaires. Pourquoi? Massimo Introvigne passe en revue les masques et costumes qui animent le train fantôme de Dan Brown. Faisant défiler une savoureuse galerie littéraire d'Illuminés de Bavière et d'ailleurs, de Cagoulards, de porte-capes du Prieuré de Sion, d'agents des X-Files, d'extraterrestres, de prélats de préférence catholiques et de membres passés ou présents de l'establishment yankee... De quoi combler la vaste fratrie des conspirationnistes auxquels le dédale de l'internet a ouvert des voies d'exploration inespérées. Loin d'avoir renouvelé le genre, le "macrocomplot" de Dan Brown tient en un jeu d'ombres vieux comme le monde. Des phénomènes historiques marginaux sinon farfelus y deviennent des spectres monstrueux sur l'écran de notre crédulité. - Rien de neuf donc? Tout de même, si. La nouveauté, c'est le succès sans précédent de cet ésotérisme forain. Après l'histoire romancée, voici venu le temps de la romance historicisée! Sans sabir académique, Massimo Introvigne présente ici des perspectives inédites. Ce n'est pas l'évasion littéraire que la littérature ésotériste offre à un public assoiffé de "nouvelles croyances", souligne-t-il, c'est avant tout une explication de l'histoire. Et de montrer comment le Grand Complot échafaudé pour fixer l'attention des masses peut recouvrir des campagnes psychologiques ciblées et très concrètes...
Elsässer Jürgen ; Chevènement Jean-Pierre ; Hissim
Voici un ouvrage d'investigation exemplaire. Prenant à contre-pied la clameur générale, Jürgen Elsässer a patiemment remonté la piste des kamikazes du 11 septembre. Ce qui l'a mené tout droit en Bosnie, véritable tête de pont de l'activisme islamiste en Europe et en Occident. Avant de s'attaquer aux populations de l'Occident, les moudjahiddin ont été recrutés, formés, entraînés par les services secrets occidentaux. Sur cette collusion, la "guerre contre le terrorisme" proclamée à grand fracas par Washington au début des années 2000, a jeté un voile de ténèbres et de mutisme. Passionnant comme un roman d'espionnage, ce livre éclaire les souterrains de la politique mondiale et fait parler le silence. De New York à Istanbul, de Berlin à Tora-Bora, il nous entraîne à la découverte du plus équivoque des réseaux. Composant, au fil de son récit, le tableau d'une guerre occulte où les distinctions communes - Occident/Islam, amis/ennemis, terrorisme/pacification - perdent leur sens.