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Communisme. 1917 La révolution bolchevique, Edition 2017
Courtois Stéphane
VENDEMIAIRE
29,15 €
Épuisé
EAN :9782363582966
Russie. Février 1917. La Première Guerre mondiale dure depuis trois ans. Des mouvements sociaux d'ampleur et d'intensité variables éclatent sur tout le territoire de l'empire. En cause : le poids économique de la guerre, les pertes subies sur le front, la stratégie du tsar. Face au refus des troupes de réprimer les manifestations, Nicolas II est bientôt contraint d'abdiquer. Mais les premiers enthousiasmes de la révolution de Février disparaissent lorsque survient Octobre. Parvenus au pouvoir, les bolcheviks mettent en place un appareil d'Etat terriblement répressif : établissement d'une police politique, la Tcheka, création de l'Armée rouge, organisation de la pénurie, voire de la famine, pour mieux contrôler les villes et les campagnes... Consacré à la révolution d'Octobre proprement dite, cet ouvrage décrypte le coup d'Etat de Lénine et du parti bolchevique le 7 novembre 1917 à Saint-Pétersbourg, coup d'Etat qui fit taire les autres acteurs majeurs des premiers mois insurrectionnels, notamment les paysans. Réunissant une équipe internationale d'historiens spécialisés, 1917. La révolution bolchevique donne un aperçu original, fondé sur les recherches les plus récentes, de cet événement central qui bouleversa l'histoire du XXe siècle.
Résumé : La biographie la plus attendue du centenaire de 1917, fruit d'une vie de travail consacrée à l'étude du communisme. A rebours de l'idée dominante qui dédouane Lénine pour mieux accabler Staline, Stéphane Courtois établit comment le jeune intellectuel radical ? marqué au fer rouge par l'exécution de son frère aîné ? a pensé, voulu puis instauré une dictature idéologique impitoyable, inventant les concepts (révolution mondiale, dictature du prolétariat, parti-Etat, centralisme démocratique, économie planifiée, terreur de masse) et les instruments (parti unique, police politique, Armée rouge, goulag...) du totalitarisme qui devait signer les horreurs du XXe siècle. D'emblée, Vladimir Ilitch Oulianov se distingue des autres opposants au tsarisme en s'opposant non seulement aux libéraux et aux démocrates, mais aussi à toutes les mouvances socialistes, qu'il vitupère à coups d'écrits et de discours incendiaires. Aidé par une force de conviction peu commune, il choisit de s'appuyer sur une minorité de révolutionnaires professionnels dévoués plutôt que sur l'agrégation des masses. Cette faiblesse apparente fait sa force : elle lui permet d'avancer dans l'ombre pour mieux se préparer à l'exercice du pouvoir, qu'il conquiert à la hussarde en octobre 1917. Nourri des échecs de la Révolution française puis de la Commune, il le conserve en l'étendant par un recours systématique à la violence conjugué à un rare opportunisme politique. Ainsi parvient-il à gagner la guerre civile puis à assurer son emprise sur la société, faisant table rase au profit de son disciple et successeur. Une prose limpide au service d'une démonstration implacable.
Treize ans après la publication du Livre noir du communisme et à l?occasion du quatre-vingt-dixième anniversaire du Parti communiste français, Stéphane Courtois s?interroge sur la nature de ce qu?il nomme le « bolchévisme à la française », sur son adhésion au marxisme-léninisme et à l?URSS. Pourquoi et comment a pu prospérer, au c?ur de la démocratie française, un parti étroitement associé à l?un des grands mouvements totalitaires du XXe siècle?Pour répondre à cette question, l?auteur revient sur l?historiographie, rappelant combien elle est l?enjeu d?un conflit aigu entre une mémoire glorieuse et une histoire largement renouvelée par l?ouverture des archives de Moscou. Il aborde le rôle fondamental du bolchévisme et de l?URSS dans la création, en décembre 1920, du « Parti » et montre comment le modèle élaboré à Moscou s?est greffé sur le corps du socialisme français pour imposer en France un bolchévisme gallican. Il s?attache à la figure de ces staliniens français ? Thorez, Duclos, Marchais entre autres ?, membres de la nomenklatura communiste internationale, qui ont construit et dirigé le PCF durant des décennies. Enfin, il met en lien le déclin puis la mort du PCF avec la chute du mur de Berlin et de l?implosion de l?URSS.Stéphane Courtois est directeur de recherche au CNRS (Cultures et sociétés en Europe), historien spécialiste du communisme, directeur de la revue universitaire Communisme et de la collection « Démocratie ou totalitarisme » aux éditions du Cerf. Outre son célèbre Livre noir du communisme (Robert Laffont, 1997), il a publié, entre autres, un Dictionnaire du communisme (Larousse, 2007), Communisme et totalitarisme (Perrin, 2009), Sortir du communisme, changer d?époque en Europe (PUF, 2011).
