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La forme dialogue chez Platon. Evolution et réceptions
Cossutta Frédéric ; Narcy Michel
MILLON
24,75 €
Épuisé
EAN :9782841371105
Utilisant de nouveaux outils d'analyse, les études platoniciennes contemporaines cherchent dans tout ce qui accompagne le contenu explicite d'une ?uvre - tout ce qui est suggéré de façon oblique, les situations, l'atmosphère, les digressions, les réticences... - des indications sur ce que l'auteur, soit veut communiquer, soit communique réellement. Ce fait si simple et en même temps énigmatique, connu de tout temps, à savoir que la philosophie de Platon ne nous est accessible que par ses dialogues, constitue l'un de ces traits par lesquels tout énoncé philosophique émis par Platon se trouve inévitablement modalisé. L'attention à la forme dialogue, telle qu'elle est thématisée ici, c'est donc la prise en compte, pour mieux entendre Platon, de tous les aspects " para-énonciatifs " de ses dialogues ; de tout ce qui fait le sens, non seulement des énoncés théoriques prêtés à tel ou tel personnage, mais de leur ensemble, de l'échange en tant que tel (entre les personnages, entre l'auteur et le lecteur), et de la stratégie platonicienne pour faire de la réception de son ?uvre une expérience (y compris émotive) pour son lecteur.
Résumé : Bergson était sensible à la question de l'écriture philosophique. En effet, il rapportait les systèmes des philosophes à une intuition cristallisée sous la forme d'une image médiatrice. Il était également lui-même soucieux d'écrire dans une langue à la fois claire, précise et riche, susceptible de traduire au mieux l'expérience de la durée pure que les sédimentations déposées par l'habitude empêchent de percevoir et que le langage stérile de la spéculation métaphysique empêche d'exprimer. Aussi cet ouvrage propose-t-il d'aborder la lecture de la philosophie de Bergson, par l'analyse des propriétés discursives de son texte. Ce travail a été conduit sur " Le possible et le réel " dans le cadre du " Groupe de recherche sur l'analyse du discours philosophique " réuni au Collège international de philosophie. Des philosophes, des linguistes et spécialistes de l'analyse textuelle ont joint leurs efforts, discuté leurs méthodes, confronté leurs approches en s'attachant à une lecture détaillée et suivie de ce texte célèbre. Pour plus de commodité, nous proposons une reproduction de cet extrait de La pensée et le mouvant conforme à l'édition de référence. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage ne retranscrivent pas ce travail collectif mais sont le fruit de la réflexion personnelle de leurs auteurs. Chacun, sous des angles divers qui traduisent ses perspectives théoriques, en privilégiant tel ou tel aspect du texte, examine pourtant une même question : par quels procédés discursifs Bergson tente-t-il de résoudre les paradoxes pragmatiques liés au rapport particulier qu'entretient sa doctrine avec ses conditions d'expression ? Le choix d'un genre, le privilège accordé aux formes d'énonciation en première personne, l'utilisation d'images, de gloses, sont autant de procédés qui lui permettent de " formuler l'informulable " et d'inscrire le texte dans l'horizon plus général d'une ?uvre qui se présente dès lors comme " création d'imprévisible nouveauté ". Ainsi, cette approche plurielle est l'occasion de mettre à l'épreuve les questions méthodologiques posées par l'analyse du discours philosophique, et offre au lecteur soucieux de précisions les instruments d'une lecture philosophique personnelle.
Résumé : Les auteurs de cet ouvrage (J.F. Bordron, A. Bouvier, C. Giolito, D. Maingueneau, F. Cossutta) viennent d'horizons différents (sémiotique, sociologie cognitive, histoire de la philosophie, analyse du discours), mais ont en commun le souci de ne pas réduire les ?uvres philosophiques à leurs seules structures doctrinales, et prennent en considération leurs dimensions spécifiquement langagières et discursives. Ils s'interrogent sur la nature de l'argumentation philosophique, et proposent des modèles théoriques permettant de relier les contraintes qu'une doctrine se donne dans la recherche de sa légitimité avec les formes expressives présidant à leur mise en ?uvre. Le cartésianisme offre à ce titre un exemple particulièrement éclairant, puisqu'il prétend refuser le recours aux figures de rhétorique comme aux procédés scolastiques, et veut élaborer les formes d'expressions qui garantissent simultanément la véracité et la communicabilité de son propos. En étudiant la langue, les modes d'exposition, les genres, les formes énonciatives et narratives adoptées par Descartes dans ses écrits, les contributions ici réunies montrent que sous la clarté revendiquée d'une langue qui se voudrait celle de la raison même, s'opère un travail discursif complexe . Le philosophe doit en effet simultanément dire au plus près et au plus juste ce qu'exige l'enchaînement nécessaire des raisons, et composer avec les reformulations ou les voix multiples qu'imposent la conversion du lecteur et les stratégies d'institution de la doctrine. Ce travail dans l'ordre du discours n'est pas dissociable de l'effort consentit pour philosopher, et c'est le mérite d'une théorie de l'argumentation philosophique de montrer comment une pensée fait ?uvre.
Réunissant dans une perspective interdisciplinaire les contributions de philosophes et de spécialistes d'analyse du discours, ce volume propose quelques pistes pour l'étude du dialogue philosophique considéré comme un genre textuel. Une philosophie ne saurait être comprise sans référence aux lieux et aux conditions de sa textualisation, aux formes du discours qui la mettent en ?uvre, aux genres qu'elle emprunte à la littérature, aux discours religieux, juridique, scientifique. Le dialogue philosophique est à ce titre exemplaire : son usage constant, comme pratique orale codifiée ou genre textuel (on connaît son rôle dans la philosophie antique depuis Platon, et son retour en force dans la culture de la Renaissance), en fait un objet d'étude quantitativement significatif, susceptible de donner lieu à des comparaisons, voire à certaines généralisations. Ce recueil souhaite favoriser une réflexion sur sa nature et ses fonctions, sur les méthodes d'investigation qui permettent d'en rendre compte en proposant des études de cas exemplaires chez des auteurs variés (Platon, Galilée, Descartes, Leibniz, Hume, Shaftesbury, Diderot) ou dans une période, un mouvement caractéristique : La Renaissance, le Libertinage érudit aux XVlle siècle.
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.