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Auvergne, Bourbonnais, Velay gothiques. Les édifices religieux
Courtillé Anne
PICARD
54,80 €
Épuisé
EAN :9782708406834
Dès le milieu du XIIe siècle, une lente imprégnation du tissu régional par les éléments gothiques marque les nouveaux chantiers avant un élan encore plus décisif à la suite du chantier épiscopal clermontois dans la deuxième moitié du XIIIe siècle et au XIVe siècle. Le répertoire des formes mises en ?uvre par Jean Deschamps à la cathédrale de Clermont est exploité et l'art flamboyant se substituera ensuite lentement à cet art rayonnant qui perdure dans une région de la France moyenne où se croisent les influences. Les leçons venues du nord et de l'ouest sont confrontées au "gothique méridional" dont il faut peut-être relativiser l'importance. Au cours de ces siècles gothiques, l'art de bâtir est pratiqué de façon intensive: cathédrales de Clermont-Ferrand et de Saint-Flour, abbatiales d'Ebreuil ou de La Chaise-Dieu sous l'égide du pape Clément VI, collégiales d'Aigueperse ou de Moulins, vastes églises-halles à Billom, au Puy ou à Ambert, nefs uniques à Montferrand ou Aurillac, SaintesChapelles à Riom ou Aigueperse, églises paroissiales dans le Livradois ou le Cantal. L'architecture gothique dans les églises en Auvergne, Bourbonnais et Velay est encore une extraordinaire aventure humaine à laquelle participent aussi bien les bénédictins que les ordres mendiants, des chanoines que des prélats, de modestes paroissiens que des mécènes comme le duc jean de Berry ou les Bourbons. Et la peinture murale conservée çà et là trahit les sentiments les plus intimes de ces hommes et de ces femmes comme la crainte de la mort. Leurs fantasmes ont peut-être inspiré enfin les étranges culots en encorbellement pérennisant le travail des sculpteurs des chapiteaux romans.
Résumé : Alors que la ville de Clermont commence à construire sa cathédrale de pierre volcanique noire, la jolie Douceline est amoureuse. Las, son amant est le fils de Saint Louis. Amours interdites, le dauphin Philippe se marie bientôt, avec une autre. Désespérée, Douceline se lance dans une folle chevauchée de Paris à Clermont, où doit se dérouler la cérémonie. Dans l'église, la jeune fille, prise de vertige, tombe de la chambre des cloches. C'est ainsi que Douceline est recueillie par le forgeron Arthème, son épouse Mélinotte et leur drôle de nichée : quatre garçons des plus turbulents sauvés de la rue et de la briganderie. Il leur manquait une fille. Douceline, rendue amnésique par sa terrible chute, a enfin trouvé une famille. Pour aider Arthème, malade, elle s'initie aux mille et un tours du métier de forgeron. Dans l'atelier passent des personnages pittoresques : le chanoine Guillaume ; Amable, le sonneur de cloches ; Charles, le peintre sur verre ; Abkar, le magicien. Lentement, Douceline réapprend à vivre et à aimer. Fidèle à l'Auvergne, l'auteur des Dames de Clermont confirme son talent d'historienne et de romancière dans cette grande fresque médiévale qui nous fait découvrir la vie quotidienne de l'époque, de la recette de la porée aux coutumes des bourgeois et des artisans.
En 1392, pendant la guerre de Cent Ans, alors que le roi Charles VI s'enfonce dans la folie et cherche la guérison dans les pèlerinages, Landry le funambule, dit "l'homme le plus haut du royaume", arrive avec sa fille Ursine à Clermont. Il y est accueilli par la famille de Gauthier, marchand de grain, et son épouse Tiphaine, "astronomienne" réputée. Cette rencontre va bouleverser leur destin. A travers eux, Anne Courtillé raconte avec passion et minutie la vie publique et quotidienne des habitants d'une cité médiévale. Et, sur les pas des héros, nous pénétrons à la cour de l'oncle du roi, le très brillant duc de Berry, protecteur des arts et grand collectionneur d'animaux exotiques, et de sa femme, la belle Jeanne de Boulogne.
Résumé : Au début du XIVe siècle, la France voit ses rois se succéder à une cadence infernale. Philippe V, deuxième fils de Philippe le Bel, monte sur le trône. Mal gouverné, bouleversé par une crise économique et dynastique, le royaume s'affaiblit. Dans Florine, le lecteur retrouve les personnages des Dames de Clermont : Martin devenu juriste, Anne sa femme, Omblard le peintre, si attaché à sa ville de Clermont, Matthieu, fils d'Omblard, peintre comme son père, Pierre, fils de Géraud Brillat, marchand, tous deux amoureux de Florine la secrète. A Paris, Venise et Clermont où les héros reviennent toujours, les joies et les drames familiaux s'enchaînent sur fond d'événements terribles. Et se détache l'amour sublime de Jean, médecin des lépreux, et d'Anne Brillat, frappée par cette terrible maladie. Autour de ces personnages, Anne Courtillé met en scène tout un peuple de bourgeois, boutiquiers, artisans, faiseurs d'oublies, herboristes, banquiers qui font la vie de ce Moyen Age passionnant.
