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Pourquoi Hiroshima ? La décision d'utiliser la bombe atomique
Courmont Barthélémy ; Chemillier-Gendreau Monique
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782296038851
Le 6 août 1945, pour la première fois de l'histoire, une bombe atomique tombait sur la ville japonaise d'Hiroshima. Cet événement fut suivi de la destruction, trois jours plus tard, de Nagasaki. L'"holocauste nucléaire", comme il fut rapidement appelé, marqua les esprits, de par le caractère extrêmement destructeur de la nouvelle arme, mais surtout de par la découverte d'un mal se propageant longtemps après l'explosion : les radiations. La bombe atomique dépassait de loin tous les engins de mort ayant existé et méritait le terrible qualificatif d'arme suprême. Les effets politiques furent également considérables. Au-delà de la capitulation du Japon et de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les relations internationales entrèrent avec Hiroshima dans une nouvelle ère, placée sous le signe de la dissuasion nucléaire et de la possibilité offerte à l'Homme d'assurer sa propre destruction. Cette ère fut celle de l'affrontement Est/Ouest, dont la bombe atomique fut l'un des éléments centraux. Les historiens s'accordent aujourd'hui pour considérer que l'utilisation de la bombe atomique n'était pas, comme cela fut pourtant souvent annoncé, nécessaire à la capitulation de Tokyo. Dans ces conditions, pourquoi Harry Truman a-t-il décidé d'utiliser la bombe? Si la démonstration de force contre Moscou semble être un élément essentiel, elle ne permet pas à elle seule de comprendre le choix de Washington. Les raisons sont multiples : elles allient des considérations de politique interne et la volonté de s'imposer sur la scène internationale, rendant la décision presque incontournable et pourtant si contestée encore aujourd'hui. Ce sont ces raisons qui sont ici développées avec, en toile de fond, une réflexion sur le processus décisionnel de la première puissance mondiale et, à des milliers de kilomètres de Washington, ses effets.
Tiré d'une expérience vécue, ce récit nous plonge dans l'univers des Dong du Guizhou, province chinoise reculée et pauvre. Articulé autour de la question de l'identité des minorités et les difficultés que ces dernières rencontrent pour maintenir leurs traditions et leur existence dans une Chine en mouvement, il nous conduit vers des villages de plus en plus inaccessibles, où les Dong perpétuent leur mode de vie. L'accent est mis sur les sens. Les sons des minorités et leurs chants traditionnels ; les couleurs des costumes et la finesse des bijoux ; l'odeur du bois des maisons et des tissus indigo qui sèchent au soleil ; les saveurs de la campagne ; les rides des vieillards et la douceur des enfants. Tout ici contraste avec la Chine contemporaine, si loin et si proche à la fois. Ce texte invite à réfléchir aux défis auxquels sont confrontées les minorités chinoises, entre exil et oubli, entre acculturation et folklorisme, et aux résistances portées par des vieillards déterminés et des enfants qui tôt ou tard, comme leurs parents, quitteront leur village pour trouver du travail en ville. Que restera-t-il alors de leur identité ?
Comment fut vécu de l'intérieur le drame du Cambodge dans les années 1970 ? Les khmers rouges ont laissé un pays totalement exsangue, une population marquée à jamais et une société fracturée entre les anciens bourreaux, toujours dans la nature, et leurs anciennes victimes, qui parfois vivent sous le même toit ! De nombreuses familles vivent ainsi entre devoir de mémoire et tentation de l'oubli. Avec 1, 7 millions de morts, le génocide cambodgien est l'un des épisodes les plus tragiques de l'histoire de la seconde moitié du XXème siècles. S'inscrivant dans cette logique, ce roman s'attarde sur le parcours d'un jeune cambodgien pris dans la tourment du régime aberrant de Lon Nol, dictateur soutenu par Washington entre 1970 et 1975, qui voit un monde s'écrouler autour de lui, et se sent irrémédiablement attiré par la résistance qu'offraient les khmers rouges, soutenus par le roi Sihanouk en exil à Pékin. Commence alors un parcours initiatique qui le plonge dans la barbarie et le crime aveugle de tout un peuple, le sien. De jeune résistant, notre héros, devient progressivement un guerrier puis, après la guerre de libération nationale, un combattant modèle du nouveau régime, l'Angkar, sa à sa tête Pol Pot et ses idéaux empruntés au stalinisme et au nazisme.
Dans un environnement post-guerre froide, les États-Unis se sont rapidement retrouvés orphelins d'un adversaire à leur taille. Après une période euphorique qualifiée de " fin de l'histoire " ou de " moment multipolaire ", Washington a commencé à percevoir de nouvelles menaces. C'est ainsi que, face à un nombre relativement restreint d'États aux moyens limités s'est développé le concept d'États voyous. En fonction des différentes administrations au pouvoir à la Maison Blanche, se succédèrent des qualificatif tels qu' " États voyous ", " États préoccupants ", ou plus récemment " axe du Mal ". Cette dernière appellation avait pour objet de définir une politique pouvant s'appliquer à l'ensemble des régimes jugés hostiles à Washington et s'es traduite par la campagne militaire en Irak la crise nucléaire nord-coréenne et les problèmes rencontrés dans le domaine nucléaire en Iran. Cette stratégie a montré ses limites, qui remettent en question le concept même d'État voyou. Cet ouvrage propose de dresser un panorama de la relation entre Washington et les États voyous, de la définition du concept à sa difficile application. L'intérêt de l'étude est de se pencher, au-delà de régimes considérés aujourd'hui comme nuisibles par les autorités américaines sur les États qui pourraient bientôt rejoindre cette liste, et sur ceux qui on su, pour des raisons diverses, en sortir. Cet état des lieux permettra de voir ce que se dessine " après l'État voyou ", autant que les lignes de fractures entre le différents régimes qui se placent dans la ligne de mire de Washington.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.