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Troubles en psychiatrie. Enquête dans une unité pour adolescents
Coutant Isabelle
SNEDIT LA DISPU
22,00 €
Épuisé
EAN :9782843032394
Extrait de l'introductionJuin 2007. Une unité psychiatrique pour adolescents située dans un secteur défavorisé de la banlieue parisienne. J'y viens régulièrement en tant que sociologue depuis neuf mois, en moyenne trois jours par semaine. Ce jour-là, les professionnels sont réunis en présence du cadre et du chef de service, afin de faire le bilan de l'année. Yasmina, psychiatre chargée des évaluations concernant les adolescents hospitalisés en pédiatrie, exprime sa fatigue et son désarroi: «Je rêve d'avoir une vraie bouffée délirante», soupire-t-elle. J'ai tout d'abord cru à une boutade, avant qu'elle ne précise le sens de son intervention, décrivant le déroulement de ses journées, en grande partie consacrées à résoudre des questions sociales. Nombre d'adolescents souffrent tout autant (voire davantage) de leurs conditions de vie que d'une pathologie avérée. «On a une position compliquée de refuge», commente l'un de ses collègues, avant qu'Alain, infirmier originaire du Congo, n'ajoute: «La psychiatrie regorge des difficultés des cités. Comme le social ne marche pas, ça entraîne des troubles du comportement.» A contrario, accueillir un patient délirant («avoir une bouffée délirante»), c'est être au coeur du métier de psychiatre, se rapprocher de son aspect spécifiquement médical: un symptôme précis, un diagnostic évident, un protocole simple, autour notamment de la prescription d'un médicament.Régulièrement, les professionnels, quel que soit leur grade, s'interrogent ainsi sur les limites de leur fonction. Ils questionnent la catégorisation des troubles qu'ils ont à traiter. Cela tient aux caractéristiques sociales de la population du secteur tout autant qu'à la mission assignée à l'unité lors de sa création autour de l'accueil des jeunes «difficiles», aux «pathologies limites», «rejetés de toutes les institutions». Dans ces cas-là, ce sont les «troubles du comportement» ou les «troubles des conduites» qui sont invoqués comme motifs d'hospitalisation. «Notre service a souvent à prendre en charge ce qui a pu être considéré comme une "pathologie nouvelle", à la limite entre la psychose et la névrose», écrivait le psychiatre responsable pour présenter la structure dans la revue du centre hospitalier en janvier 1999: «Il s'agit de troubles graves de la structuration de la personnalité, avec une désorganisation du comportement qui ne s'accompagne pas de désorganisation de la pensée. Ces troubles sont particulièrement fréquents parmi les jeunes de nos banlieues (alors que d'autres, plus classiques, comme l'anorexie mentale, y sont rares) et s'expriment souvent sur le mode de la violence, de la délinquance et de la toxicomanie.» Les jeunes qui fréquentent l'unité y ont été orientés soit après une hospitalisation en pédiatrie, soit à la demande d'un psychiatre extérieur, soit à la demande d'un service éducatif ou d'un magistrat. D'après un rapport d'activité, parmi les jeunes pris en charge de 1991 à 1994, 21 % disposaient d'un suivi éducatif sous mandat du juge des enfants.Souvent, il s'agit d'intervenir pour évaluer l'état psychique d'un adolescent, d'agir de manière préventive pour éviter que la situation ne se dégrade. Les psychiatres hésitent cependant à poser un diagnostic dans la plupart des cas, la structure psychique étant supposée labile à l'adolescence, susceptible d'évolution. Le flou qui entoure les troubles ainsi que leur caractère socialement situé amènent ici les psychiatres à prendre des distances vis-à-vis d'une demande sociale qui les réduirait à de simples agents de contrôle de l'ordre public. Un an après les émeutes qui ont touché des communes avoisinantes, ils se méfient des politiques publiques qui s'inquiètent de la souffrance adolescente à partir du moment où les jeunes deviennent violents. «On n'est pas là pour les empêcher de brûler des voitures», dit l'un; «on n'est pas là pour empêcher qu'ils se fassent agresser, c'est à la police de faire ça», dit une autre. Face aux éducateurs qui les sollicitent pour des jeunes qu'ils ne parviennent pas à gérer, les psychiatres peuvent répondre: «Qu'est-ce qui vous dit qu'on va faire ça mieux que vous?» Dans nombre de situations, en effet, tout se passe comme si la psychiatrie était amenée à jouer un rôle de soupape face aux autres institutions d'encadrement de la jeunesse en difficulté, qu'il s'agisse de la Protection judiciaire de la jeunesse, de l'Aide sociale à l'enfance, de l'Éducation nationale, des instituts médico-éducatifs.
