Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
SCHELLING ENTRE TEMPS ET ETERNITE HISTOIRE ET PREHISTOIRE DE LA CONSCIENCE
COURTINE
VRIN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782711624393
Prendre enfin le temps au sérieux ! Telle sera pour Schelling, à partir de 1809 et des Recherches sur l'essence de la liberté humaine, la première et principale consigne, celle qu'auront entendue et reprise à leur compte, chaque fois différemment, Ravaisson, Rosenzweig, Heidegger, Scholem ou Levinas. La singularité schellingienne dans cette entreprise est double: il lui appartient en effet d'avoir tenté audacieusement d'explorer non seulement la profondeur de l'espace, mais bien "la profondeur du temps", évoquée par Baudelaire dans Le poème du hachisch, et au-delà, en direction cette fois "du passé qui dort sous la cendre", d'avoir voulu creuser jusqu'à "la nuit des temp", l'immémorial ou "l'impossible", s'il est permis de mentionner ici un non-concept fort peu schellingien en apparence (Bataille). Il s'agira, dans tous les cas, d'ouvrir la pensée classique, métaphysique d'entendement, à une historicité radicale à laquelle seul peut répondre le récit, qu'il se décline en mythologie ou révélation, dont le théâtre, nonobstant la factualité dramatique de ces deux régimes, sur laquelle Schelling ne cesse d'insister, se joue sur la scène de la conscience, en interrogeant non seulement la diachronie qui décide de son être-hors-de-soi (extase), mais aussi les couches inconscientes (assises et sujet) toujours prêtes à relancer le sombre remuement des profondeurs. Voilà qui peut prêter aujourd'hui encore à tels efforts de relecture qu'on voit poindre outre-Atlantique au titre d'un New Schelling ou d'un Schelling now.
Résumé : Jamais, avant le XXe siècle, le corps humain n'avait connu de tels bouleversements. Le déplacement du rapport entre santé et maladie, corps normal et anormal, vie et mort dans une société toujours plus médicalisée ; la légitimité accordée au plaisir en même temps que l'émergence de nouvelles normes et de nouveaux pouvoirs, biologiques et politiques ; la recherche du bien-être individuel et l'extrême violence de masse, le contact des peaux dans la vie intime et la saturation de l'espace public par la froideur des simulacres sexuels... : tels sont quelques-uns des paradoxes nourrissant le rapport du sujet contemporain à son corps. L'histoire du corps ne fait que commencer.
Exercices, leçons de méthode, les études ici réunies entendent éclairer l'élaboration dans la diversité des langues, du "vocabulaire de l'être" et de la "problématique catégoriale": essence, sujet, substrat, existence, quiddité... C'est toujours la question des traductions (de Aristote, de ses commentateurs grecs, de Sénèque, de Quintilien, de Scot Erigène, de Schelling, de Heidegger... ) à travers lesquelles se redéfinissent, se réorganisent en des problématiques chaque fois singulières, les questions ontologiques tenues pour être fondamentales en philosophie.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.