Résumé : Le XXe siècle a été marqué en Europe par le phénomène totalitaire dont les formes diverses - fascisme, nazisme, communisme - ont été inaugurées et portées par des chefs charismatiques - Lénine, Staline, Mussolini, Hitler. Cependant, par-delà ces hommes, le phénomène était sous-tendu de logiques spécifiques. La logique initiale renvoie à la dimension idéologique des mouvements totalitaires, une idéologie - racialiste, classiste ou ultra-nationaliste - qui, devenue religion politique, légitime la volonté de puissance et de domination totale qui anime les chefs et justifie leurs actions, même les plus criminelles. Lors de leur passage à l'acte pour la prise du pouvoir, les mouvements totalitaires mettent systématiquement en ?uvre la logique de la guerre civile qui ouvre le champ de tous les possibles en supprimant les traditionnelles limites de durée, d'espace et de moyens par lesquelles la violence étatique est bridée. Le déclenchement de la guerre civile implique la mise en ?uvre de la logique de la terreur qui, selon des intensités variables, a présidé à tous les régimes totalitaires. Enfin, pour conserver le pouvoir à tout prix et développer leurs projets - " construction du socialisme " en URSS, épuration de la race en Allemagne, création de " l'Homme nouveau " en Italie -, les régimes totalitaires liquident les élites traditionnelles ou démocratiques, et suscitent l'apparition de nouvelles élites totalitaires formées d'un type d'homme prêt à pratiquer la terreur pour mieux profiter des gratifications offertes. C'est à toutes ces questions qu'une équipe de vingt-cinq historiens, sociologues et politologues venus de toute l'Europe consacre sa réflexion.
Résumé : Nouvelle édition revue et augmentée de " la " biographie politique de Lénine, par Stéphane Courtois, le maître d'oeuvre du Livre noir du communisme, best-seller mondial. Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine, a été l'un des personnages clés du XXe siècle. Celui qui, avant 1917, n'était connu que des habitués du mouvement révolutionnaire russe est soudain apparu en pleine lumière. Il s'empara avec une formidable audace du pouvoir en Russie, y créa le premier régime communiste qui allait essaimer dans une vingtaine de pays jusqu'en 1989-1991, ainsi qu'une Internationale dirigeant plus de 90 partis dans le monde. Ce régime et ce mouvement furent la première manifestation de ce que, dès les années 1920, de nombreux observateurs nommèrent le totalitarisme, un phénomène politique inédit caractérisé par sa haine de la démocratie représentative, son mépris absolu des droits de l'homme et la volonté de domination totale d'un parti sur l'Etat, sur la société et même sur l'individu. Alors que " le grand Lénine " a été présenté durant un siècle comme un immense héros populaire, voire comme un démocrate, l'auteur, s'appuyant sur une impressionnante documentation peu exploitée jusqu'ici, montre qu'en réalité le chef du Parti bolchevique avait conçu son projet liberticide dans l'ombre de la clandestinité durant une quinzaine d'années, avant de profiter, en 1917, de circonstances inattendues pour le mettre en oeuvre. Mélange d'utopie radicale et de terreur systématique, ce projet finit par imploser en 1989-1991 non sans laisser derrière lui, à travers le monde, une gigantesque tragédie humaine ponctuée de guerres civiles, de Goulags, de destruction de la culture et de massacres de masse. Loin de l'image glorieuse établie par la propagande des uns et l'ignorance des autres, Stéphane Courtois éclaire la face obscure d'un Lénine qui, dès 1920, devint le modèle-repoussoir de Mussolini puis de Hitler, tandis que ses héritiers - Staline, Mao, Pol Pot... - poussaient la logique du système " léniniste " jusqu'à l'extrême limite du contrôle social et du crime de masse.