Pourquoi dans une fratrie l'un s'en sort et l'autre pas ? Au coeur de ce livre, il y a la mort de Wilfried, un ancien caïd tué à 36 ans lors d'un règlement de comptes en 2016. La sociologue Isabelle Coutant l'avait rencontré quinze ans plus tôt. Yvon Atonga est l'aîné quasi-jumeau de Wilfried, ils ont grandi ensemble dans la même famille issue de l'immigration congolaise et dans le même quartier de Villiers-le-Bel au cours des années 1980-90. Il a voulu comprendre pourquoi son frère n'avait pas échappé au "ghetto" alors que lui avait réussi. La question taraudait aussi la sociologue. Le projet de cet ouvrage à deux voix était né. L'enquête d' "Isabelle" auprès de la famille et des proches, et le récit personnel d' "Yvon" alternent et s'élucident mutuellement. Et cette socio-analyse prend valeur thérapeutique. Ce livre est aussi un livre de deuil, qui veut briser la fatalité des destins tracés et servir d'exemple aux "petits frères" d'aujourd'hui. Isabelle Coutant est sociologue, directrice de recherche au CNRS. Elle a notamment publié : Délit de jeunesse. La justice face aux quartiers (La Découverte, 2005) et Les Migrants en bas de chez soi (Seuil, 2018). Et réalisé avec Mehdi Ahoudig le documentaire radio Wilfried (Arte Radio 2018). Yvon Atonga est coordinateur d'équipes commerciales à la SNCF, artiste rap (fondateur du groupe Armaguedon) et entrepreneur. Il a créé en 2017 l'association "Ghetto Star No Limit" pour les jeunes de Villiers-le-Bel.
Résumé : Les grands-parents occupent une place capitale dans la société en général et dans la famille en particulier : ils représentent une tranche croissante de la population en raison de l'allongement de la durée de vie ; ils constituent une source de transmission essentielle à la construction identitaire de leurs petits-enfants, ainsi qu'à leur établissement matériel ; ils apportent des aides précieuses aux parents dans l'éducation des petits-enfants. Le droit civil français reflète-t-il aujourd'hui cette importance sociologique et économique des grands-parents ? Le colloque propose d'étudier les conditions d'existence et de mise en oeuvre des droits extrapatrimoniaux des grands-parents dans la filiation et l'éducation de leurs petits-enfants, ainsi que les droits patrimoniaux des grands-parents dans le besoin ou en position d'hériter de leurs petits-enfants ou encore souhaitant donner ou léguer des biens à ces descendants. Ces analyses permettront d'éprouver un sentiment auquel une actualité très riche conduit, à savoir celui d'une dépendance accrue des droits des grands-parents envers, d'une part, les parents et, d'autre part, l'intérêt de l'enfant. Il s'agira par ailleurs de s'interroger sur l'avenir des droits des grands-parents. En particulier, ces droits pourraient-ils être améliorés par une réforme des exigences de qualité et d'intérêt à agir dans les contentieux familiaux ? Les droits des grands-parents devront-ils évoluer sous l'influence de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ou de la Convention internationale des droits de l'enfant ? Et, plus généralement, un renforcement des droits des grands-parents envers leurs petits-enfants pourrait-il apporter une réponse à la dépendance des personnes âgées ?
