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Cliniques N° 2 : De l'effraction au traumastisme
Costantino Charlotte
ERES
12,50 €
Épuisé
EAN :9782749214641
L'effraction traumatique commence souvent là où les capacités de liaison de l'appareil psychique individuel ou groupal sont débordées, laissant ce dernier dans un état de sidération, d'effroi, de grande détresse... De la brèche à l'invasion débordante, de l'effraction du pare-excitation à sa mise hors-circuit, lorsque psyché et soma sont effractés, désunifiés, désintriqués : comment l'Institution et ses protagonistes font-ils face ? Quel destin pour ce temps suspendu qui ne parvient pas à reprendre son cours ? Que penser de ce moment marqué qui n'arrive plus à s'écouler ? Comment contenir cette surchauffe qui surcharge et submerge les appareils à penser et les dispositifs de soin ? A travers leurs expériences cliniques au sein de structures de soins diverses, les auteurs discutent cette notion et donnent à voir une clinique où il s'agit souvent d'accompagner individu et institution à reprendre le cours de leur histoire après l'arrêt brutal qu'impose le plus souvent la brèche effractante.
Avant que s'inaugure un travail d'élaboration du sens que peut revêtir l'arrivée en institution et des conflits inconscients qui président à ce moment souvent aigu et désordonné, l'institution doit d'abord se faire réceptacle et conteneur des expressions aiguës des personnes " hébergées ", le plus souvent en état de crise, dans une grande déshérence psychique ou somatique, dans une nécessaire mise à l'abri. L'institution qui assure cette fonction d'accueil et de contenance devient le lieu fécond où une conflictualité psychique peut se faire jour, en ce qu'elle permet aux forces en présence de se rencontrer et de se dire sur la scène institutionnelle, afin qu'un travail de transformation puisse s'amorcer. La notion de contenance semble donc constituer un véritable enjeu dans le champ du soin institutionnel. Les dispositifs de soin constituent autant d'espaces propices à recevoir les expressions multiples des personnes accueillies et assurent la continuité de l'enveloppe institutionnelle d'accueil, en même temps, qu'ils focalisent des mouvements antagonistes et conflictuels, individuels et collectifs qui n'auront de cesse de travailler, d'éprouver, de déformer la " membrane " de cette enveloppe conteneur... A travers leurs expériences cliniques au sein de structures de soins diverses, les auteurs qui contribuent à ce numéro montrent l'importance de cette notion dans le cadre du soin institutionnel et comment elle entre en résonance avec d'autres notions porteuses comme celles de différenciation, de rythmicité, d'espace, de temps, d'accueil psychique, d'identification, d'appropriation subjective, de holding institutionnel, de survivance ".
Dans les premiers temps de la vie, la répétition favorise l'accès à la symbolisation, comme dans le jeu de cache-cache ou le jeu de la bobine, où l'enfant éprouve l'alternance entre présence et absence. On conçoit alors combien la répétition donne forme aux événements en leur attribuant peu à peu un sens, comment elle permet de se les figurer, et aussi comment elle peut être une tentative pour reprendre le contrôle de situations traumatiques vécues passivement à l'origine. Mais elle peut aussi être dénuée de tout soubassement fantasmatique. Les acteurs du soin psychique en institution ont fort à faire avec la répétition : répétition des plaintes, des troubles du comportement, des passages à l'acte, addictions, stéréotypies... Comment éviter alors que la répétition ne soit qu'une source de souffrance et d'épuisement pour les patients comme pour les soignants ? Comment l'appréhender pour qu'elle serve plutôt qu'elle ne desserve le travail psychique en institution ?
On entre souvent dans une institution pour y trouver refuge, par peur d'une réalité vécue comme trop effractante, par peur d'une intériorité menaçante, etc. Les institutions de soin qui accueillent les personnes en détresse psychique ont ainsi souvent pour fonction première d'apaiser la peur. Or il n'est pas si facile pour les soignants de percevoir les angoisses inconscientes et archaïques que la peur recèle, angoisses que la parole ne parvient pas toujours à traduire et qui se dissimulent souvent derrière toutes sortes de manifestations par le comportement. En essayant d'être réceptif à son contre-transfert, à ses propres peurs et angoisses, ceux qui ont affaire au soin psychique en institution peuvent tenter de contenir et éventuellement transformer les peurs infantiles qui se cachent derrière les troubles psychiques de l'adulte. Les peurs issues de la nuit des temps prennent toutes les formes des histoires que l'on raconte aux enfants : celles allant du monstre informe dans l'autisme ou la démence, au grand méchant loup des pulsions débridées, en passant par les fantômes de l'abandon et de la mort, ou par le démoniaque violent et haineux. Elles engagent différentes expressions symptomatiques, différents registres, qui recèlent un potentiel de vie psychique à condition d'être racontés et interrogés plutôt que refoulés ou déniés.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Ben Soussan Patrick ; Korff-Sausse Simone ; Nelson
Comment dire l'indicible de cette rencontre fondatrice entre un enfant porteur d'un handicap et ses parents? Comment partager cette expérience impensable, comment l'élaborer, lui donner du sens?Quelles peurs, quelles résistances suscite le handicap? Comment dès lors l'accueillir? Comment aider les parents, les fratries, les familles mais aussi les équipes à faire en sorte que le handicap nommé n'assigne pas le nouveau-né à la différence, ne le condamne pas à être autre, irréductiblement, aux yeux de tous?Pédiatres, psychiatre et psychanalyste proposent ici des élaborations croisées à ces situations surchargées d'affects.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.