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Courbet. Une révolution érotique
Savatier Thierry
BARTILLAT
24,00 €
Épuisé
EAN :9782841005611
Au coeur d'un XIXe siècle puritain, Gustave Courbet allait déclencher une révolution érotique et plastique ; bousculant l'ordre esthétique et moral, il proposa, en lieu et place des déesses ou des muses idéalisées, la représentation de femmes nues bien réelles, naturelles jusque dans leurs imperfections physiques, chargées d'une sensualité troublante, dérangeante. Passant outre les alibis thématiques convenus, le peintre s'attacha à composer une scène érotique transgressive qui, des portraits aux peintures de genre, plaça la Femme de son temps au centre des débats. L'importance qu'il accorda notamment au saphisme, à travers un réseau d'images explicites, montre l'audace dont il savait faire preuve face à un tabou majeur de l'époque. Sans doute l'oeuvre la plus célèbre de Courbet est-elle L'Origine du monde, aboutissement d'une démarche intellectuelle qui restituait au corps de la Femme ce sexe matériel dont l'art, depuis la Grèce antique, l'avait privé ; cependant, d'autres toiles concentrent une charge libidinale tout aussi puissante aux yeux de qui sait les regarder. Pourquoi le modèle nu debout près du chevalet, dans L'Atelier du peintre, possède-t-il une surprenante connotation érotique en dépit de sa pose plutôt sage ? Pourquoi les Demoiselles des bords de la Seine, pourtant vêtues, sont-elles déshabillées ? Quels indices le peintre avait-il dissimulé dans certains de ses tableaux, comme Le Sommeil, pour suggérer que ses héroïnes venaient de ressentir une jouissance sexuelle intense ? Autant d'interrogations qui sont ici abordées, à travers la soixantaine de toiles qui compose l'oeuvre érotique du peintre, dont certaines sont inédites.
Peint en 1863 en Saintonge, Le Retour de la conférence fait partie des oeuvres manifestes de Gustave Courbet. Il traduit l'anticléricalisme et l'opposition qui ont animé son travail tout au long de sa carrière. Courbet indique lui-même que "ce tableau est un tableau critique et comique au dernier degré" avec lequel il souhaite défier l'administration en le présentant au jury du Salon de 1863. L'oeuvre aurait été refusée non seulement au Salon officiel "pour cause d'outrage à la morale religieuse" mais aussi au Salon des Refusés. Aujourd'hui disparue, elle fait l'objet. pour la première fois, d'une exposition.
On connaît Alexandre Dumas, le prodigieux et prolifique écrivain XIXe siècle, qui a fait la part belle au roman. On connaît Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo, partie intégrante du patrimoine littéraire. On sait peut-être moins qu'Alexandre Dumas était un fin gourmet, un gastronome insatiable, jamais en reste d'aventures et de découvertes culinaires, en un temps de gastronomie marqué par Grimod de la Reynière et son Almanach des gourmands, influencé par Antoine Beauvilliers et son Art de cuisiner et l'incontournable La Physiologie du goût de Brillat-Savarin. Sous ces influences (et celle de ses papilles), Alexandre Dumas avait choisi de rédiger Mon dictionnaire de cuisine, formidable encyclopédie de la table dans la seconde moitié du XIXe siècle, des abattis à la volaille, émaillée de recettes et de petits récits. À ses prédécesseurs, il joint son instinct de chasseur, son talent inventif sur la cuisson des cailles et des ortolans, ajoute des plats inconnus recueillis dans quelques pays du monde, des anecdotes, cocasses et spirituelles sur la cuisine des peuples, ses humeurs, des souvenirs personnels, une certaine philosophie de la vie. La volonté de Dumas était d'être "lu par les gens du monde et pratiqué par les gens de l'art". En l'occurrence, c'est réussi. --Céline Darner
De toutes les femmes qui ont joué un rôle important dans la vie de Baudelaire, madame Sabatier - la Présidente - est sans doute celle sur laquelle on a le plus écrit. Pourtant, Une femme trop gaie enrichit et modifie le regard porté sur l'héroïne et son destin. L'auteur parvient en effet à éclairer les zones d'ombre entretenues par Edmond Richard, dernier amant et premier biographe de la Présidente, et à dissiper quelques légendes tenaces, grâce à des archives en grande partie inédites. En même temps qu'un tableau vivant de la vie artistique du siècle, cette biographie livre de nombreux épisodes inconnus de la vie de Mme Sabatier, en particulier sur ses jeunes années et sur la période qui succède à ses célèbres dîners - où se côtoyait le Tout-Paris artistique - jusqu'à sa mort en 1890, soit près d'un demi-siècle encore inexploré ponctué d'amitiés et d'amours. Mais surtout, l'analyse systématique de sa correspondance, de celles de ses amis et des œuvres littéraires auxquelles elle fut associée permet de présenter sa relation avec Baudelaire sous un angle tout à fait nouveau (notamment en ce qui concerne le " fiasco " dont le poète aurait été victime), de comprendre la place que Flaubert lui réserva dans L'Education sentimentale et de cerner la complicité qu'elle entretint avec Théophile Gautier, auteur de la célèbre Lettre d la Présidente, chef-d'œuvre de la littérature érotique. Près de vingt ans de recherches, menées avec la minutie d'une instruction criminelle, ont été nécessaires à Thierry Savatier pour écrire cet ouvrage. Au-delà des clichés de la déesse inaccessible ou de la courtisane apparaît alors une femme qui, par son rôle auprès de créateurs de premier plan et par sa totale indépendance de cœur et d'esprit, fut étonnamment moderne pour son temps.
