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Maurice Blondel et la mystique. Suivi de "Le problème de la Mystique", de Maurice Blondel
Coutagne Marie-Jeanne
HERMANN
32,15 €
Épuisé
EAN :9791037044297
Comme beaucoup de philosophes de son époque, Maurice Blondel s'est intéressé à la mystique. Pour lui, cet exercice ascétique et intuitif s'appuie sur la raison, mais va au-delà. Le Mystique serait ainsi le plus rationnel des hommes, niais aussi celui qui se laisse transformer par le don de la grâce. Au lieu difficile de l'articulation entre naturel et surnaturel, la question mystique constitue pour le philosophe un révélateur. Le geste blondélien, que l'on va redécouvrir ici, consiste à refuser tout réductionnisme, permettant une lecture à la fois rigoureuse et ouverte aux réalités de son époque. Esquissant la possibilité d'un dialogue interreligieux, Blondel s'engage dans le sens d'une philosophie résolument hospitalière, renouant ainsi avec la pratique la plus ancienne de la philosophie. Ce volume collectif intègre la réédition du texte de Blondel de 1925 : "Le Problème de la Mystique".
Présentation de l'éditeur « La Beauté sauvera le monde »Entre calligraphie extrême-orientale et abstraction picturale occidentale, l'oeuvre de Kim En joong déploie une liberté d'expression inattendue : la couleur (répandue comme une lumière) autant que le trait (souvent nerveux voire violent) donnent lieu à des formes « invues » (comme on dit de sonorités qu'elles sont « inouies »), d'une vitalité insoupçonnée. L'artiste peut alors exprimer la Grâce qu'un Dieu diffuse par sa Parole devenue Ecriture, autant que par une calligraphie devenant abstraction. Il n'est pas d'histoire à raconter, de personnages à mettre en scène, seul un Mystère à exprimer par le vitrail, la peinture, la céramique. Que l'artiste soit coréen, prêtre dominicain nourri de spiritualité bouddhiste, voilà qui prend sens aussibien dans les vitraux intégrés aux églises romanes comme Brioude ou Ganagobie,qu à l intérieur d architecture contemporaine comme la Cathédrale d Evry, l institutMontalembert.
A l'heure où la philosophie la plus contemporaine (Donal Davidson par exemple) se demande si la principale question philosophique qui se pose n'est pas celle de savoir si la liberté est compatible avec le déterminisme, il convient de relire Maurice Blondel. Il n'y a ni éthique, ni critique séparées. L'homme n'est ce qu'il se fait qu'à la condition d'être restitué à lui-même : l'action est un au-delà. Et la philosophie demeure toujours ouverte. Cet ouvrage reprend une partie importante des nombreuses interventions qui ont eu lieu lors du Colloque du Centenaire (1993) sous la présidence de Monsieur le Cardinal P. Poupard, et ici rassemblées par Marie-Jeanne Coutagne, Docteur en philosophie, secrétaire de l'Association des Amis de Maurice Blondel. Une lettre liminaire de Sa Sainteté Jean-Paul II ouvre le volume. Suivent les contributions de J.L. Marion (Paris-Nanterre); Mgr P. Henrici (Coire-Zurich); R. Virgoulay, E. Gabellieri (Lyon); J. Parain-Vial, J. Brun (Dijon); P. Livet (Aix-en-Provence); S. Sorrentino (Salerno); M. Malaguti (Bologne); S. Babolin, P. Gilbert, G. Cottier (Rome); D. Folscheid (Rennes); X. Tilliette (Paris); C. Izquierdo (Pampelune); C. Troisfontaines (Louvain).
L'exposition Cézanne en Provence, qui en 2006 célébrait avec éclat, au musée d'Aix-en-Provence, le centenaire de la mort du peintre, était accompagnée d'un colloque intitulé "Ce que Cézanne donne à penser". Car il importait de mesurer l'enjeu d'une ?uvre picturale dont tous les peintres du XXe siècle se sont réclamés. Ce colloque pouvait paraître en infraction à la volonté même du Maître d'Aix pour qui "les causeries sur l'art sont presque inutiles", et l'esprit philosophique un sujet de méfiance. Pourtant, quand il livre quelques confidences sur son travail de peintre, il parle lui-même de "lecture du modèle", de "compréhension de la nature" et avoue "s'exprimer le plus logiquement" allant jusqu'à promettre: "Je vous dois la vérité en peinture." C'est donc que la peinture est par elle-même, à ses yeux, l'expression d'une pensée et non simplement l'expression d'un monde à figurer. Ce que Cézanne donne à penser? La question est tout autre qu'une réflexion sur la peinture de Cézanne (ses références, ses enjeux picturaux, ses sujets, ses modes de représentation). Qui sait si Cézanne ne donne pas à penser la peinture elle-même? Un siècle de création, de critique et d'analyse n'a pas permis d'élucider la question. Ces Actes réunissent des contributions de Jean Arrouye, Éric Bonnet, Alain Chareyre-Méjan, Jean Colrat, Denis Coutagne, Renaud Ego, Marc Fumaroli, Michel Guérin, Bruno Haas, Bernard Lafargue, Jean-Claude Le Gouic, Jean-Luc Marion, Marie José Mondzain, Jean-Pierre Mourey, Bernard Muntaner et Pascal Riou.
Teilhard de Chardin Pierre ; Coutagne Marie-Jeanne
Un Teilhard méconnu: le Teilhard mystique. Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955), jésuite, paléontologue, a tenté, dans une synthèse unique, de penser la place de l?homme et le sens du Christ dans l?univers en évolution. Mais on ne dira jamais assez combien ce penseur est avant tout un croyant et un mystique. En rassemblant ses textes les plus significatifs sur la présence lumineuse de Dieu au Monde, cet ouvrage fait apparaître la cohérence spirituelle de son oeuvre. On y lit des pages puissantes sur ses thèmes essentiels: la "luminosité" du monde, qui révèle la présence divine; le Christ, centre de l?Univers; l?amour comme énergie cosmique, capable d?assurer la communion avec Dieu; le mal; l?espérance. Face à la fragilité des choses et des êtres, Teilhard décèle dans l?univers une intériorité brûlante qui vivifie le coeur de l?homme, une présence sacrée qu?il ose appeler divine.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?