Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les groupes d'intérêt
Courty Guillaume
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707148865
Ce livre offre un panorama de la recherche sur l'action des groupes d'intérêt, des groupes de pression ou encore des lobbies. Ces trois notions renvoient à un cadre d'analyse américain élaboré au début du XXe siècle pour penser les relations entre les détenteurs du pouvoir et les représentants des groupes non politiques. Pourtant, les recherches se sont tournées vers d'autres problématiques et d'autres objets (les politiques publiques), laissant des discours pseudo-savants alimenter les rumeurs et faire l'actualité politique. En reformulant des questions oubliées (Qu'est-ce qu'un représentant d'intérêt ? Qui gouverne ?), cet ouvrage aide à comprendre comment les groupes se forment et agissent auprès des pouvoirs publics. Trois espaces politiques servent d'exemples et de terrains de comparaison : les Etats-Unis, la France et l'Union européenne.
Mot d'ordre autant qu'injonction à la mobilité dans l'univers professionnel, la "circulation" est devenue depuis quelques années, dans les sciences sociales, un "leitmotiv académique" omniprésent, qu'il s'agisse d'étudier la mobilité (ou la sédentarité) des biens, des personnes, des idées, etc. Conçu comme une proposition de re-problématisation des usages de la notion de circulation en sciences sociales - et particulièrement en science politique -, cet ouvrage entend exposer les enjeux (méthodologiques, scientifiques) liés à l'emploi de ce prisme analytique. Il apparaît en effet que la problématique circulatoire se situe au croisement d'enjeux dont l'étude est centrale pour les sciences sociales, qu'elle constitue un point d'entrée pour l'étude de la domination, qu'elle mette en lumière l'inégale propension des acteurs et des biens à circuler à travers les espaces et les frontières ou qu'elle permette de comprendre les processus de fabrication d'idéologies ou de schèmes "dominants" véhiculés par certains instruments d'action publique, certains ethe professionnels, certaines pratiques partisanes.
Kawa, café, coffee, caffè autant de mots qui habitent notre imaginaire et notre quotidien, remplissent nos vies et nos maisons d'arômes et de souvenirs. Ami fidèle des moments clefs de la vie "Viens, on va prendre un café", symbole d'un art de vivre urbain, celui des cafés, littéraire, théâtre ou de comptoir et de petit noir le café est un compagnon unique de nos existences, une boisson universelle et intime. Plus de deux milliards de tasses sont bues chaque jour dans le monde, et pourtant, nous ne connaissons que peu de chose de ce nectar venu d'Ethiopie et d'Afrique, qui est en passe d'acquérir ses lettres de noblesse et de se hisser au panthéon des produits gastronomiques. Ici, plus de quatre-vingt-dix amoureux, experts ou dilettantes du café, champions du monde, torréfacteurs, barista, chefs, chimistes ou même Nez et artistes, vous parlent de leur domaine de prédilection, de leur café à eux, et vous donnent à voir leurs regards sur cette tasse si mystérieuse, savoureuse et complexe que certains y lisent jusqu'à l'avenir.
L'électeur vote-t-il rationnellement ? La vie politique est-elle corrompue? Les sujets de dissertation ressemblent souvent à des conversations mondaines. Pour éviter de tomber dans ce piège, il faut appuyer son raisonnement sur les notions et les références attendues par les correcteurs. Les 70 fiches regroupent les notions indispensables pour se présenter aux concours administratifs et d'entrée aux grandes écoles. Elles permettent également aux étudiants en droit ou d'IEP (institut d'études politiques) de se mettre à niveau rapidement et de préparer leurs examens. Pour faciliter la révision, chaque fiche est présentée comme une dissertation et contient l'essentiel à retenir.Annie Collovald est professeur de sociologie politique à l'université de Nantes et membre du CENS (Centre nantais de sociologie). Elle a publié, avec Brigitte Gaïti La démocratie aux extrêmes (éd. La Dispute, 2006). Guillaume Courty est maître de conférences des universités en sciences politiques. Son dernier ouvrage a porté sur les groupes d'intérêt (La Découverte, 2006).
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.