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La Licorne N° 75, Janvier-Juin 2006 : Le défi de l'art Philostrate, Callistrate et l'image sophistiq
Costantini Michel ; Graziani Françoise ; Rolet Sté
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753502574
Et si l'art avait le pouvoir de philosopher, ou plutôt de concurrencer la sagesse poétique, qui parle par énigme et demande à être déchiffrée! Tel est le postulat exposé par les recueils de "descriptions" de peintures et de statues composés aux IIIe et IVe siècles par les rhéteurs grecs Philostrate et Callistrate, considérés comme les plus représentatifs de la Seconde Sophistique. Les artistes et poètes de la Renaissance y ont trouvé mis en seine les rapports complexés entre parole et image, et ont exploré en les lisant toute la richesse des notions de signe, de représentation et de composition dans l'espace. Les études ici réunies interrogent à leur tour ces recueils, à partir des points de vue croisés de la littérature, de la philologie, de l'archéologie, de l'iconologie, de la philosophie et de la sémiotique. L'unique traduction française des Ecphraseis de Callistrate par Blaise de Vigenère (1597) est, en complément, rééditée ici pour la première fois.
Résumé : La frontière : c'est couramment celle de la géopolitique, mais aussi celle du sens. Cette frontière sémiotique se réalise sur le plan du contenu, dans l'opposition entre vie et mort, nature et culture, homme et femme, humain et inhumain, sain et pathologique, etc., ou sur le plan de l'expression, comme la barrière qui s'installe, tantôt rugueuse et résistante et tantôt accommodante aux glissements et transitions, entre les langues, entre les genres, entre les styles. Des chercheurs en sémiotique, littérature et photographie se penchent ici en un premier défrichage aussi bien sur la stratégie de l'écriture que sur le rôle de la contrainte dans l'élaboration de l'image. Ils privilégient le terrain du passage de frontière(s) : le terme prégnant de leur propos est celui de "confins dont la richesse en ce domaine est d'emblée perceptible, car s'y disent tout à la fois, comme le précisent les dictionnaires, le "passage intermédiaire, la transition (entre deux états, deux situations)", le mouvement vers le bord, la communauté des limites, la jonction comme la séparation du Même et de l'Autre, et encore la proximité du familier et de l'étranger.
Comment les noms et les adjectifs de couleur construisent-ils notre monde coloré ? Peut-on traduire les couleurs d'une culture dans la langue d'une autre culture ? La réflexion sur la couleur permet de reposer les questions premières de l'esthétique : depuis la mise en cause du système de la rhétorique générale qui considérait les colores de l'éloquence, le coloris du peintre et la couleur des timbres pour le musicien comme des équivalents, le texte littéraire a " perdu ses couleurs ", se réduisant au noir de l'encre et au blanc du papier, prenant Homère aveugle pour figure emblématique d'une poésie privée de visualité. Pourtant la modernité ne cesse de contester les cloisonnements entre disciplines (par exemple entre poésie et peinture), de remettre en jeu les règles séculaires (notamment dans la musique), de jouer de ses liens avec les techniques en rapide évolution (photographique, cinéma, etc.), de s'ouvrir à la diversité des cultures (en particulier par le théâtre) : à chaque fois la question de la couleur y joue un rôle central.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.