Résumé : Classes populaires, milieux populaires, quartiers populaires, électorat populaire. Autant d'expressions récurrentes dans les discours médiatiques et les débats politiques. Pourtant, la notion demeure floue, le "populaire" étant perçu tantôt comme une figure sociale inquiétante, tantôt comme une figure à revaloriser. Revenant sur plusieurs décennies de recherches et s'appuyant sur des travaux récents, cet ouvrage propose une analyse sociologique inédite. Après un retour sur la constitution d'une sociologie des classes populaires en France et ses enjeux, chaque chapitre comporte un cadrage empirique et une mise en perspective théorique : qui sont les ouvriers et les employés aujourd'hui ? Quels conditions et modes de vie caractérisent ces hommes et ces femmes ? Quelles sont les dynamiques qui animent ces groupes et en modifient sans cesse les contours ? Fondé sur des données historiques, statistiques et des enquêtes de terrain, enrichi de nombreux encadrés, ce manuel propose une lecture d'ensemble de la société française contemporaine, vue à partir des groupes populaires, qui en composent la majeure partie.
Résumé : Les institutions mises en place par la Constitution du 4 octobre 1958 ont évolué, de même que le contexte politique dans lequel elles s'insèrent : l'alternance de 1981, les périodes de cohabitation par exemple, ont montré l'adaptabilité mais aussi la pérennité de la Constitution de la Ve République. C'est pourquoi, sans ignorer l'approche juridique, la pratique qui s'est instaurée en plus de quarante ans est également au c?ur de ce recueil de Notices. La perspective historique et l'apport de la science politique permettent d'éclairer le mécanisme des institutions et la vie politique telle qu'elle se déroule au fil des élections, tant au niveau national que local. Le découpage en 22 notices, textes de synthèse réalisés par des auteurs de référence, est conçu pour aider étudiants, enseignants et candidats aux concours administratifs à acquérir les connaissances essentielles, ou mettre à jour leurs connaissances. Excellente introduction aux problèmes institutionnels et politiques, ce recueil constitue également un précieux aide-mémoire : les résultats des principales élections, une bibliographie indicative, un lexique pédagogique, une liste des sigles utilisés ainsi qu'un index complètent l'ensemble. Un ouvrage de référence qui sait aussi être pédagogique.
Rendre visibles les résistances et les révoltes là où elles pourraient passer inaperçues, plaider pour la nécessité sans cesse renouvelée de débusquer les blocages qui empêchent l'émergence de collectifs. et mettre en valeur les expériences qui bousculent l'ordre imposé des choses. tel est l'objectif de cet ouvrage. Se battre. disent-elles... est un recueil raisonné des principaux textes de Danièle Kergoat, militante et pionnière des études féministes, ainsi que de la sociologie du travail et du genre. Il donne à voir. dans ses moments essentiels, la construction d'analyses et de concepts qui font aujourd'hui référence pour les chercheurs et pour les militants: et notamment la division sexuelle du travail, les rapports sociaux de sexe. ainsi que leur intrication avec les rapports sociaux de classe et de "race". En s'appuyant sur ses recherches, notamment sur les ouvrières et sur l'émergence de collectifs de lutte féminins, l'auteur déconstruit les rapports de domination pour mieux éclairer et accompagner la dynamique d'émancipation et l'augmentation de la puissance d'agir des femmes dans notre société.
Résumé : Comment l'école interprète-t-elle les facilités et les difficultés d'apprentissage des élèves ? Comment cette interprétation influence-t-elle leur scolarité et l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes ? Les résultats de l'enquête -menée pendant plusieurs années dans des écoles maternelles, pour l'essentiel - présentée dans ce livre permettent de répondre à ces questions. En croisant les regards sociologique et psychosocial, Mathias Millet et Jean-Claude Croizet décortiquent le quotidien des classes et révèlent comment les difficultés cognitives, pourtant nécessaires aux apprentissages, sont transformées en un problème. Ils montrent que ces premiers apprentissages scolaires sont aussi, pour les élèves, une première confrontation aux inégalités. L'étude met en évidence les logiques quotidiennes d'une violence symbolique par laquelle élèves comme enseignants se persuadent que les verdicts scolaires disent la valeur des individus. Elle montre comment ces élèves et ces enseignants développent, dès l'école maternelle, des interprétations qui personnalisent les "échecs" ou les "réussites" et, ce faisant, les détournent des apprentissages. Cet ouvrage contribue ainsi de manière décisive à l'analyse de la manière dont l'école réduit ou augmente les inégalités sociales.
