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Sémiotique des frontières. Art & littérature
Costantini Michel
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782343042213
La frontière : c'est couramment celle de la géopolitique, mais aussi celle du sens. Cette frontière sémiotique se réalise sur le plan du contenu, dans l'opposition entre vie et mort, nature et culture, homme et femme, humain et inhumain, sain et pathologique, etc., ou sur le plan de l'expression, comme la barrière qui s'installe, tantôt rugueuse et résistante et tantôt accommodante aux glissements et transitions, entre les langues, entre les genres, entre les styles. Des chercheurs en sémiotique, littérature et photographie se penchent ici en un premier défrichage aussi bien sur la stratégie de l'écriture que sur le rôle de la contrainte dans l'élaboration de l'image. Ils privilégient le terrain du passage de frontière(s) : le terme prégnant de leur propos est celui de "confins dont la richesse en ce domaine est d'emblée perceptible, car s'y disent tout à la fois, comme le précisent les dictionnaires, le "passage intermédiaire, la transition (entre deux états, deux situations)", le mouvement vers le bord, la communauté des limites, la jonction comme la séparation du Même et de l'Autre, et encore la proximité du familier et de l'étranger.
Une statue grecque, le Laokoon, une Sainte-Face, un autoportrait de Dürer, une peinture de Malevich : cinq visages auxquels l'auteur fait face. Il regarde des visages, en effet, non, des représentations de visages. Cinq visages, et d'autres qui s'y apparentent, similaires, contraires, ou simplement décalés. Cinq visages, qui signalent une évolution, où s'esquisse donc une histoire, celle du Sujet occidental. Il s'agit bien d'un face à face, littéralement d'un vis-à-vis, mais doublement dissymétrique : l'Autre n'a pas droit de réponse, et l'auteur n'a pas autant de poids que ce qu'il regarde.
Comment les noms et les adjectifs de couleur construisent-ils notre monde coloré ? Peut-on traduire les couleurs d'une culture dans la langue d'une autre culture ? La réflexion sur la couleur permet de reposer les questions premières de l'esthétique : depuis la mise en cause du système de la rhétorique générale qui considérait les colores de l'éloquence, le coloris du peintre et la couleur des timbres pour le musicien comme des équivalents, le texte littéraire a " perdu ses couleurs ", se réduisant au noir de l'encre et au blanc du papier, prenant Homère aveugle pour figure emblématique d'une poésie privée de visualité. Pourtant la modernité ne cesse de contester les cloisonnements entre disciplines (par exemple entre poésie et peinture), de remettre en jeu les règles séculaires (notamment dans la musique), de jouer de ses liens avec les techniques en rapide évolution (photographique, cinéma, etc.), de s'ouvrir à la diversité des cultures (en particulier par le théâtre) : à chaque fois la question de la couleur y joue un rôle central.
Costantini Michel ; Graziani Françoise ; Rolet Sté
Et si l'art avait le pouvoir de philosopher, ou plutôt de concurrencer la sagesse poétique, qui parle par énigme et demande à être déchiffrée! Tel est le postulat exposé par les recueils de "descriptions" de peintures et de statues composés aux IIIe et IVe siècles par les rhéteurs grecs Philostrate et Callistrate, considérés comme les plus représentatifs de la Seconde Sophistique. Les artistes et poètes de la Renaissance y ont trouvé mis en seine les rapports complexés entre parole et image, et ont exploré en les lisant toute la richesse des notions de signe, de représentation et de composition dans l'espace. Les études ici réunies interrogent à leur tour ces recueils, à partir des points de vue croisés de la littérature, de la philologie, de l'archéologie, de l'iconologie, de la philosophie et de la sémiotique. L'unique traduction française des Ecphraseis de Callistrate par Blaise de Vigenère (1597) est, en complément, rééditée ici pour la première fois.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.