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Le dialogue : introduction à un genre philosophique
Cossutta Frédéric
PU SEPTENTRION
22,00 €
Épuisé
EAN :9782859398361
Réunissant dans une perspective interdisciplinaire les contributions de philosophes et de spécialistes d'analyse du discours, ce volume propose quelques pistes pour l'étude du dialogue philosophique considéré comme un genre textuel. Une philosophie ne saurait être comprise sans référence aux lieux et aux conditions de sa textualisation, aux formes du discours qui la mettent en ?uvre, aux genres qu'elle emprunte à la littérature, aux discours religieux, juridique, scientifique. Le dialogue philosophique est à ce titre exemplaire : son usage constant, comme pratique orale codifiée ou genre textuel (on connaît son rôle dans la philosophie antique depuis Platon, et son retour en force dans la culture de la Renaissance), en fait un objet d'étude quantitativement significatif, susceptible de donner lieu à des comparaisons, voire à certaines généralisations. Ce recueil souhaite favoriser une réflexion sur sa nature et ses fonctions, sur les méthodes d'investigation qui permettent d'en rendre compte en proposant des études de cas exemplaires chez des auteurs variés (Platon, Galilée, Descartes, Leibniz, Hume, Shaftesbury, Diderot) ou dans une période, un mouvement caractéristique : La Renaissance, le Libertinage érudit aux XVlle siècle.
Une épreuve très périlleuse si l'on n'est pas bien préparé à sa technique et à son esprit! Un exercice moins risqué que la dissertation et très "rentable" si on connaît la méthode!! Rappel officiel: "L'élève doit exercer son esprit critique en rendant compte de la façon dont le texte répond à une interrogation philosophique directement liée à la liste des notions du programme, sans que soit exigible la connaissance de la doctrine de l'auteur." Avec ce petit livre, donnez-vous tous les moyens de réussir l'épreuve! Comment réagir face au sujet. Les techniques à utiliser. Les pièges à éviter. Comment rédiger. Fort d'une riche expérience d'enseignant en terminale dans toutes les sections (générales et technologiques), ainsi qu'en classes préparatoires aux grandes écoles, Frédéric Cossutta met ici à la portée de tous les élèves des clés de réussite que personne ne possède spontanément. Il vous aidera aussi à devenir un lecteur actif et critique, capable de penser par lui-même à partir des grands auteurs. Biographie de l'auteur Frédéric Cossutta est normalien, professeur agrégé de philosophie, docteur d'Etat ès lettres, ancien directeur de programme ou Collège international de philosophie. Il a fondé en 1993 le Groupe de recherche sur l'analyse du discours philosophique.
Résumé : Bergson était sensible à la question de l'écriture philosophique. En effet, il rapportait les systèmes des philosophes à une intuition cristallisée sous la forme d'une image médiatrice. Il était également lui-même soucieux d'écrire dans une langue à la fois claire, précise et riche, susceptible de traduire au mieux l'expérience de la durée pure que les sédimentations déposées par l'habitude empêchent de percevoir et que le langage stérile de la spéculation métaphysique empêche d'exprimer. Aussi cet ouvrage propose-t-il d'aborder la lecture de la philosophie de Bergson, par l'analyse des propriétés discursives de son texte. Ce travail a été conduit sur " Le possible et le réel " dans le cadre du " Groupe de recherche sur l'analyse du discours philosophique " réuni au Collège international de philosophie. Des philosophes, des linguistes et spécialistes de l'analyse textuelle ont joint leurs efforts, discuté leurs méthodes, confronté leurs approches en s'attachant à une lecture détaillée et suivie de ce texte célèbre. Pour plus de commodité, nous proposons une reproduction de cet extrait de La pensée et le mouvant conforme à l'édition de référence. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage ne retranscrivent pas ce travail collectif mais sont le fruit de la réflexion personnelle de leurs auteurs. Chacun, sous des angles divers qui traduisent ses perspectives théoriques, en privilégiant tel ou tel aspect du texte, examine pourtant une même question : par quels procédés discursifs Bergson tente-t-il de résoudre les paradoxes pragmatiques liés au rapport particulier qu'entretient sa doctrine avec ses conditions d'expression ? Le choix d'un genre, le privilège accordé aux formes d'énonciation en première personne, l'utilisation d'images, de gloses, sont autant de procédés qui lui permettent de " formuler l'informulable " et d'inscrire le texte dans l'horizon plus général d'une ?uvre qui se présente dès lors comme " création d'imprévisible nouveauté ". Ainsi, cette approche plurielle est l'occasion de mettre à l'épreuve les questions méthodologiques posées par l'analyse du discours philosophique, et offre au lecteur soucieux de précisions les instruments d'une lecture philosophique personnelle.
Résumé : Les auteurs de cet ouvrage (J.F. Bordron, A. Bouvier, C. Giolito, D. Maingueneau, F. Cossutta) viennent d'horizons différents (sémiotique, sociologie cognitive, histoire de la philosophie, analyse du discours), mais ont en commun le souci de ne pas réduire les ?uvres philosophiques à leurs seules structures doctrinales, et prennent en considération leurs dimensions spécifiquement langagières et discursives. Ils s'interrogent sur la nature de l'argumentation philosophique, et proposent des modèles théoriques permettant de relier les contraintes qu'une doctrine se donne dans la recherche de sa légitimité avec les formes expressives présidant à leur mise en ?uvre. Le cartésianisme offre à ce titre un exemple particulièrement éclairant, puisqu'il prétend refuser le recours aux figures de rhétorique comme aux procédés scolastiques, et veut élaborer les formes d'expressions qui garantissent simultanément la véracité et la communicabilité de son propos. En étudiant la langue, les modes d'exposition, les genres, les formes énonciatives et narratives adoptées par Descartes dans ses écrits, les contributions ici réunies montrent que sous la clarté revendiquée d'une langue qui se voudrait celle de la raison même, s'opère un travail discursif complexe . Le philosophe doit en effet simultanément dire au plus près et au plus juste ce qu'exige l'enchaînement nécessaire des raisons, et composer avec les reformulations ou les voix multiples qu'imposent la conversion du lecteur et les stratégies d'institution de la doctrine. Ce travail dans l'ordre du discours n'est pas dissociable de l'effort consentit pour philosopher, et c'est le mérite d'une théorie de l'argumentation philosophique de montrer comment une pensée fait ?uvre.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.