Résumé : Les quartiers populaires proches des centres-villes sont aujourd'hui des espaces très convoités par des promoteurs ou des entrepreneurs comme par des aménageurs, qui planifient leur attractivité pour des catégories choisies de populations. Pour leurs habitants déjà là ou leurs usagers ordinaires, par contre, la pression sur les conditions de vie en ville se fait toujours plus forte. Pourtant, la transformation de ces quartiers en espaces plus distingués, plus exclusifs et plus lucratifs n'est pas toute tracée. A rebours des représentations lénifiantes d'un "renouveau urbain" unanimement vertueux, ce livre vise à remettre à l'avant-plan les rapports de domination qui sont à la racine des logiques de gentrification des quartiers populaires et les violences structurelles que celles-ci impliquent. Mais il s'attache aussi à révéler ce qui, en situation concrète, va à l'encontre de ces logiques, les déjoue ou leur résiste, remettant ainsi en question l'idée selon laquelle la gentrification serait un courant inéluctable auquel il serait vain de chercher à s'opposer. C'est ainsi à une repolitisation des questions urbaines que ce livre aspire à contribuer, à contre-courant du flot de discours qui les confondent avec des phénomènes quasi naturels ou les conçoivent comme des problèmes de management détachés de toute idée de conflictualité sociale.
Résumé : Cet ouvrage constitue la première partie du dernier tome de la tétralogie Penser avec Marx aujourd'hui, oeuvre majeure du philosophe Lucien Sève. Intitulé "Le communisme"? , il fait suite à Marx et nous (tome I), "L'homme"? (tome II), "La philosophie"? (tome III). Dans leur Manifeste de 1848, Marx et Engels faisaient du mot "communisme" l'éclatant emblème de l'émancipation humaine. Au XXe siècle, les crimes du stalinisme puis l'inviabilité du système soviétique en ont fait au contraire le terme le plus décrié de tout le vocabulaire politique. Aujourd'hui, quand les catastrophes dont nous menace à brève échéance un capitalisme entré en folie nous somment d'inventer une autre civilisation, se pourrait-il qu'un communisme entièrement repensé pour notre temps redevienne le nom enviable du futur ? C'est ce que soutient Lucien Sève dans ce livre. Une étude savante et vivante de la genèse et du contenu de la visée communiste au XIXe siècle, puis une histoire critique impitoyable de ce qui se passa au XXe siècle pour "le communisme" rendent patente cette conclusion : ce qui a dramatiquement échoué au siècle dernier sous ce nom usurpé, bien loin du communisme de Marx alors prématuré historiquement, fut en vérité, à l'initiative d'un Staline traître aux espoirs nés d'Octobre 17, un national-étatisme brutal de rattrapage du capitalisme où se lancèrent la Russie et à sa suite d'autres pays en retard relatif de développement. Le sens même de l'histoire vécue ces deux derniers siècles bascule ici entièrement : le communisme en son vrai sens n'est pas derrière nous mais devant nous. La deuxième partie du livre, en préparation, traitera de cette question : quel communisme pour le XXIe siècle ?
Qu'appelle-t-on "symptôme" en psychiatrie ? Et de quel talent d'observateur faut-il créditer le clinicien qui essaie de regrouper les symptômes en syndromes, voire en maladies mentales ? Steeves Demazeux, après son enquête sur les classifications contemporaines (Qu'est-ce que le DSM ? , Ithaque, 2013), continue ici sa remontée dans le temps, en examinant l'émergence de la clinique psychiatrique, de ses origines chez Pinel à la crise qui la secoue au tournant des années 1950. A cette fin, il fouille le sol de la relation clinique, en amont du diagnostic, quand, au plus proche du patient, le psychiatre se met en quête des "signes" de la maladie. Les aliénistes ont longtemps cherché à constituer une "sémiologie" de la folie aussi respectable que celle des autres branches de la médecine. Très vite, cependant, ils ont hésité. Fallait-il voir dans ces signes et ces symptômes les éléments formels d'un tableau, les indices d'un trouble sous-jacent qui en serait la cause, ou les lettres d'un texte dont le sens nous échappe ? Une sémiologie psychiatrique n'est-elle pas au fond une chimère ? La psychanalyse n'a-t-elle pas hérité de ses impasses ? Et si c'était à des auteurs méconnus, voire méprisés, "numéristes" et modestes statisticiens d'asile, qu'il fallait enfin accorder la palme de l'objectivité ? L'histoire et la philosophie des sciences croisent ici des personnages inattendus, et pourtant tous nécessaires : Edgar Poe et Jacques Lacan, Carlo Ginzburg et Michel Foucault, les habitants de Manhattan, un photographe victorien spécialisé dans les gouttelettes, et plusieurs neurologues le marteau à la main. Au terme de ce parcours, Steeves Demazeux propose une refondation vigoureuse de notre épistémologie de la psychiatrie, qui doit changer et d'objet et de but
