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L'ACTION UNE DIALECTIQUE DU SALUT. Colloque du centenaire Aix-en-Provence, Mars 1993
COUTAGNE MARIE-JEANN
BEAUCHESNE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782701013176
A l'heure où la philosophie la plus contemporaine (Donal Davidson par exemple) se demande si la principale question philosophique qui se pose n'est pas celle de savoir si la liberté est compatible avec le déterminisme, il convient de relire Maurice Blondel. Il n'y a ni éthique, ni critique séparées. L'homme n'est ce qu'il se fait qu'à la condition d'être restitué à lui-même : l'action est un au-delà. Et la philosophie demeure toujours ouverte. Cet ouvrage reprend une partie importante des nombreuses interventions qui ont eu lieu lors du Colloque du Centenaire (1993) sous la présidence de Monsieur le Cardinal P. Poupard, et ici rassemblées par Marie-Jeanne Coutagne, Docteur en philosophie, secrétaire de l'Association des Amis de Maurice Blondel. Une lettre liminaire de Sa Sainteté Jean-Paul II ouvre le volume. Suivent les contributions de J.L. Marion (Paris-Nanterre); Mgr P. Henrici (Coire-Zurich); R. Virgoulay, E. Gabellieri (Lyon); J. Parain-Vial, J. Brun (Dijon); P. Livet (Aix-en-Provence); S. Sorrentino (Salerno); M. Malaguti (Bologne); S. Babolin, P. Gilbert, G. Cottier (Rome); D. Folscheid (Rennes); X. Tilliette (Paris); C. Izquierdo (Pampelune); C. Troisfontaines (Louvain).
? La véritable philosophie est la sainteté de la raison. La volonté nous aliène et nous assimile à sa fin, l'entendement nous assimile et nous acquiert son objet ? : voilà pourquoi, en nous donnant à Dieu par un dévouement total, nous pouvons le mieux pénétrer par le regard ? ; la pureté du détachement intérieur est l'organe de la vision parfaite. On ne peut le voir sans l'avoir, l'avoir sans l'aimer, l'aimer sans lui apporter l'hommage de tout ce qu'il est, pour ne retrouver en tout que sa seule volonté et sa seule présence. Ce qu'il est, nous voulons qu'il le soit, quoi qu'il nous en coûte ? ; et ainsi ce qu'il est en soi, il le devient en nous. ? " SI l'on en croit l'aveu de Maurice Blondel, il y aurait dans sa réflexion philosophique un chemin de sainteté, voie étroite vers l'Amour qu'emprunte le philosophe d'Aix. Pour tenter d'en saisir le sens, le présent ouvrage entend réexaminer l'ensemble du projet philosophique blondélien au regard de cette nouvelle perspective.
Le nom de Paul Cézanne (1839-1906) évoque la Provence. Ce n'est pourtant qu'une partie de son oeuvre et de sa vie, puisque, adulte, il passe plus de la moitié de son temps à Paris et en région parisienne. A vingt-deux ans, il fait le pari de "vouloir étonner Paris avec une pomme" et vient y mener une vie d'artiste. Il s'y confronte tout autant à la tradition qu'à la modernité. Il y rencontre les impressionnistes, trouve la reconnaissance des marchands d'art, des critiques et des collectionneurs. A Auvers-sur-Oise, il découvre la lumière extérieure et la couleur, sa peinture devient plus fluide. Rue de l'Ouest, il élabore tout son vocabulaire sur la nature morte et renouvelle le portrait. Là, il préfigure les formes du cubisme ou les couleurs du fauvisme. Ici, il touche à l'abstraction. Dans tous les cas, Cézanne est d'abord Cézanne, attentif à la nature dont il ne voudra jamais s'écarter.
Comme beaucoup de philosophes de son époque, Maurice Blondel s'est intéressé à la mystique. Pour lui, cet exercice ascétique et intuitif s'appuie sur la raison, mais va au-delà. Le Mystique serait ainsi le plus rationnel des hommes, niais aussi celui qui se laisse transformer par le don de la grâce. Au lieu difficile de l'articulation entre naturel et surnaturel, la question mystique constitue pour le philosophe un révélateur. Le geste blondélien, que l'on va redécouvrir ici, consiste à refuser tout réductionnisme, permettant une lecture à la fois rigoureuse et ouverte aux réalités de son époque. Esquissant la possibilité d'un dialogue interreligieux, Blondel s'engage dans le sens d'une philosophie résolument hospitalière, renouant ainsi avec la pratique la plus ancienne de la philosophie. Ce volume collectif intègre la réédition du texte de Blondel de 1925 : "Le Problème de la Mystique".
