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LIRE BERGSON. "Le possible et le réel"
Cossutta Frédéric
PUF
15,15 €
Épuisé
EAN :9782130493389
Bergson était sensible à la question de l'écriture philosophique. En effet, il rapportait les systèmes des philosophes à une intuition cristallisée sous la forme d'une image médiatrice. Il était également lui-même soucieux d'écrire dans une langue à la fois claire, précise et riche, susceptible de traduire au mieux l'expérience de la durée pure que les sédimentations déposées par l'habitude empêchent de percevoir et que le langage stérile de la spéculation métaphysique empêche d'exprimer. Aussi cet ouvrage propose-t-il d'aborder la lecture de la philosophie de Bergson, par l'analyse des propriétés discursives de son texte. Ce travail a été conduit sur " Le possible et le réel " dans le cadre du " Groupe de recherche sur l'analyse du discours philosophique " réuni au Collège international de philosophie. Des philosophes, des linguistes et spécialistes de l'analyse textuelle ont joint leurs efforts, discuté leurs méthodes, confronté leurs approches en s'attachant à une lecture détaillée et suivie de ce texte célèbre. Pour plus de commodité, nous proposons une reproduction de cet extrait de La pensée et le mouvant conforme à l'édition de référence. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage ne retranscrivent pas ce travail collectif mais sont le fruit de la réflexion personnelle de leurs auteurs. Chacun, sous des angles divers qui traduisent ses perspectives théoriques, en privilégiant tel ou tel aspect du texte, examine pourtant une même question : par quels procédés discursifs Bergson tente-t-il de résoudre les paradoxes pragmatiques liés au rapport particulier qu'entretient sa doctrine avec ses conditions d'expression ? Le choix d'un genre, le privilège accordé aux formes d'énonciation en première personne, l'utilisation d'images, de gloses, sont autant de procédés qui lui permettent de " formuler l'informulable " et d'inscrire le texte dans l'horizon plus général d'une ?uvre qui se présente dès lors comme " création d'imprévisible nouveauté ". Ainsi, cette approche plurielle est l'occasion de mettre à l'épreuve les questions méthodologiques posées par l'analyse du discours philosophique, et offre au lecteur soucieux de précisions les instruments d'une lecture philosophique personnelle.
Résumé : Les auteurs de cet ouvrage (J.F. Bordron, A. Bouvier, C. Giolito, D. Maingueneau, F. Cossutta) viennent d'horizons différents (sémiotique, sociologie cognitive, histoire de la philosophie, analyse du discours), mais ont en commun le souci de ne pas réduire les ?uvres philosophiques à leurs seules structures doctrinales, et prennent en considération leurs dimensions spécifiquement langagières et discursives. Ils s'interrogent sur la nature de l'argumentation philosophique, et proposent des modèles théoriques permettant de relier les contraintes qu'une doctrine se donne dans la recherche de sa légitimité avec les formes expressives présidant à leur mise en ?uvre. Le cartésianisme offre à ce titre un exemple particulièrement éclairant, puisqu'il prétend refuser le recours aux figures de rhétorique comme aux procédés scolastiques, et veut élaborer les formes d'expressions qui garantissent simultanément la véracité et la communicabilité de son propos. En étudiant la langue, les modes d'exposition, les genres, les formes énonciatives et narratives adoptées par Descartes dans ses écrits, les contributions ici réunies montrent que sous la clarté revendiquée d'une langue qui se voudrait celle de la raison même, s'opère un travail discursif complexe . Le philosophe doit en effet simultanément dire au plus près et au plus juste ce qu'exige l'enchaînement nécessaire des raisons, et composer avec les reformulations ou les voix multiples qu'imposent la conversion du lecteur et les stratégies d'institution de la doctrine. Ce travail dans l'ordre du discours n'est pas dissociable de l'effort consentit pour philosopher, et c'est le mérite d'une théorie de l'argumentation philosophique de montrer comment une pensée fait ?uvre.
Utilisant de nouveaux outils d'analyse, les études platoniciennes contemporaines cherchent dans tout ce qui accompagne le contenu explicite d'une ?uvre - tout ce qui est suggéré de façon oblique, les situations, l'atmosphère, les digressions, les réticences... - des indications sur ce que l'auteur, soit veut communiquer, soit communique réellement. Ce fait si simple et en même temps énigmatique, connu de tout temps, à savoir que la philosophie de Platon ne nous est accessible que par ses dialogues, constitue l'un de ces traits par lesquels tout énoncé philosophique émis par Platon se trouve inévitablement modalisé. L'attention à la forme dialogue, telle qu'elle est thématisée ici, c'est donc la prise en compte, pour mieux entendre Platon, de tous les aspects " para-énonciatifs " de ses dialogues ; de tout ce qui fait le sens, non seulement des énoncés théoriques prêtés à tel ou tel personnage, mais de leur ensemble, de l'échange en tant que tel (entre les personnages, entre l'auteur et le lecteur), et de la stratégie platonicienne pour faire de la réception de son ?uvre une expérience (y compris émotive) pour son lecteur.
Une épreuve très périlleuse si l'on n'est pas bien préparé à sa technique et à son esprit! Un exercice moins risqué que la dissertation et très "rentable" si on connaît la méthode!! Rappel officiel: "L'élève doit exercer son esprit critique en rendant compte de la façon dont le texte répond à une interrogation philosophique directement liée à la liste des notions du programme, sans que soit exigible la connaissance de la doctrine de l'auteur." Avec ce petit livre, donnez-vous tous les moyens de réussir l'épreuve! Comment réagir face au sujet. Les techniques à utiliser. Les pièges à éviter. Comment rédiger. Fort d'une riche expérience d'enseignant en terminale dans toutes les sections (générales et technologiques), ainsi qu'en classes préparatoires aux grandes écoles, Frédéric Cossutta met ici à la portée de tous les élèves des clés de réussite que personne ne possède spontanément. Il vous aidera aussi à devenir un lecteur actif et critique, capable de penser par lui-même à partir des grands auteurs. Biographie de l'auteur Frédéric Cossutta est normalien, professeur agrégé de philosophie, docteur d'Etat ès lettres, ancien directeur de programme ou Collège international de philosophie. Il a fondé en 1993 le Groupe de recherche sur l'analyse du discours philosophique.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.