Résumé : "Un jour, vint un homme qui affirma : "Je ne veux pas peindre des anges, parce que je n'en ai jamais vu". C'était Courbet. Il préférait représenter deux jeunes filles étendues sur les berges de la Seine. Il emmena ses modèles en plein air et les peignit. [?] Courbet a tourné une page et lancé la peinture vers cette nouvelle direction qu'elle suivit pendant des années". Dans ce témoignage, Pablo Picasso attribue à Gustave Courbet la paternité de l'art moderne et du mouvement qui aurait radicalement bouleversé les codes de la représentation, de l'impressionnisme jusqu'au cubisme et ses suites. Cette place majeure interroge, tant Courbet reste une figure peu étudiée du Panthéon personnel de Picasso. Pourtant, le jeune peintre catalan découvre tôt la peinture du maître d'Ornans, dès son arrivée à Paris en octobre 1900, à l'occasion de l'Exposition centennale de l'art français. Courbet s'immisce par la suite chez Picasso doublement, à la fin des années 40, par la réinterprétation des Demoiselles des bords de la Seine, ainsi que par l'achat pour sa collection personnelle de l'étonnante Tête de chamois, bête à cornes rappelant le bestiaire picassien. Les liens entre ces deux figures révolutionnaires de l'art apparaissent étroits et féconds. Courbet et Picasso se rejoignent, en particulier dans leur rapport au passé comme source de la modernité, dans leur sensibilité à leur temps et leur engagement politique, ou encore dans leur trajectoire. Cette rencontre inédite vise, au-delà de la filiation réelle entre ces deux créateurs, indépendants d'esprit, à mettre en lumière ce compagnonnage.
Pierre Riché, professeur émérite à l'université de Paris X-Nanterre, a publié de nombreux ouvrages sur le Haut Moyen Age (Ve-XIe siècle) qui sont devenus des classiques et sont traduits en plusieurs langues. Citons en particulier Education et Culture dans l'Occident barbare, Ve-VIIIe siècle (Points-Seuil, 1995); Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe (Hachette-Pluriel, 2012); L'Empire carolingien (La Vie quotidienne, Hachette, 1994). Patrick Périn est archéologue. Il a été pendant de nombreuses années directeur des Antiquités nationales au château de Saint-Germain-en-Laye.
Dans l'autobiographie de Victoria Ocampo, le texte consacré à son aventure amoureuse avec Drieu était accompagné de quelques lettres, tirées de leur correspondance, qui donnaient envie d'en savoir plus sur cette brève rencontre entre "deux enfants fascinés et perdus". Rencontre qui saura s'inscrire dans la durée, puisque leur passion initiale se changera en une longue amitié amoureuse, à laquelle la mort de Drieu pourra seule mettre un terme. Voici maintenant l'intégralité des lettres qui nous ont été conservées. On y voit Drieu prolixe en confidences sur les multiples difficultés d'une vie sentimentale intense et compliquée, que Victoria considère avec une bienveillance distante. S'ouvre l'atelier de l'écrivain, engagé dans la rédaction du Feu follet, de la Comédie de Charleroi, de Rêveuse Bourgeoisie, de Gilles. Et c'est aussi, lorsque Victoria, brillante directrice de la revue littéraire Sur, se trouve en Argentine, une chronique très personnelle de la vie artistique et littéraire parisienne. L'affrontement des deux épistoliers sur le fascisme est un moment fort de cette correspondance. Peu soucieuse de politique dans l'absolu, Victoria réagit spontanément en démocrate pour condamner les positions de Drieu, tout en saluant son courage et son intégrité, "même s'il dit ou fait des folies ou des stupidités". De Victoria Ocampo, les Éditions Bartillat ont publié Drieu (2007) et Le Rameau de Salzbourg (2008).
Résumé : Ce livre met en scène un grand nombre d'expressions, dictons, jurons et proverbes de la langue française concernant le chat dans tous ses états. Cette promenade érudite et souvent drôle en dit long sur la psychologie de ce mystérieux compagnon de l'homme et sur le regard attendri qu'il lui porte. Grâce à ce livre, il s'agit d'adopter un langage "châtié" et de donner sa langue au chat si l'on ne connaît pas la réponse. Parmi les expressions retenues, "avoir d'autres chats à fouetter", "appeler un chat un chat", "avoir un chat dans la gorge", "quand le chat n'y est pas, les souris dansent" : toutes ces formules retrouvent ici leur saveur.
De Chanel N° 5 à Opium, d'Arpège à Joy, de l'Air du temps à Shalimar, chaque parfum célèbre cache une histoire passionnante avec ses secrets. En vingt chapitres, Anne Davis et Bertrand Meyer-Stabley nous dévoilent les secrets des fragrances cultes, les coulisses des grandes maisons de couture ou de parfum, le travail des plus grands "nez". On découvre comment François Coty, Madame Carven, Coco Chanel, Christian Dior, Jean Paul Gaultier, Jeanne Lanvin, Nina Ricci, Marcel Rochas, Yves Saint Laurent, Hubert de Givenchy et aussi Elsa Schiaparelli ont exprimé leur style dans leurs parfums. Parfums de légende renoue avec l'âge d'or des maisons Caron, Guerlain, Hermès, Roger & Gallet et de bien d'autres. On y retrouve sans faille ces effluves mythiques qui sont presque des oeuvres d'art, la quintessence de la parfumerie française. Cette édition augmentée inclut cinq nouveaux parfums : Chypre, Eau d'Hadrien, Trésor, Angel et Ambre Sultan.