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Maurice Blondel. La sainteté de la raison
Coutagne Marie-Jeanne ; Henrici Pierre
HERMANN
28,15 €
Épuisé
EAN :9791037014986
? La véritable philosophie est la sainteté de la raison. La volonté nous aliène et nous assimile à sa fin, l'entendement nous assimile et nous acquiert son objet ? : voilà pourquoi, en nous donnant à Dieu par un dévouement total, nous pouvons le mieux pénétrer par le regard ? ; la pureté du détachement intérieur est l'organe de la vision parfaite. On ne peut le voir sans l'avoir, l'avoir sans l'aimer, l'aimer sans lui apporter l'hommage de tout ce qu'il est, pour ne retrouver en tout que sa seule volonté et sa seule présence. Ce qu'il est, nous voulons qu'il le soit, quoi qu'il nous en coûte ? ; et ainsi ce qu'il est en soi, il le devient en nous. ? " SI l'on en croit l'aveu de Maurice Blondel, il y aurait dans sa réflexion philosophique un chemin de sainteté, voie étroite vers l'Amour qu'emprunte le philosophe d'Aix. Pour tenter d'en saisir le sens, le présent ouvrage entend réexaminer l'ensemble du projet philosophique blondélien au regard de cette nouvelle perspective.
Le nom de Paul Cézanne (1839-1906) évoque la Provence. Ce n'est pourtant qu'une partie de son oeuvre et de sa vie, puisque, adulte, il passe plus de la moitié de son temps à Paris et en région parisienne. A vingt-deux ans, il fait le pari de "vouloir étonner Paris avec une pomme" et vient y mener une vie d'artiste. Il s'y confronte tout autant à la tradition qu'à la modernité. Il y rencontre les impressionnistes, trouve la reconnaissance des marchands d'art, des critiques et des collectionneurs. A Auvers-sur-Oise, il découvre la lumière extérieure et la couleur, sa peinture devient plus fluide. Rue de l'Ouest, il élabore tout son vocabulaire sur la nature morte et renouvelle le portrait. Là, il préfigure les formes du cubisme ou les couleurs du fauvisme. Ici, il touche à l'abstraction. Dans tous les cas, Cézanne est d'abord Cézanne, attentif à la nature dont il ne voudra jamais s'écarter.
Van Gogh devient Van Gogh lors de son séjour en Provence, le temps de quelques saisons : tout a été écrit sur ce séjour ! Tout a été montré, et des tableaux du peintre, et des sites qui l'ont inspiré. Il manquait un ouvrage qui entende introduire le lecteur au coeur des paysages de Van Gogh tels qu'il aurait pu les voir aujourd'hui dans l'éclat que seule la photographie permet, qui fasse toucher de la plume le drame intérieur de l'artiste dans son geste créateur. Il voulait trouver le Japon ou l'Afrique en Provence. Il découvrira finalement la Provence, une certaine Provence dans sa fulgurance. Il pensait oublier la solitude, les tensions psychologiques, les incertitudes artistiques dont Paris en 1866-67 avait été le témoin. Venant en Arles, Van Gogh veut attirer à lui des amis, créer un atelier qui serait celui du Midi. En fait de Midi, il connaîtra la brûlure, midi de la terre, midi de la vie : le soleil sera celui de midi. La peinture sera celle d'un homme au midi de sa vie.
Présentation de l'éditeur « La Beauté sauvera le monde »Entre calligraphie extrême-orientale et abstraction picturale occidentale, l'oeuvre de Kim En joong déploie une liberté d'expression inattendue : la couleur (répandue comme une lumière) autant que le trait (souvent nerveux voire violent) donnent lieu à des formes « invues » (comme on dit de sonorités qu'elles sont « inouies »), d'une vitalité insoupçonnée. L'artiste peut alors exprimer la Grâce qu'un Dieu diffuse par sa Parole devenue Ecriture, autant que par une calligraphie devenant abstraction. Il n'est pas d'histoire à raconter, de personnages à mettre en scène, seul un Mystère à exprimer par le vitrail, la peinture, la céramique. Que l'artiste soit coréen, prêtre dominicain nourri de spiritualité bouddhiste, voilà qui prend sens aussibien dans les vitraux intégrés aux églises romanes comme Brioude ou Ganagobie,qu à l intérieur d architecture contemporaine comme la Cathédrale d Evry, l institutMontalembert.
Coffy Robert ; Aveline Jean-Marc ; Coutagne Marie-
L'athéisme, loin d'être mort, est plutôt en train de resurgir. Il se présente même comme une parade aux fondamentalismes religieux. Mais n'est-ce pas une illusion ? Pour le montrer, il faut remonter en ses sources. L'auteur en établit, avec clarté et compétence, ses fondements contemporains : les pensées de Sartre et de Camus font ici l'objet d'une analyse poussée. En fait, elles sont une réaction contre une vision purement scientifique et technique du monde. N'est-ce pas aussi une image caricaturale de Dieu qu'elles repoussent ? Une philosophie de la religion, en prise avec les enjeux de la modernité s'avère de ce fait utile. Elle seule est en mesure de proposer à tous, croyants comme incroyants, un sérieux examen de conscience sur le sujet. Pour y parvenir, il est utile de reprendre l'approche du jésuite Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955). Ce scientifique de renommée mondiale, l'un des théoriciens de l'évolution les plus remarquables de son époque, révèle les dimensions véritables du mouvement actuel de socialisation. N'y a-t-il pas urgence à revenir à cette pensée qui veut "sauver la société sans transformer les personnes en robots, sauver les personnes sans sacrifier celles d'aujourd'hui et de demain" ?
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.