CHAPITRE PRELIMINAIRE I. POURQUOI UNE PHILOSOPHIE DE LA NATURE ? II. COMMENT CONCEVOIR UNE PHILOSOPHIE DE LA NATURE ? PREMIERE PARTIE : LA NATURE TRADITIONNELLE Chapitre premier : LA PHYSIQUE D'ARISTOTE LA NATURE MIROIR DE L'HOMME 1. LA PROBLEMATIQUE D'ARISTOTE II. LA STRUCTURE DE L'ETRE PHYSIQUE III. LA DECOUVERTE DES NATURES IV. LE CONTEXTE SCIENTIFIQUE DE LA PHILOSOPHIE ARISTOTELICIENNE V. FAIBLESSES ET MERITES DE LJOUVRE D'ARISTOTE Chapitre II : SAINT THOMAS ET L'ARISTOTE CHRISTIANISE LA NATURE, OUVRE DE DIEU I. QUINZE SIECLES D'OUBLI II. ARISTOTE REPENSE PAR SAINT THOMAS DEUXIEME PARTIE : LA NATURE MODERNE Chapitre III : L'EPOQUE CLASSIQUE (XVIIe-XIXe SIECLES) LA NATURE MATHEMATIQUE I. ASTRONOMIE : CHANGEMENT D'UNIVERS II. PHYSIQUE (ET CHIMIE) : MATHEMATISATION DE LA NATURE (Galilée et Descartes) III. LA BIOLOGIE ET LA DECOUVERTE DU TEMPS. IV. BILAN DE L'EPOQUE MODERNE Chapitre IV : LA REVOLUTION DU XXe SIECLE LA NATURE HOMINISEE I. RUPTURE ET CONTINUITE II. LES GRANDES CONQUETES DU XXe SIECLE III. LES GRANDES SYNTHESES DU XXe SIECLE IV. VERS UN MONDE NOUVEAU. TROISIEME PARTIE : VERS UNE PHILOSOPHIE ACTUELLE DE LA NATURE Chapitre V : UN MONDE A INTERROGER LES NIVEAUX DE RENCONTRE AVEC LA NATURE I. GENERALITES : L'OUVERTURE AU MONDE II. L'EXPERIENCE DU SENS COMMUN III. LE SAVOIR SCIENTIFIQUE IV. LE SAVOIR PHILOSOPHIQUE DE LA NATURE Chapitre VI : UN MONDE A COMPRENDRE. LA NATURE DE L'ETRE PHYSIQUE I. LES STRUCTURES FONDAMENTALES DE L'ETRE PHYSIQUE II. LES DEGRES DE DENSITE ONTOLOGIQUE DES ETRES PHYSIQUES (problème de la substance) III. LES PROPRIETES DE L'ETRE PHYSIQUE : QUANTITE ET QUALITE IV. CONDITION SPATIO-TEMPORELLE DE L'ETRE PHYSIQUE Chapitre VII : CONCLUSION : UN MONDE A TRANSFORMER I. L'UNIVERS COMME TOTALITE II. LA VIE COMME TRANSFORMATION DE LA MATIERE III. LA MISSION DE L'HOMME.
La montée de l'incroyance et de l'athéisme, l'abondance de la littérature du désespoir et du cynisme ont stimulé les croyants à redécouvrir combien leur foi est la semence d'un enthousiasme humain absolument original. Bien plus, par une curieuse convergence, la réflexion philosophique, l'inquiétude théologique, la contestation politique de la religion et le renouveau de la pensée catholique suscité par le dernier concile posent dans des perspectives nouvelles la question du sens de l'espérance chrétienne. Fernand Dumont établit les préalables à une théologie de l'espérance. Michel M. Campbell analyse la tentation de l'espérance dans quelques oeuvres contemporaines. Roger Lapointe recherche, à partir de la parodie du mot Bloomusalem, le sens du langage de l'espérance Jean Richard définit l'espérance à l'époque de la "mort de Dieu" . André Myre situe l'espérance et le royaume de Dieu dans l'Ecriture. Jean-Marc Dufort évoque l'espérance tradition liturgique. André Naud, en conclusion, dégage les espérances séculières à Vatican II. De propos délibéré, ces pages présentent, non pas seulement une étude collective sur un thème donné, mais une recherche sur la méthode prendre pour l'aborder et, par même, esquissent l'amorce d'un renouveau de la démarche et du regard théologiques. a donc semblé opportun et d'un intérêt certain de publier ces recherches de la Société canadienne Théologie dans collection Le Point Théologique, dirigée par Charles KANNENGIESSER.