C'est l'époque où la duchesse de Berry invente les bains de mer, Charles Bourseul le téléphone, Aristide Boucicaut les grands magasins, où les premières lignes de chemin de fer relient la gare Saint-Lazare à Saint-Germain, celles du métro la Porte Maillot à Vincennes, où un jeune ingénieur esquisse la silhouette de la tour Eiffel, où le baron Haussmann métamorphose Paris, où l'avenue de l'Opéra s'illumine à l'électricité. L'époque où Alice Guy tourne le premier court-métrage de fiction, où Paul Durand-Ruel expose les impressionnistes, où la comtesse de Ségur publie ses récits pour enfants, où le couturier Worth habille la duchesse de Guermantes. Celle, aussi, du premier krach boursier, des méfaits du chômage, des grèves réprimées dans le sang et de la rédaction du Capital... Un siècle entier, le XIXe, où l'on crut, avant la catastrophe de 1914, que le progrès n'avait pas de limites, qu'il assurerait le bien-être des hommes, que le monde serait toujours meilleur. Un siècle d'effervescence et de magie, fondateur de notre modernité. A travers une série en trente épisodes retraçant le surgissement de ces avancées révolutionnaires, qui ont dessiné l'univers dans lequel nous vivons, sont mises en scène autant d'histoires vécues qui font écho à nos joies et à nos peurs d'aujourd'hui.
Résumé : Plus précieux que l'or et le diamant, il est un minéral auquel l'Empire britannique a dû son hégémonie : c'est le charbon. Moteur de l'industrie et combustible domestique assurant jusqu'à 95 % des besoins énergétiques du pays en 1900, il est, à partir du règne de Victoria et jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, indispensable au bien être du citoyen anglais. Grâce à lui, on cuisine, on se chauffe, on s'éclaire, ce qui induit des gestes particuliers, des savoir-faire singuliers, souvent pris en charge par les femmes. Objet du quotidien et source de rêverie, on compose des poèmes à sa gloire, les enfants apprennent à l'école qu'il est issu de la forêt antédiluvienne en fouie dans les "entrailles sombres de la terre" - on lui attribue même des vertus thérapeutiques. Mais le "roi Charbon" est un maître cruel : salissant, dégageant une fumée à l'odeur âcre, il noie les villes sous la poussière et le brouillard et tue à foison par maladies respiratoires. Il façonne aussi les paysages à son image - chevalements, terrils, mines... Et sa tyrannie s'exprime au grand jour lors de terribles pénuries, qui rappellent au consommateur angoissé que les réserves de cette roche sédimentaire ne sont pas inépuisables. L'histoire de la première civilisation dépendante d'une énergie fossile, consciente des chaînes dans lesquelles elle s'emprisonnait, incapable pourtant de s'en défaire. Un avertissement et un enseignement à tirer pour nos sociétés, au mode de vie lié à des ressources destructrices pour l'environnement, dont le charbon fait toujours partie... Charles-François Mathis est professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste d'histoire environnementale et britannique, il est notamment l'auteur de In Nature We Trust. Les paysages anglais à l'ère industrielle (PUPS, 2010) et a codirigé, avec Geneviève Massard-Guilbaud, Sous le soleil. Systèmes et transitions énergétiques du Moyen Age à nos jours (Editions de la Sorbonne, 2019).
Des maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.
Le Graal pourrait-il être un bocal à anchois ? Comment Perceval connaît-il la Poétique d'Aristote ? Merlin tient-il du démon ou de la pucelle ? Les règles du sloubi seraient-elles inspirées de celles du trut ? Les dragons étaient-ils des anguilles ? Recrutait-on les chevaliers à la taverne ? Pourquoi le casque du Viking est-il cornu ? S'est-on rendu compte à Kaamelott que l'empire romain avait pris fin ? La série télévisée Kaamelott qui met en scène le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde a marqué le public par son humour décapant, ses personnages loufoques et ses répliques devenues cultes. Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit aussi bien la légende arthurienne qu'une période historique charnière, entre Antiquité tardive et Moyen Age ? C'est le pari qu'a fait une équipe de jeunes chercheurs : montrer que, au-delà des anachronismes qui font toute la saveur de la série, Kaamelott produit un discours riche d'enseignement. Tant il est vrai que chaque génération réactualise ses mythes, les parodiant ou les réinventant pour mieux se les approprier.