Contradictions, errements, lubies, impasses, sadisations la psychiatrie, en France et dans le monde, a une histoire qui peut faire peur quand on l'examine de près, car, comme toute discipline médicale, elle a eu du mal à naître. Au nom de quoi, par exemple, pendant la Grande Guerre, les Poilus recevaient-ils des décharges électriques pour retourner au front ? Comment les psychiatres allemands ont-ils justifié les expériences qu'ils menaient sur les fous pendant le nazisme ? Comment a-t-on pu penser un jour que la malaria pouvait guérir de la psychose ? Entourés par une dizaine d'experts - des psychiatres principalement mais aussi un hépatologue, un ethnologue et un épistémologue -, Boris Cyrulnik et Patrick Lemoine débattent sur le passé de cette discipline qui a peiné à exister, mais surtout proposent de se concentrer sur la seule question qui vaille pour demain : quelle confiance accorder à la psychiatrie ? Quels garde-fous mettre en place ? Et que serait une société sans psychiatrie ?
A partir de sa longue expérience de psychiatre, dans des structures extrahospitalières destinées à des personnes affectées de psychose ou de troubles graves de la personnalité, Marcel Sassolas a élaboré une théorie du soin relationnel ancré dans la réalité clinique quotidienne. Il en précise pas à pas le cadre à travers la description du fonctionnement des différents dispositifs — hospitalisation à domicile, communautés thérapeutiques (soin au long cours), centre de crise (moyen terme), soins ambulatoires intensifs, service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés — et de leur évolution au cours du temps. Il met l'accent sur la nécessité de toujours questionner, en équipe et pour chaque patient, la fonction soignante pour éviter les deux écueils qui menacent ces institutions : la somnolence ou le chaos. Le stylo du psychiatre constitue une réflexion lucide autour de la transmission : une régression de la pensée du soin est en cours, la psychiatrie relationnelle qui nécessite temps et patience n'a plus les faveurs de l'époque pressée de se sentir efficace. Comment alors transmettre l'héritage de la psychothérapie institutionnelle ? Marcel Sassolas y répond à sa manière, modeste et pragmatique, en l'explicitant toujours davantage sans prêches ni jargon, et en invitant les jeunes soignants à se l'approprier pour inventer aujourd'hui de nouveaux dispositifs pour les patients psychotiques.
Carlat Daniel J. ; Pradel Jean-Luc ; Havens Leston
Ce livre utilise une association unique et efficace de moyens mnémotechniques, de techniques pratiques et d'exemples d'énoncés illustrant les nuances du processus d'entretien pour vous aider à établir une relation avec les patients et obtenir une compétence clinique notable. Incluant les nouvelles données du DSM-5 et des travaux de recherche, ce manuel très apprécié vous montre comment améliorer vos capacités d'interviewer, en scindant ce domaine complexe en informations concises directement exploitables. Une approche concise et pratique de l'entretien psychiatrique, avec des conseils et des recommandations pour que le soignant développe une confiance en soi vis-à-vis de l'entretien. Moyens mnémotechniques et fiches cliniques pour aider à comprendre et se remémorer les points clés d'un entretien efficace. Actualiser ses connaissances du DSM-5 et de la recherche actuelle, incluant les modifications pour le diagnostic de la démence, de l'abus de substance, des troubles de l'alimentation, du trouble hyperactif avec déficit de l'attention, entre autres. Présentation claire des techniques pour aborder des sujets embarrassants et montre comment réparer une relation qui a pu être compromise. L'information est délivrée d'une manière engageante, à type de conversation, pour vous aider à élaborer une alliance thérapeutique avec chaque patient afin de garantir un traitement efficace.