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Ad libros ! Mélanges d'études médiévales offerts à Denise Angers et Joseph-Claude Poulin
Cottier Jean-François ; Gravel Martin ; Rossignol
PU MONTREAL
45,00 €
Épuisé
EAN :9782760622029
Ad libros ! "Aux livres ! ", ce cri attribué à dom Guillaume de Raynald au moment où le feu ravageait la Grande Chartreuse lors de l'incendie de 1371 est à la fois une injonction et un élan que tout médiéviste peut reprendre à son compte : élan du chercheur vers ses sources, injonction du professeur à ses élèves. Ces deux mots latins, qui ont servi de devise à Denise Angers et Joseph-Claude Poulin, forment donc un titre idéal pour des mélanges qui célèbrent ce couple d'humanistes passionnés. Ce mantra est aussi un credo qui explique toute l'importance que Denise Angers et Joseph-Claude Poulin ont accordée dans leur pédagogie à cet aspect de la formation des jeunes médiévistes à Ottawa, à Québec ou à Montréal : cours sur les sources, introduction à la paléographie, à la codicologie ou à l'archéologie médiévale. Les études qui sont réunies dans ce livre rendent hommage à leur irréprochable engagement scientifique, dans un bouquet de contributions qui embrassent l'ensemble du Moyen Age, du VIIIe au XVe siècle - avec une avancée jusqu'en Nouvelle-France -, mais dont le point commun réside dans l'attention aux sources.
Résumé : Voici le Sodoma médiéval. Au XIe siècle, le théologien Pierre Damien écrit au pape pour dénoncer les vices et les turpitudes du clergé. Rome le condamne au silence. Mille ans plus tard, son texte est enfin traduit. Une révélation fracassante sur la longue marche de la tolérance zéro. Mille ans avant les révélations actuelles sur les scandales sexuels au sein du clergé, l'ermite Pierre Damien se fait déjà lanceur d'alerte. Au milieu du XIe siècle, il écrit au pape Léon IX pour dénoncer, dans un rapport détaillé, les dérives des moeurs dans l'Eglise, singulièrement chez les évêques, moines, prêtres, diacres censés incarner l'institution et donner l'exemple. Pour encore plus de clarté il intitule ce réquisitoire Gomorrhe, le pendant de Sodome dans la Bible. Mais son brûlot est ignoré, puis interdit et ne circulera plus que sous le manteau. C'est ce texte, à la fois intransigeant et prophétique mais d'une surprenante actualité, qu'exhume pour la première fois, avec science, Jean-François Cottier. Un texte sidérant, venu du Moyen Age mais conduit à la manière d'un breaking news contemporain.
L'immobilier d'entreprise désigne un métier : celui des professionnels détenant des biens immobiliers afin de les louer et en tirer un revenu. Ce secteur de l'économie offre également aux particuliers de nombreuses opportunités : acquisition de parts ou actions de SCPI, OPCI ou SIIC ou encore de trackers ; investissement direct dans des projets immobiliers dans le cadre du financement participatif. Côté métier, cet ouvrage s'attache au fonctionnement interne de l'immobilier d'entreprise : financement, stratégies, mesures de la performance. Côté investissement, il décrit les principaux produits de placement. Il aborde aussi des thèmes récurrents : l'immobilier protège-t-il de l'inflation ? Comment se forme une bulle immobilière ?
Durant sa vie professionnelle, toute personne se forme de façon plus ou moins volontaire, plus ou moins consciente, en puisant à deux sources : l'hétéroformation et l'autoformation. Dans le cadre des pratiques de soins, l'apprentissage expérientiel revêt une place essentielle pour résoudre les questions qui ne manquent pas de se poser au quotidien face à la réalité complexe des situations qui se présentent dans les établissements de santé. Comment ne pas s'user face au rythme de travail frénétique ? Comment ne pas se démotiver face aux difficultés qui s'amoncèlent, au manque de sens prégnant dans les institutions ? Comment parvenir à investir son rôle propre infirmier, à travailler en pleine autonomie ? Comment rendre son activité stimulante et enrichissante ? L'auteur répond à ces questions en exposant son propre parcours formatif, qui permet de montrer comment il est possible, individuellement, d'accroître ses acquis et ses potentialités sur le lieu d'exercice et, collectivement, d'enrichir son activité en participant notamment à des groupes de travail et de réflexion. L'objectif de ce livre est de révéler que les soignants ont tous en eux le pouvoir d'accéder à plus d'autonomie en considérant leur parcours professionnel telle une démarche d'autoformation existentielle. Il s'agit ainsi d'emprunter, de façon non contrainte, un chemin permettant d'améliorer la connaissance de soi-même, de viser à réaliser ses aspirations profondes, à accroître ses potentialités en cherchant à mieux comprendre son vécu professionnel. La formation tout au long de la vie professionnelle, avec à l'esprit la volonté permanente d'explorer son environnement, de découvrir, de réaliser de nouvelles expériences et de créer au sein même de l'activité favorise ainsi l'accomplissement personnel, la réalisation de soi, le mieux-être, ce qui rejaillira sur la qualité des soins prodigués.
