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Ecce Femina
Constantini Michèle
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296032576
La femme en son image, les femmes en leurs images ? Multipliant les angles de vue sur la question, les auteur(e)s - universitaires historien(ne)s de l'art, plasticien(ne)s, philosophes, sémioticiens, psychanalystes ou spécialistes de littérature - s'emploient à cerner cet être paradoxalement presque invisible ou irreprésentable, et pourtant si souvent représenté et donné à voir, qu'est la Femme.Qui plus est fascinante voire pétrifiante : femme dominatrice, séductrice, mortifère des films muets, avatars de Médée et de Méduse dans la peinture, Augustine à la Salpetrière parangon et modèle théorique de l'hystérie, et encore la femme en situation coloniale, odalisque à qui l'on refuse le regard, mais qui se fait maîtresse, dans la violence de la guerre, de l'image de son corps.Femme animale et femme idéale parcourent l'histoire des représentations en enchaînant les ambiguïtés : de la déesse mère à la femme-objet, de Phryné - image de la beauté pure - et Galatée - image de la force du désir -, à l'échographie commerciale ou aux performances de femmes des dernières décennies, l'être femme est ici entraperçu, suggéré ou disséqué, exhibé ou contourné en un flot multiforme d'images que les auteur(e)s s'essaient à déchiffrer.
La sémiotique visuelle intéresse tous ceux qui réfléchissent sur le cinéma, la télévision, les arts plastiques, thèmes qui dominent dans ses approches, devançant la publicité, la photo, la bande dessinée, mais aussi le vêtement, le corps, les spectacles naturels. Mais la désormais forte présence, y compris institutionnelle, de la discipline ne saurait masquer une profonde hétérogénéité, dans les fondements théoriques, dans la variété des corpus, comme dans les affiliations institutionnelles de la recherche ou de l'enseignement (des écoles de design aux études de communication, des facultés d'art à celles de lettres). En dépit de ce caractère protéiforme pour ne pas dire hétéroclite, la sémiotique visuelle, en soulignant l'importance du canal de transmission qui impose des contraintes à la production, la circulation et la réception des signes et des énoncés, en insistant sur la corporéité des signes (le sens émergeant de l'expérience), en mettant en évidence les potentialités de la vision dans les faits de polysensorialité et de syncrétisme, un des terrains les plus féconds de la recherche contemporaine, en disant en somme l'impact des sens sur la production du sens, débouche nécessairement sur une analyse des pratiques sociales, cousinant avec la sociologie et l'anthropologie.
Sur le chemin de nos vies s'inscrivent les signes qui, dans la communication, nous unissent et nous distinguent, tout comme, dans les systèmes qu'ils forment, ils sont distingués entre eux jusqu'à l'écart rédhibitoire parfois, et, en même temps, liés entre eux jusque, parfois, au flou, voire à l'abolition de la frontière. Les quatre parties de cet ouvrage collectif (Voyages du discours, Passage des arts, Transgéographiques, Frontaliers imaginaires) s'attachent à borner divers espaces, où s'investissent ces blocs porteurs de sens, et à appréhender les voies de passage et les seuils qu'ils empruntent d'un espace à l'autre, créant des entités sémantiques souvent inattendues. Ce premier volume pose des questions : comment les discours voyagent-ils, comment supportent-ils ces translations et ces transferts — telle chanson sur le vin grec qui s'en va migrant de l'Atlantique à l'Oural, tel humour typique qui s'expatrie ? De ces phénomènes de désémantisation et de resémantisation à l'oeuvre dans ces déplacements, que peut dire la théorie ? Comment les arts organisent-ils les transbordements de l'un à l'autre, comment jouent-ils de la distance, entre éloignement et proximité, pour nous faire passer du flou au net, de la perception à la signification, de l'écriture à la peinture (et réciproquement) ? Comment ces transferts nous aident-ils à penser le décalage et la réinterprétation ? Le second volume reviendra sur les diverses spatialités diversement signifiantes, qui, d'être regardées de points de vue différents, font varier frontières et territoires, langues et symboliques, et sur ces passages qui se jouent dans l'imaginaire, où se construisent et se détruisent, se contournent ou s'abolissent les frontières. Au XXIe siècle, la dernière frontière est celle qui relègue l'humanisme à l'arrière et postule devant le monde de la post-humanité : plutôt que réalité en marche, le transhumanisme est une sorte d'imaginaire frontalier et de conquête de l'outre-frontière qui relève de l'utopie ou de la dystopie, au choix.
Résumé : La frontière : c'est couramment celle de la géopolitique, mais aussi celle du sens. Cette frontière sémiotique se réalise sur le plan du contenu, dans l'opposition entre vie et mort, nature et culture, homme et femme, humain et inhumain, sain et pathologique, etc., ou sur le plan de l'expression, comme la barrière qui s'installe, tantôt rugueuse et résistante et tantôt accommodante aux glissements et transitions, entre les langues, entre les genres, entre les styles. Des chercheurs en sémiotique, littérature et photographie se penchent ici en un premier défrichage aussi bien sur la stratégie de l'écriture que sur le rôle de la contrainte dans l'élaboration de l'image. Ils privilégient le terrain du passage de frontière(s) : le terme prégnant de leur propos est celui de "confins dont la richesse en ce domaine est d'emblée perceptible, car s'y disent tout à la fois, comme le précisent les dictionnaires, le "passage intermédiaire, la transition (entre deux états, deux situations)", le mouvement vers le bord, la communauté des limites, la jonction comme la séparation du Même et de l'Autre, et encore la proximité du familier et de l'étranger.
L'anecdotique peut jouer un rôle déterminant dans la compréhension historique et sémiotique d'un ensemble d'événements et de comportements, agissant notamment comme une sorte de clef d'accès à un système culturel. Ici, l'accumulation des anecdotes ou l'enchaînement de " petits faits " sont considérés sous l'angle privilégié du déplacement des artistes à travers l'Europe entière, de Londres à Saint-Pétersbourg, de la Suède à la Sicile, et dessinent un parcours européen de l'art autour de trois pôles fondamentaux, Dresde. Rome et Paris. Par un tel biais, cet essai vise à éclairer la transformation du système pictural entre 1750 et 1820, en posant quelques noeuds, quelques nouements et dénouements de la diachronie, en suivant des figures plus ou moins connues telles que Mengs, les deux Tiepolo, Vien. Peyron, Canova, David, Fleury Richard ou encore Bonington.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.