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NOTRE PAIN DE CHAQUE NUIT
COUAO-ZOTTI FLORENT
SERPENT A PLUME
18,30 €
Épuisé
EAN :9782842610425
Nono, une prostituée de Cotonou, tue pour se défendre un client trop entreprenant, " député du peuple ". Adolphe Saklo, un jeune boxeur surnommé " Dendjer " à cause de ses uppercuts meurtriers, qui fut l'amant de Nono et reste sous son emprise, vient à son aide et la débarrasse du cadavre. De cette nuit renaît une liaison tendue et fragile entre les deux complices. Cependant que Dendjer accumule les victoires et marche vers le championnat du monde, Nono fait son chemin dans les milieux politiques et délaisse le boxeur pour son nouvel amant, Kpakpa, un autre député à l'avenir prometteur. La jalousie de Dendjer le fait peu à peu sombrer dans la folie, jusqu'au jour où Kpakpa vient lui proposer un marché : renoncer au titre de champion du monde, en échange de la belle Nono...
Deux garçons se retrouvent en vacances, le plus grand initie le plus jeune au maniement du lance-pierres. Jeu, découverte, émulation : l'histoire est universelle. Sauf que nous sommes à Porto-Novo, dans le Bénin contemporain. Loin de l'Afrique figée des contes, les immeubles décrépits en arrière-plan sont les vestiges d'une colonisation bien réelle. Néanmoins, l'aventure est là, merveilleuse et entraînante. Si l'oiseau visé est tombé comme une pierre, impossible de le retrouver, en effet. Et la vieille femme qui s'éloigne semble en savoir long... Elle vit recluse dans une cour, encombrée d'oiseaux multicolores, dont elle est la protectrice. Adénikè a mauvaise réputation. Elle porte malheur, dit-on. Ne mange-t-elle pas les enfants ? Bien su^r, la réalité est tout autre, comme le petit héros de l'album le découvrira avec le lecteur, au terme d'une épopée émouvante mêlant réalisme et envolées magiques.Notes Biographiques : Lauréat du Prix Ahmadou Kourouma 2010 et du prix de la Francophonie de littérature de jeunesse, Florent Couao-Zotti est né en 1964 au Bénin et vit à Cotonou. Enseignant, journaliste, scénariste de bandes dessinées, auteur de romans policiers et pièces de théâtre, cet écrivain protéiforme et talentueux possède une plume frétillante : " On en prend plein les yeux, les oreilles, la langue ; souvent, avec un arraché de sourire ravi. " Son oeuvre est traduite en cinq langues. Jeune illustratrice diplômée de l'excellente école Émile Cohl de Lyon, Alexandra Huard est née à Annecy. Primée à la Foire de Bologne début 2010, elle déploie peu à peu un talent singulier, d'abord remarqué avec La Chose, puis confirmé avec La Chanson de Richard Strauss et Un week-end de repos absolu, ses grands albums peints à la gouache publiés chez Sarbacane. Elle vit à Lyon.
Dans les nouvelles de Florent Couao-Zotti, la rue est le théâtre de toutes les misères, de tous les dangers et de toutes les turpitudes. Les hommes, les femmes et les enfants y sont exposés au pire. Ils y sévissent, ils y survivent, ils y rencontrent l'amour, ils y rencontrent la mort. Dans Ci-gît ma passion, Gaspard, qu'a renié Afy, vit une passion macabre avec celle qui fut sa femme. Prosper Natchaba, dans L'Homme dit fou et la mauvaise foi des hommes, séquestre jalousement une enfant et, en visionnaire, assène des discours prophétiques sur la servitude de l'homme africain. Pour Lysa, en manque de drogues dures, dans L'Avant-jour du paradis, Marc vole et tue afin de lui offrir ce dont elle a tant besoin tandis qu'elle s'offre aux caresses d'un chien. Florent Couao-Zotti en appelle parfois, dans ces textes violents et âpres, au surnaturel pour accentuer la dérive de ses personnages en proie à leurs démons. D'une beauté toute théâtrale, les dix nouvelles qui composent ce recueil marquent un évident renouveau dans les lettres africaines.
Il y a d'abord une miss, belle et longiligne, qu'on retrouve mutilée sur la berge de Cotonou. Il y a ensuite une autre galante, toute aussi irrésistible, qui vient proposer à un homme d'affaires libanais d'échanger de l'argent contre une valise de cocaïne. Il y a enfin un détective privé, contacté par une troisième chérie, qui voudrait un acquéreur pour la même poussière d'ange. Par-dessus le marché, deux flics de la brigade des stupéfiants sont prêts à bousculer les habitudes établies dans la hiérarchie. Ils refusent de faire ami-ami avec les trafiquants et s'engagent dans une course-poursuite contre le principal suspect: Smaïn, l'homme d'affaires. Mais les nuits à Cotonou ont de multiples saveurs, qu'elles proviennent des fantômes teigneux, des amazones ou des populations elles-mêmes. Des gens qui aiment se rendre justice et charcuter au couteau tous ceux qui, dans leurs quartiers, sont surpris en flagrant délit de "pagaille nocturne". Pour eux, personne ne peut leur donner de leçon: si la cour du mouton est sale, ce n'est pas au porc de le dire!
Il y a quelques années, je tombai sur un recueil hilarant : Politiquement correct, de l'Américain James Finn Garner. Dans cette série de contes folkloriques revus et corrigés selon la morale d'Outre-Atlantique, les nains étaient devenus des " verticalement contrariés ", Blanche-Neige avait une âme d'écologiste, la puanteur des trolls était considérée comme un trésor culturel et Boucles d'Or avait pris une saignante revanche sur le pouvoir des mâles. Plein d'admiration, je pensai aussitôt : " Génial ! " L'objet eut un succès planétaire. Quelque temps plus tard, je découvris les joyeux récits de Jean-Pierre Enard à faire rougir les petits chaperons. Fondés, eux aussi, sur un détournement de la tradition, mais sous l'angle exclusivement libertin. Que faire, après ces deux magnifiques inventions ? En forger une troisième, peoplisée et up-to-date : sous forme d'un bref roman, des histoires politiquement correctes (à faire rougir les trois petits cochons), dans la bouche d'un moderne marquis de Sade progressivement contaminé par le style cheum et dégueu de nos écrivains à la mode. Le génie est comme l'ail : plus vous vous y frottez, plus vous embaumez. Ainsi naquirent les Histoires chuchotées à Justine, ravissante Lolita posée sur les genoux du Divin marquis. Yann Rebell.
Ce livre est un document unique sur un fait méconnu de la seconde guerre mondiale : le sort des déportés noirs, africains, antillais et américains, dans les camps de concentration de l'Allemagne hitlérienne. Ravalés au rang de bête, ils étaient sujets à toutes les humiliations, comme ce ressortissant équato-guinéen Carlos Greykey que l'on affubla à Mauthausen d'un costume de la garde royale yougoslave pour servir de boy. Des témoignages hallucinants collectés en Allemagne, en Norvège, en France, en Espagne, en Belgique, en Hollande, aux Etats-Unis et au Sénégal, rappellent avec sobriété de manière accablante, l'horreur sans nom vécue par ces hommes et ces femmes, dont on a tû souvent l'archipel des douleurs.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?