L'activité clinique est une source constante d'apprentissages. Mais les infirmières et les aides-soignantes sont confrontées à des obstacles dans cette démarche de formation permanente du fait, entre autres, des conditions de travail, des difficultés de communication, d'accès aux connaissances et de gestion des émotions, ou du manque de soutien hiérarchique. Il peut en résulter du découragement ou une usure professionnelle. Dans ce contexte, comment mieux comprendre et améliorer sa propre pratique, et vers qui ou quoi se tourner pour bénéficier d'une aide à la fois cognitive, émotionnelle et motivationnelle ? L'auteur montre dans cet ouvrage que, pour prendre soin d'autrui, les soignants ont besoin d'espaces de parole et d'analyse où ils puissent mettre en valeur la façon dont ils soignent leur travail. L'instauration d'une pratique réflexive collective entre pairs tout au long de la vie professionnelle est essentielle. La présentation détaillée de l'expérience d'un groupe de réflexion au sein d'un service de chirurgie, ayant réuni des infirmières et des aides-soignantes, permet de montrer la réalisation concrète d'un apprentissage informel, non académique, en complémentarité des formations initiale et continue. De tels groupes d'analyse de pratique favorisent les échanges et l'exploration de nombreuses pistes de réflexion. Il peut s'agir d'établir des liens entre les savoirs théoriques et les savoirs d'action ; d'articuler les soins au quotidien à un travail d'analyse faisant émerger l'écart entre le rôle prescrit et le rôle réel ; de mettre en évidence les rapports entre le rôle relationnel et le rôle des affects, etc. Ce livre se veut utile à la communauté soignante désireuse d'éclairer ses actions par la réflexivité. Il s'adresse particulièrement aux infirmières et aides-soignantes en exercice, aux formateurs et aux étudiants en soins infirmiers. Soigner son travail, c'est sans cesse l'interroger et chercher à l'améliorer afin de veiller à la qualité des soins au quotidien. Pour renforcer le parcours de professionnalisation, il importe de développer les possibilités d'apprenance et d'autoformation en situation de travail.
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
Les lecteurs d'essais qui n'ont pas peur de la théorie littéraire pointue se plairont à la lecture d'Approches de l'essai, une anthologie de textes théoriques qui se penchent sur ce "genre ambigu où l'analyse rivalise avec l'écriture"." Roland Barthes. "Rassemblées par le professeur François Dumont, ces études tentent de cerner la nature de l'essai, de faire la part de l'art et de la science, de la subjectivité et de la connaissance, dans cette pose d'idées polymorphe, et proposent des définitions et des typologies de ce genre dont la mission consisterait, selon le critique américain R. Lane Kauffmann, à poursuivre "la discussion critique de la culture sur la place publique". Pour les étudiants en littérature, en philosophie et en sciences humaines, pour tous ceux qui se nourrissent de prose d'idées et qui souhaitent le faire en toute lucidité, Approches de l'essai est à mettre au programme." Louis Cornellier, Le Devoir.
En se penchant sur l'histoire des enfants handicapés physiques du Québec, ce livre éclaire un passé méconnu et rend compte des représentations sociales de ces enfants et de l'évolution des divers services qu'on leur a offerts pendant près d'un siècle, entre 1920 et 1990. L'autrice aborde les thèmes de l'assistance, de l'éducation et de la santé en s'appuyant sur un vaste corpus d'archives qui met au jour l'histoire de certaines associations philanthropiques jusqu'ici demeurées dans l'ombre. Des entrevues enrichissent la narration et brossent un portrait inédit de ces enfants dont le statut a été déterminé par une double tension : entre exclusion et intégration, d'une part, et entre médecine et éducation sociale, d'autre part. Ces dynamiques contradictoires révèlent, de façon nuancée et sensible, trois figures de l'enfance handicapée : la victime angélique, l'enfant-citoyen réadapté et le monstre. Comment se construit une norme ? Comment s'expriment les phénomènes de rejet, de ségrégation et d'exclusion dans une société? De quelle façon les mouvements de défense des droits de "l'enfance irrégulière" se sont-ils organisés au Québec ? Autant de questions fondamentales qui intéresseront les étudiants, les professionnels et le grand public ouvert aux questions éthiques et sociales touchant l'enfance et le handicap.
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.