En 1840, au sein de la bonne société de Clermont-Ferrand, la jeune Hortense évolue dans le secret de son histoire familiale et s'éveille aux idées modernes. Hortense vit chez sa grand-mère, aristocrate auvergnate à Bellemaison, proche du domaine de Randan. Faisant fi des manières et des usages de son rang, la jeune fille fréquente Procule, fille et petite-fille de guérisseuses, et est révoltée par le sort misérable réservé aux métayers du domaine. L'histoire familiale de la jeune fille est riche en secrets et en drames. Hortense devient bientôt la protégée d'une amie de sa mère, Delphine Beaumont, qui gravite dans la haute société clermontoise. Là, elle fait la rencontre déterminante d'hommes et de femmes progressistes et passionnés. Parmi lesquels Anatole, dont elle tombe amoureuse... A travers ce roman où s'entremêlent intrigues familiales et amours interdites, Anne Courtillé évoque la création des premières crèches et du chemin de fer, le progrès scientifique avec le savant Lecoq, le socialisme en marche, et peint la ville de Clermont-Ferrand, qui lui est si chère.
Arrivé au pouvoir en Brumaire 1799, Bonaparte se rendit vite compte que la seule solution aux querelles religieuses était un nouveau traité avec le pape. Après Marengo, il entama des négociations avec Rome, qui continuèrent jusqu'à la promulgation du Concordat en avril 1802. Ce nouveau livre traite de ces négociations, soulignant le rôle joué par l'abbé Grégoire et ses collègues constitutionnels. Se servant de nombreux documents inédits, trouvés aux Archives nationales et à la Bibliothèque de Port-Royal, Rodney Dean, docteur en Sorbonne et spécialiste de l'Eglise Constitutionnelle depuis plus de 20 ans, examine les idées religieuses, théologiques et politiques de ces ecclésiastiques révolutionnaires et gallicans et montre comment ils ont exercé une influence importante sur les négociations du Concordat et comment les évêques constitutionnels nommés à l'épiscopat concordataire se sont enfin réconciliés avec l'Eglise lors de la visite du pape à Paris en décembre 1804.
Le siècle carolingien a été court. L'ordre politique et social se disloqua et sombra après 880. Ce naufrage ne peut abolir le projet de société que les clercs avaient élaboré. Dans ce schéma, la religion cimentait toute la construction sociale. Par le baptême reçu dans les premiers mois de la vie, l'enfant devient simultanément fils de l'Église et sujet de l'Empire. Tous apprennent le Notre Père et le Credo, symboles d'adhésion à la foi officielle. Les uns ont reçu la tonsure monastique ou cléricale et renoncé au mariage et au monde. Les laïcs se marient, mais désormais ils doivent choisir leur femme en dehors de leur parenté et la garder quoi qu'il arrive. Les nobles, qui ont reçu une éducation militaire et religieuse plus soignée, comme l'a décrite la princesse Dhuoda, conduisent les affaires du monde et font la guerre. Ces grands échappent à l'autorité de leur curé, qui s'exerce sans partage sur les paysans de sa paroisse. Pour eux, la dîme; messe et repos obligatoires, le dimanche; communion aux grandes fêtes après des jours de jeûne et de pénitence. L'évêque, le comte et les missi surveillent la pratique. Les récalcitrants sont soumis à la pénitence publique ou excommuniés. Cet aspect totalitaire et coercitif s'avère le plus déplaisant de la chrétienté carolingienne. Mais les germes d'évolution apparaissent. Le développement du culte des saints et des reliques, des pèlerinages, les premières étapes de la piété mariale, constituent autant d'amorces qui s'épanouiront plus tard. Encore fragiles, mais riches de promesses, les balbutiements d'une spiritualité du mariage, les progrès de la confession, la pratique de la communion plus fréquente, autant de germes d'une piété laïque plus personnelle et plus autonome. La chrétienté carolingienne est bien la mère encore rude de la chrétienté médiévale, qui deviendra plus humaine et plus raffinée. Charlemagne apparaît dans la mémoire des hommes l'idéal du prince catholique et son empire, le modèle de la société chrétienne. Il faut attendre saint Louis, pour que les hommes conçoivent un roi plus chrétien et une société plus évangélique.
MARI: ville phare du Proche-Orient aux débuts de l'époque urbaine. C'est le premier exemple au monde qui donne l'image à la fois d'une ville nouvelle fondée à l'aube du IIIe millénaire et de ses métamorphoses au cours des douze siècles de son existence; le premier exemple d'une cité qui, pour exister dans un milieu désertique et remplir sa fonction - le contrôle d'un important trafic commercial entre les montagnes du Taurus et la plaine babylonienne -, doit entièrement aménager la région pour assurer sa survie et permettre les échanges par voie d'eau. Née vers 2900, elle s'installe, pour se protéger des inondations, derrière une digue circulaire qui commande le système défensif et toute l'organisation urbaine; elle développe rapidement des activités manufacturières qui lui assurent une position-clé dans l'essor de la métallurgie du cuivre et du bronze. Si l'histoire de ses démêlés avec les autres puissances orientales n'est qu'entrevue au milieu du IIIe millénaire (à l'époque d'Ebla) et assez bien connue pour les quarante dernières années de son histoire seulement, l'exploration archéologique, quant à elle, a mis en évidence l'existence de trois villes successives, fondées ou reconstruites après un abandon ou un désastre militaire, toutes trois représentatives d'une période caractéristique: l'essor et l'expansion de l'urbanisation au début du III millénaire, le premier empire mésopotamien connu au XXIVe siècle et le monde des cités rivales du début du IIe millénaire. C'est la modification des équilibres économiques et la montée en puissance de Babylone sous la conduite de Hammurabi qui entraîna au XVIIIe siècle la ruine définitive de la cité. Les palais et les temples, les maisons et les ateliers, les remparts et les rues ont révélé l'univers d'une des plus anciennes cités d'Orient dans toute sa complexité et sa diversité; mais c'est surtout l'homme oriental qui, réapparaissant sous de multiples facettes - artisan, artiste, architecte, urbaniste, entrepreneur, commerçant, soldat, croyant... -, exprime la maîtrise de son emprise sur le monde.